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Pensez-y !

Même un verre de vin par jour c'est trop pour certains cancers

 

La Société américaine de cancérologie (Asco) a récemment signalé que le risque de développer certains cancers augmente à partir de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour. Cela correspond à un verre de vin quotidien.

Il semble donc que, contrairement à une idée reçue, un niveau modéré de consommation peut avoir des conséquences sur la santé.

Pour le comité de prévention des cancers cela ne semble pas faire de doute. Si les plus grands risques sont concentrés sur personnes qui boivent beaucoup ou modérément, même à des petites consommations, certains risques de cancers persistent.

L’organisme américain signale un risque accru avec des consommations faibles, de 10 grammes d’alcool consommé chaque jour, pour des cancers de l’œsophage (+ 30%), de l’oropharynx (+ 17%) ou du sein (+ 5%).

Dans le cas des cancers du sein, les auteurs précisent même que l’augmentation est de 5 % avant la ménopause et 9 % après.

En revanche, les chercheurs ne retrouvent pas d’augmentation du risque de cancer colorectal, du foie ou du larynx, à ces niveaux de consommation faible.

Rappelons que 10 g d’alcool correspondent à 2,5 cl de pastis ou de whisky (40°) mais aussi à 25 cl de bière à 5° (un demi) ou 10 cl de vin à 12° (verre ballon).

 

Photos Phovoir

 

Zéro alcool pendant la grossesse

La prévention en matière d'alcool est particulièrement importante au moment de la grossesse.

 "Vous buvez un peu, il boit beaucoup" était le message de la dernière campagne de Santé Publique France.

En cas de besoin retenez le numéro de téléphone d'Alcool Info Service : 0 980 980 930

 

 


En effet on pourrait croire le message bien connu, mais une étude BVA de mai 2017, menée pour Santé publique France sur un échantillon représentatif de 1004 personnes nous enseigne que plus d’une personne sur deux pense encore qu’il existe des consommations d’alcool sans risque pendant la grossesse.


Avec 8 questions simples que toutes et tous peuvent se poser sur la grossesse et l’alcool et ce conseil simple à l’entourage : évitez les tentations. Ce conseil vaut aussi pour toute personne qui ne souhaite pas boire d’alcool, évitez les questions inutiles sur la consommation et arrêtez cette tradition bien française du « juste un verre, ça peut pas faire de mal... ». Si, surtout au futur bébé !

 

 

 

 

Le reste à charge zéro

Soins dentaires, lunettes, prothèses auditives : un panier de soins remboursé à 100%.

 

Un enjeu majeur


En France, 6 millions souffrent de difficulté d'audition. Faute de soins, ces difficultés peuvent provoquer une désocialisation, notamment chez les personnes âgées.
Le taux de renoncement aux soins dentaires est de 16,8%. Ce manque de soins peut avoir des conséquences néfastes sur la vie professionnelle et sociale des français.

 

Une ambition sanitaire et sociale 

Ce projet porte ainsi une double ambition à la fois sanitaire et sociale, prévenant la désinsertion sociale autant que la lutte contre le renoncement aux soins pour des raisons financières .

 

 

Concrètement, que signifie la réforme ?


Le Gouvernement  a proposé un ensemble de prestations de soins (panier de soins) pour les soins dentaires, optiques ainsi que les aides auditives. Ce panier de soins est composé d’équipements de qualité, tout permettant de préserver une liberté de choix.

Optique : Basé sur 17 modèles différents de montures adultes, le panier de soins comprend des équipements de qualité, tant par leur esthétique (amincissement) que par leur performance technique (verres anti-rayures, verres anti-reflet)

Dentaire : Le panier de soins couvre un large choix de prothèses fixes ou mobiles, avec des matériaux dont la qualité esthétique est adaptée à la localisation de la dent.

Aides Auditives : La réforme permettra un accès à des équipements de qualité pour le patient, dès 2021.

 

 

Le calendrier de la réforme


Cette réforme se mettra en place en moins de 3 ans : chaque année des améliorations seront apportées.
Elle sera complètement en place le 1er janvier 2021.

 

Source Ministère des Solidarités et de la Santé

 

La consommation mondiale d'antibiotiques toujours en augmentation

 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pense que la hausse de la consommation mondiale d’antibiotiques fait peser des menaces majeures à la santé mondiale. En effet, ce phénomène est sans aucun doute à l’origine du développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.

 

 

La consommation mondiale d’antibiotiques a augmenté de 65% entre 2000 et 2015, selon une étude publiée en mars dernier. Or, plus nous nous soignons en utilisant des antibiotiques, plus les bactéries développent des stratégies de résistance à ceux-ci. Par voie de conséquence, il devient de plus en  plus difficile de soigner certaines infections. C’est donc jugé vraiment inquiétant par de nombreux chercheurs. L’OMS parle même de graves menaces pour la santé.

 

Dans les 76 pays à travers le monde étudiés, la consommation d’antibiotiques est passée de 21,1 milliards de doses quotidiennes à 34,8 milliards de doses. La consommation d’antibiotiques a particulièrement augmenté dans les pays à revenu faible ou moyen. Ainsi, elle a doublé en 16 ans en Inde, augmenté de 79 % en Chine et de 65% au Pakistan. La France, quant à elle, est classée 8e plus grosse consommatrice d’antibiotiques au monde.

 

Sans changement politique, la consommation d’antibiotiques en 2030 sera 200% plus importante qu’en 2015. On sait par ailleurs que la résistance des bactéries aux antibiotiques est responsable de 700 000 morts par an dans le monde.

 

Il est donc urgent de réduire les taux de consommation d’antibiotiques dans les pays à haut revenu et de ralentir le taux de croissance de la consommation dans les pays à revenu faible.

 

Photo Phovoir

 

Prévention, encore un effort

Les habitudes des Européens en matière de prévention santé : les Français souhaitent être mieux informés

 

À l’occasion des Rencontres Prévention Santé du 15 mai 2018, la Fondation d’entreprise Ramsay Générale de Santé dévoile le 12 juin les résultats d’une étude sur les habitudes des Européens* et des Canadiens en matière de prévention santé. Un sujet au cœur de la stratégie du Ministère des Solidarités et de la Santé qui a lancé le 26 mars dernier les 25 mesures phares de sa politique de prévention pour permettre aux Français de rester en bonne santé tout au long de leur vie.

 

Parmi les principaux enseignements de cette étude :

  • Les Français sont déjà très sensibilisés à la question de la prévention de leur santé : 81 % s’y disent « attentifs » et 28 % « très attentifs », devant l’ensemble des autres pays interrogés

  • En revanche le niveau d’information des Français mériterait d’être amélioré : seulement 1 Français sur 10 pense être « très bien informé », plaçant le pays loin derrière ses homologues européens et canadiens

  • 30 % des Français n’appliquent pas les « bons » comportements de prévention santé, contrairement aux autres pays qui ont tendance à adopter de meilleures pratiques

  • La prévention santé n’est perçue comme « prioritaire » dans la politique de santé nationale que par 40 % des français, encore une fois en dernière place de ce sondage ; dès lors les Français attendent un rôle plus actif des pouvoirs publics, notamment par le biais de campagnes d’informations plus nombreuses et mieux faites 


 

Source et infographie Ramsay Générale de santé

 

Les bienfaits de l'allaitement maternel

 

Cela ne fait pas la une des journaux, pourtant, de nombreuses études sont réalisées pour analyser les avancées les plus importantes autour du lait maternel. L'allaitement maternel présente de nombreux bienfaits sur le plan nutritionnel comme sur le plan médical. C’est une mesure de santé préventive pour les nourrissons et les mères.

 

Sur les 130 millions de bébés qui naissent chaque année dans le monde, seulement 40 % sont nourris exclusivement au sein pendant six mois comme le recommande l'OMS. Or, il est prouvé que c’est pendant les 1 000 premiers jours de vie (du développement in utero aux deux premières années) que tout se joue : l'organisme, le cerveau et le système immunitaire du nourrisson reçoivent leur programmation pour la vie.

 

Pendant cette période, le lait maternel permet d’éviter des maladies chroniques non transmissibles comme l’obésité, le diabète, les allergies ou encore les maladies inflammatoires de l'intestin. De la même manière, il convient de sensibiliser les familles ayant des antécédents d'asthme à ce potentiel exceptionnel du lait maternel.

 

Chez les prématurés, le lait maternel constitue une source d'alimentation sélective. Il fournit les peptides nécessaires pour améliorer leur protection immunitaire et aussi les enzymes nécessaires à la digestion du lait humain.

 

Quand les nourrissons prématurés consomment des quantités importantes de lait maternel au cours de leur hospitalisation, cela contribue à réduire la morbidité néonatale à long terme. Il convient donc de favoriser ces programmes de lactation maternel pour les nourrissons des unités de soins intensifs néonatales.

Photos Phovoir

Mesurer la fièvre

 

Il est normal d’avoir de la fièvre en cas d’affection et cela ne nécessite pas obligatoirement une consultation médicale. Cependant, dans certains particuliers, vous devez voir un médecin pour cela, il convient de bien prendre la température.

 

 

La fièvre donne des tremblements et des frissons, elle est l’indicateur d’une maladie chez l’enfant comme chez l’adulte. 

On dit qu’on a de la fièvre quand la température corporelle dépasse les 38 degrés. En fait, ce phénomène est lié à la présence d’un corps étranger dans l’organisme. Ce peut être une bactérie, un virus un parasite ou un allergène.

En fait, l’organisme se défend on déclenchant l’action de cellules de défense qui sécrètent de la cytokine. Cette molécule stimule l’hypothalamus qui augmente la température générale du corps.

Comme nous fonctionnons un peu comme un radiateur, nous transpirons et nos vaisseaux se dilatent pour évacuer la chaleur. En réalité, nous ne savons pas à quoi sert la fièvre si ce n’est à donner l’alerte.

 

Bien prendre sa température

La température peut être prise sur divers endroits du corps comme dans l’anus, sous les aisselles, dans la bouche ou encore dans le tympan. Selon la technique utilisée, les températures normales vont varier de 36,6 à 38°C par voie rectale, de 35,5 à 37,5°C par voie buccale, de 34,7 à 37,3°C sous les aisselles et de 35,8 à 38°C par voie tympanique.

Si vous prenez la température par voie buccale, il faut ajouter 0,5°C pour retrouver l’équivalent d’une prise rectale ou tympanique et 0,7°C pour une prise sous les aisselles.

Il existe différents types de thermomètres selon justement la prise de température. Tous ont de avantages et des inconvénients.

Pour les moins de deux ans, la prise de température rectale est la plus sûre. On peut aussi opter pour une prise de température sous l’aisselle, mais c’est moins fiable. A partir de 5 ans, on peut passer à une mesure buccale, en surveillant que l’enfant garde la bouche fermée et la langue abaissée pendant au moins trois minutes.

Le mode de prise de température le plus fiable après la prise de température rectal est mesure auriculaire. Il existe maintenant des thermomètres frontaux infrarouges sans contact pour une mesure rapide de la température corporelle.

 

Maladie de Parkinson, encore beaucoup de préjugés

77% des français pensent que les personnes les plus touchées par la maladie sont les retraités : un constat qui masque une réalité et qui nuit à l’image des patients, conduisant trop souvent à des préjugés et des idées reçues.

Encore trop souvent assimilée à une atteinte exclusivement liée au grand âge, la maladie de Parkinson et ses manifestations font l’objet d’une profonde méconnaissance et de préjugés qui nuisent à la qualité de vie et à la prise en charge des patients. Parfois minorés par l’entourage qui peine à les reconnaître et à les comprendre et/ou majorés par un monde professionnel défiant, parfois confondus avec des troubles cognitifs ou psychiatriques, les symptômes sont au coeur de nombre d’incompréhensions. Parce que la bienveillance du regard porté sur les patients a un impact majeur sur la perception qu’ils ont de leur maladie et de leur capacité à vivre avec elle, il est essentiel d’informer et de sensibiliser le grand public et les professionnels de santé. C’est tout l’objet de la mobilisation de France Parkinson en marge de la Journée Mondiale Parkinson 2018 qui, avec une campagne nationale de sensibilisation grand public en radio et télévision, deux grandes conférences d’information le 7 avril à la Cité des Sciences et de l’industrie et plus de 40 événements organisés en région par les comités bénévoles, agit pour faire « changer les regards » sur cette maladie encore trop méconnue.

 

Les grands chiffres de cette étude à retenir :

 

OUI, LES PERSONNES EN ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE PEUVENT ÊTRE DIAGNOSTIQUÉES MALADES DE PARKINSON !

Pourtant, seuls 9% des répondants associent la maladie de Parkinson à despersonnes en activité âgées entre 26 et 60 ans…
Le grand public a le plus souvent une représentation erronée, caricaturale, de la maladie de Parkinson qu’il perçoit comme une pathologie ne concernant que les sujets très âgés ; en réalité, la maladie se déclare en moyenne à la cinquantaine et touche même des sujets âgés de moins de 45 ans dans 10% des cas !

Un préjugé auquel se confronte régulièrement le Professeur Philippe DAMIER, neurologue au CHU de Nantes et Président du comité scientifique France Parkinson, lors de l’annonce diagnostique :
« Lorsque l’on apprend à un patient qui n’a pas 50 ans qu’il a Parkinson, c’est l’incrédulité qui prédomine chez ce dernier. Les gens sont en effet persuadés que cette maladie ne touche que les personnes âgées, voire très âgées. Pourtant les chiffres sont sans appel : la moyenne d’âge des patients atteints lors du diagnostic n’est que de 58 ans. Si un jour cet âge a pu être associé à un stade avancé de l’existence, ce n’est bien sûr plus le cas aujourd’hui où l’on voit la grande majorité des quinquas être actifs professionnellement et mener une vie sociale riche. On imagine bien que ce premier malentendu rend l’acceptation de la maladie, aussi bien par le patient que par son entourage, particulièrement délicate. »

Pour Didier Robiliard, malade et Président de France Parkinson, le constat est accablant : « Parkinson, pour beaucoup de gens, cela va avec la vieillesse et c’est une affection somme toute banale et sans gravité. On n’en a pas vraiment peur parce que l’on s’imagine qu’au pire, on aura un peu la main tremblante. Imaginez ce que ressent un malade qui voit ainsi nier la gravité de sa maladie et les souffrances physiques et morales qui lui sont liées ; qui voit la complexité et la pluralité de ses symptômes réduites à la caricature du seul tremblement. C’est une forme de négation, d’absence de
reconnaissance de ce qu’il vit, et c’est très violent ».

Parkinson est entrée dans la vie d’Isabelle May, quadra hyper active, avec l’effet d’un tsunami :
« Au moment du diagnostic le choc a été terrible. Comment pouvais-je, si jeune, avoir cette maladie de vieux ? C’était incompréhensible. L’annonce passée, j’ai réalisé que je ne pouvais pas arrêter de vivre à 48 ans. Une colocataire indésirable nommée "Miss Parkinson" s'était installée dans ma vie et il fallait que j'arrive à l'apprivoiser et à vivre au quotidien avec elle. J’ai refusé de me résigner à être stigmatisée par le regard des autres, aussi mal informés sur la maladie que je l’étais moimême avant d’en être diagnostiquée. J’ai donc décidé d’aller à la rencontre d’autres jeunes patients via France Parkinson, pour échapper à cette double peine ; pour moi c’était vital d'essayer de changer le regard des autres sur cette maladie et essentiel pour mon entourage qui a subi la violence de l’annonce et qui vit mes fluctuations d’humeur, ma fatigue, mes troubles du sommeil, mes difficultés de concentration. Aujourd’hui je me bats avec d’autres jeunes patients pour faire connaître et reconnaître notre maladie, pour que nous ne fassions plus l’objet de préjugés qui nous abattent. Il est inacceptable que les patients se sentent contraints de taire leur maladie par peur de la réaction des autres. »

 

PARKINSON C’EST …
Un âge moyen de 58 ans lors du diagnostic
200 000 malades en France
25 000 nouveaux cas diagnostiqués en France par an

PARKINSON C’EST AUSSI…
Une limitation des activités extérieures pour 77,2% des patients.

 

OUI, LA MALADIE DE PARKINSON EST UNE MALADIE COMPLEXE QUI NE SE RÉSUME PAS DU TOUT AU TREMBLEMENT !

Pourtant, ce sont encore 88% des répondants qui l’associent au tremblement, alors que seuls 14% l’associent aux troubles du sommeil et à la fatigue chronique et 31% à un état dépressif et à l’hyperémotivité ; symptômes également très présents dans la maladie !

> La maladie de Parkinson est fréquemment associée à un seul et unique symptôme moteur, le tremblement. Une vision éloignée de la réalité, comme le rappelle le Professeur Philippe DAMIER  : « C’est une idée reçue bien ancrée dans l’inconscient collectif. Pourtant, les tremblements ne sont ni les symptômes systématiques, ni les symptômes exclusifs de la maladie de Parkinson. Les présentations de la maladie de Parkinson sont extrêmement variables d’un patient à l’autre, certaines formes s’accompagnant de tremblements, d’autres de maladresse gestuelle, de raideurs dans les articulations, d’autres encore de troubles de la marche, de blocages, de troubles intestinaux… Ces symptômes pouvant se cumuler et s’accompagnant de douleurs. Chaque patient a une présentation de la maladie qui lui est propre et qui varie et au fil des années. Le « maître symptôme », celui qui sera toujours présent, n’est pas le tremblement mais bien une difficulté d’exécution des gestes, ce que nous appelons en termes médicaux, l’akinésie. »

 

> La symptomatologie de la maladie de Parkinson est plurielle et inclut des symptômes non moteurs, eux aussi variables en fonction des sujets et du stade d’avancement de la maladie :
La maladie de Parkinson ce sont aussi des atteintes non motrices, autrement dit des symptômes non immédiatement visibles, plus difficiles à percevoir ou à interpréter par l’entourage : « Parmi ces symptômes plus insidieux » précise le Professeur DAMIER, on trouve « une grande fatigue, en partie imputable aux efforts développés par le cerveau du patient pour compenser le déficit très important en dopamine, une anxiété excessive, et des symptômes d’ordre psychologique qui peuvent être réactionnels à la maladie et/ou liés à la maladie elle-même, avec des conséquences néfastes sur l’état affectif et émotionnel des patients ».
Une complexité qui est source d’errance diagnostique, en particulier chez les jeunes patients dont certains symptômes de la maladie de Parkinson, comme les troubles du sommeil et les états dépressifs par exemple, n’inspirent pas en priorité au médecin généraliste une orientation vers un neurologue.
 

 

> Des variations d’état général difficiles à lire et à comprendre par autrui

68% des répondants estiment que Parkinson est une maladie complexe que l’on ne comprend pas, et en effet, les erreurs d’appréciation sont fréquentes : plus de 35% des répondants pensent que, dans la plupart des cas, la maladie de Parkinson  permet une vie normale, avec quelques symptômes plus ou moins handicapants !

La maladie de Parkinson est effectivement une maladie d’expression complexe dont les symptômes ne sont pas immédiatement visibles, comme l’explique le Professeur DAMIER : « Au-delà du préjugé selon lequel Parkinson ne se traduirait que par le tremblement à l’exclusion de tout autre symptôme, il faut  considérer qu’en fonction de la réponse aux traitements - qui peut présenter des fluctuations chez un même patient - l’état physique et psychologique du patient varie parfois considérablement à des intervalles parfois très proches dans le temps. Pour l’entourage, familial ou médical, ces variations sont difficiles à appréhender et ne sont pas toujours attribuées à la maladie, alors qu’elles devraient l’être ».

Le patient doit ainsi faire face à des suspicions de simulation, voire à l’intolérance d’un entourage tenté, face à l’incompréhension, de lui reprocher une attitude qu’il imagine complaisante vis-à-vis de
la maladie.

 


> Des troubles moteurs souvent confondus avec des troubles cognitifs ou d’origine psychiatrique

28% des répondants estiment que la maladie de Parkinson se confond avec lamaladie d’Alzheimer !

Pour Didier Robiliard, c’est aussi la confusion des symptômes avec des pathologies qui n’ont rien à voir avec la maladie de Parkinson qui est difficile à vivre pour les patients : « Face à une personne qui titube, présente des blocages physiques, des mouvements lents, un trouble de la déglutition ou encore de l’élocution, le jugement social peut être très sévère : l’état de lucidité de la personne est questionné, on l’imagine volontiers sous substances… quand on ne la pense atteinte de troubles intellectuels,
cognitifs voire psychiatriques ».

« Pour 74% des patients leur entourage les croient simulateurs ; 78% déclarent qu’on les croit volontiers ivres ou drogués."  Précise Didier ROBILIARD.

 

> Un impact délétère sur la vie familiale…

Philippe GROS, kinésithérapeute et ostéopathe expert dans la prise en charge thérapeutique et préventive de patients souffrant de Parkinson en soin à domicile constate dans sa  pratique les effets des incompréhensions suscitées par les manifestations de la maladie : « Je vois des couples qui se déchirent parce que le conjoint méconnait la réalité de la maladie dans sa pluralité d’expressions et sa variabilité. Les dysarthries (difficulté à s’exprimer) sont interprétées à tort comme des refus de communiquer par l’entourage. De même les troubles des fonctions exécutives (problème de mémoire, troubles de l’humeur, apathie, manque d’enthousiasme, de contentement, perte d’initiative et d’expression émotionnelle) sont particulièrement mal vécus, faute d’être reliés à la maladie. Les troubles dysautonomiques, (augmentation de la transpiration et de la salivation, hypotension …), les troubles vésico-sphinctériens qui obligent les patients à se lever beaucoup la nuit, les troubles sexuels que l’on trouve chez des sujets plus jeunes… Tout cela constitue un défi pour l’équilibre du couple. L’éducation thérapeutique tient ici une place très importante ; je prends toujours ce temps de discussion et de clarification avec le patient et son entourage ».

 

> Un impact majeur sur la vie professionnelle

65% des répondants estiment que la maladie de Parkinson ne permet plus d’exercer une activité professionnelle.

Les erreurs de jugement, d’approche de la maladie de Parkinson n’épargnent pas la vie professionnelle des patients. Isabelle MAY, patiente diagnostiquée à 48 ans, en témoigne : « Ni le médecin du
travail ni mon employeur n’ont su appréhender la situation et on m’a tout bonnement mise au placard en refusant d’adapter convenablement mon poste. J’ai senti qu’on m’invalidait, qu’on prenait pour acquise et inéluctable la perte de mes facultés. On a jugé que Parkinson était incompatible avec le bon exercice de ma profession. C’est d’autant plus violent que bien pris en charge et correctement traité et accompagné, un patient atteint de Parkinson peut travailler ! ».

Et Didier ROBILIARD constate que « 72% des patients déclarent que la maladie a apporté des modifications majeures à leur vie professionnelle ! »

 

DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ QUI NE SONT PAS TOUJOURS BIEN ARMÉS…

Du côté des professionnels de santé, des approximations existent aussi et nuisent à une bonne prise en charge. Un sujet important pour Philippe GROS, kinésithérapeute et ostéopathe expert dans la prise en charge thérapeutique et préventive de patients souffrant de Parkinson : « Pour enrayer l’impact dea maladie sur le patient, il faut éviter autant que faire se peut les déformations posturales et il existe pour cela un certain nombre de prises en charge réalisées en kinésithérapie et ostéopathie. Nous devons agir sur la mobilité du patient, travailler sur l’hypertonie qui conduit aux raideurs articulaires puis à la lenteur dans les mouvements. Pour cela les massages ne sont pas toujours d’une grande utilité, et pourtant il n’est pas rare que je rencontre des patients qui ont été exclusivement traités ainsi auparavant. Quand on sait que l’une des causes de décès chez un patient parkinsonien est la pneumopathie, à la suite de fausses routes, et qu’un patient voûté peut perdre une grande partie de sa capacité respiratoire, on saisit toute l’importance d’une prévention et d’un accompagnement spécifiques !».

 

Mal formés les praticiens ? Pas vraiment, mais peut-être pas assez informés selon Philippe GROS qui les rencontre lors des conférences qu’il donne à leur intention : « C’est peut-être moins un problème de formation qu’un problème d’informations actualisées et de pratique, car il est évident que plus on voit de patients parkinsoniens, mieux on sait les accompagner ; j’ai pour ma part réalisé un certain nombre de formations au titre de la formation continue ».

Cette méconnaissance aboutit à des erreurs dans l’approche du patient, avec des conséquences plus ou moins préoccupantes : « le tremblement est quasi systématiquement associé à Parkinson alors qu’il peut relever d’une autre pathologie que l’on identifie sous le nom de « tremblement essentiel ». Je pense aussi à l’hypersalivation qui est due à un trouble de la déglutition chez un patient parkinsonien et non à un excès de salive. L’hypersalivation chez un parkinsonien va provoquer des fausses routes, des pneumopathies, l’une des principales causes de décès chez ces patients ; ce n’est pas le cas d’une hypersalivation due à un excès de salive… ».

Pour Philippe GROS, il faut donc informer, combattre les préjugés et les erreurs d’appréciation : « une bonne connaissance de la maladie permet une prise en charge optimale. Si l’éducation thérapeutique du patient et de son entourage est nécessaire, la communication interdisciplinaire entre les  professionnels de santé est aussi très importante, dans l’intérêt du patient : je vois un patient 2 à 3 fois par semaine quand le neurologue le voit une fois tous les 3 à 6 mois. » Fanny CARON, psychomotricienne formée à l'accompagnement des patients souffrant de Parkinson,
souligne aussi l’importance de l’information auprès des professionnels de santé : "Dans le cadre de mes études, la maladie de Parkinson a bien sûr été évoquée. Cependant, lorsque j'ai pu bénéficier d'une formation auprès de France Parkinson, j'ai découvert que ma vision de cette pathologie n'était pas complète ; l'âge précoce auquel la maladie peut être diagnostiquée m'a particulièrement frappée. Je n'imaginais absolument pas que l'on pouvait être touché par Parkinson à 40 ans... "

 

DES FORMATIONS DEDIÉES AUX PROFESSIONNELS DE SANTÉ

Didier ROBILIARD va plus loin : « Face au constat du manque de connaissance de la maladie auprès des professionnels de santé, acteurs dans la prise en charge pluridisciplinaire, France Parkinson met en place depuis fin 2015 des programmes de formations spécifiques. Ces formations de qualité pour mieux comprendre la maladie, au plus près des besoins et attentes des professionnels de santé, des malades et de leurs proches, permettent une meilleure prise en charge, adaptée à domicile ou en EHPAD. Sont concernés les professionnels du soin et de l’accompagnement au quotidien susceptibles d’intervenir auprès des malades de Parkinson et de leurs proches à domicile ou en EHPAD (infirmières, aides-soignantes, aides médico psychologiques, auxiliaires de vie sociale, assistantes de vie aux familles, aides ménagères etc.) »

Toutes les problématiques liées à la maladie sont traitées au cours des formations, comme la variabilité et diversité des symptômes, les traitements et leurs effets secondaires, la rééducation, les fluctuations de l’état de santé mais aussi le vécu des malades, des proches et aidants avec les actes du quotidien ainsi que les activités thérapeutiques.

Cette méthode pédagogique, conçue avec et pour le malade, basée sur des apports théoriques, prévoit des témoignages de malades avec des temps d’expression et de partages d’expériences, des exercices pratiques et des mises en situation.

Pour Didier ROBILIARD « Ces ateliers de mise en situation sont uniques puisque nous exploitons des outils pour plonger le professionnel dans la vie quotidienne du malade ; nous essayons de mettre les professionnels dans une situation réelle d’handicap. Pour un meilleur accompagnement du patient, nous présentons des outils spécifiques et nous permettons aux professionnels de s’exercer, sur le plan pratique et relationnel.

Ces formations échelonnées sur toute l’année, sont éligibles à une prise en charge financière (OPCA). Elles sont complétées par des formations en ligne (formaparkinson.fr), et des quizz réguliers
permettent de consolider les acquis. »

 

 

FRANCE PARKINSON MOBILISÉE POUR LA JOURNÉE MONDIALE ET TOUTE L’ANNÉE !

• Plus de 40 événements sont organisés par les comités de bénévoles partout en France dans le cadre de la journée mondiale. Dédiés principalement aux malades et à leurs proches, ces temps visent à partager, à informer sur la complexité de la maladie, vaincre les idées reçues mais aussi à transmettre de l’espoir et du courage. Tous les événements et les modalités pratiques sont à retrouver sur le site de l’association www.franceparkinson.fr

•  Une campagne de sensibilisation et d’information à destination du grand public est lancée en radio et en télévision.

 

À NOTER :
Découvrez toutes les actions locales pour favoriser l’échange entre les malades et leur entourage sur le site de France Parkinson.
Les dates et les villes concernées par ces événements, sous la forme d’une carte interactive, seront mises en ligne sur le site www.franceparkinson.fr
 
 

 

Sidaction 2018, un sondage inquiétant et 4,5 millions de promesses de dons


Sidaction 2018 un sondage inquiétant et 4,5 millions de promesses de dons

 

Sondage Ifop-Bilendi : les jeunes, l’information et la prévention du sida.

On peut retenir de ce sondage que 26% des jeunes interrogés
considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida
 (soit une hausse de 13 points par rapport à 2009). Preuve qu'il y a encore du travail d'information à faire !

 
 
A l'occasion du  week-end du Sidaction (23, 24 et 25 mars 2018), l’association publie les résultats d’un sondage réalisé par Ifop-Bilendi auprès des jeunes entre 15 à 24 ans. On constate de nouveau une dégradation toujours plus inquiétante du niveau d’information sur le VIH au sein de cette génération :  cette année, 20% des jeunes s’estiment mal informés en 2018, soit une augmentation de 9 points par rapport à 2009.
 

 

Dans un contexte marqué par la lutte contre les « Fake news », Sidaction a cherché à connaître le niveau de confiance des jeunes dans les informations délivrées par différents acteurs au sujet du VIH/sida. Les personnes interrogées font part de leur inquiétude vis-à-vis de l’information diffusée et semblent décontenancées. Ils n’accordent pas leur confiance aux messages transmis sur les sites internet spécialisés (54%) ni sur les médias traditionnels (51%) et encore moins sur les forums (31%) ou sur les réseaux sociaux (22%). Ces canaux font paradoxalement partie de ceux les plus utilisés pour s’informer (30% de citations pour les sites Internet et 22% pour les médias traditionnels).

 

 

Dans cette perspective, la demande de communication institutionnelle se révèle forte. Près de sept jeunes interrogés sur dix estiment que les élus locaux (75%), le pouvoir public (72%) ou le ministère de l’Education nationale (67%) n’en font pas suffisamment en matière d’information sur le VIH/sida.

 

 

On constate que les fausses croyances et les idées reçues persistent toujours dans l’esprit des jeunes ! Un nombre encore trop important pense que le virus peut se transmettre en embrassant une personne séropositive (21%, soit une augmentation de 6 points depuis 2015) ou en entrant au contact avec la transpiration (18%, soit une augmentation de 8 points depuis 2015). Par ailleurs, 19% pensent que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission du virus (soit +9 points par rapport à 2015).

 

 

26% considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida (soit une hausse de 13 points par rapport à 2009). Il semblerait que les avancées en matière de recherche médicale aient entraîné une baisse de la vigilance des jeunes face aux risques de contamination par le VIH. Plus généralement, il existe une persistance des pratiques sexuelles à risque : 14% des jeunes interrogés admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/sida. L’expérience de ces situations n’a d’ailleurs débouché que dans 39% des cas seulement sur un test de dépistage.

Alors que le dépistage constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le VIH, ces chiffres restent bien trop faibles, surtout lorsque l’on sait que 42% des jeunes se disent mal informés sur les lieux de dépistage.

 

 

Il est fondamental de continuer à sensibiliser et informer sur les enjeux de la lutte contre le sida pour mettre fin à la stigmatisation encore trop souvent subie par les personnes vivant avec le VIH. Florence Thune, directrice générale de Sidaction, déclare « 49% des jeunes se disent bien informés sur le fait qu’une personne vivant avec le VIH et suivant correctement son traitement ne peut pas transmettre le virus du sida. C’est encourageant car cette notion, vu son importance scientifique, constitue une avancée majeure pour les personnes concernées ainsi qu’en termes de prévention même si le chiffre reste insuffisant. »

 

 

Face à ce sondage, Florence Thune conclut « Il est urgent de reprendre les fondamentaux en terme d’information et de prévention. Il faut faire circuler des messages dans et en dehors de la sphère scolaire pour atteindre tous les jeunes dans toute leur diversité, quelle que soit leur milieu social ou leur orientation sexuelle. Sans une volonté politique et un engagement politique adéquats, nous ne parviendrons pas à faire baisser le nombre de contaminations, en hausse de 24% chez les jeunes de 15 à 24 ans depuis 2007 ».

 

 

Les chiffres à retenir  

  • 20% des jeunes interrogés estiment être mal informés sur le VIH/sida.
  • 26 % considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida (contre 13% en 2009).
  • 21% pensent que le virus du sida peut se transmettre en embrassant une personne séropositive
  • 18 % pensent que la transmission peut se faire en entrant en contact avec la transpiration.
  • 19% estiment que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission de virus (soit +9 points par rapport à 2015)
  • 91 % des jeunes pensent que le préservatif est efficace pour empêcher la transmission du VIH/sida (soit une perte de 7 points depuis 4 ans)
  • 14% des jeunes de moins de 25 ans admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/sida
  • Pourtant 32% considèrent avoir moins de risques que les autres d’être contaminés eux-mêmes, soit un chiffre en hausse de 4 points par rapport à  l’année précédente.
  • 15% n’ont jamais bénéficié d’un enseignement au cours de leur scolarité.
  • 67% des jeunes estiment que l’Education nationale n’en fait pas suffisamment en matière d’information sur le VIH/sida.

 

Pour faire un don à Sidaction - toujours possible jusqu'au 14 avril : 

Par téléphone : en appelant le 110 (numéro d’appel gratuit) 

Par Internet : www.sidaction.org (paiement sécurisé)

Par SMS au 92110 : en envoyant « 1SMS » pour faire un petit don de 5 euros (coût d’envoi du SMS gratuit ou inclus dans les forfaits SMS)

Par courrier : Sidaction - 228, rue du Faubourg Saint-Martin 75010 PARIS

 

 

 

Dimmanche 25 marsle Sidaction 2018 récoltait 4,5 millions d'euros de promesses de dons au profit de la lutte contre le sida. Grâce à la générosité des donateurs toujours présents pour agir contre l’épidémie de VIH/sida, cette année est exceptionnelle pour Sidaction.


 
Comme le rappelle la campagne du Sidaction 2018, le moindre don peut tout changer contre le virus du sida. Cette année, les 3 jours de mobilisation, de sensibilisation et d’information ont permis d’atteindre 4 423 258 euros de promesses de don. Ce montant, en hausse par rapport à l’année dernière, constitue une nouvelle victoire pour la lutte contre le sida.
 
 « Le public a été au rendez-vous. Nous tenons à remercier tous les donateurs qui permettent à la lutte contre le sida de continuer d’avancer, dans la recherche et dans le soutien aux associations d’aide aux personnes vivant avec le VIH » déclare Florence Thune, directrice générale de Sidaction.
 
Les donateurs se sont fortement mobilisés, avec un point d’orgue lors de la soirée du samedi 24 mars sur France 2 - « Toujours Ensemble - Notre raison d'être » - qui a réuni, autour de Line Renaud, de très nombreux artistes et toutes les chaînes de radio et de télévision partenaires. Cette édition a également été marquée par un don exceptionnel d’un grand donateur.
 
A travers une campagne d’interpellation et d’appel à dons « Contre le virus du sida, le moindre abandon peut tout changer mais le moindre don aussi peut tout changer », Sidaction a voulu mettre en avant l’interaction entre tous les acteurs concernés - chercheurs, soignants, acteurs associatifs, bénévoles, personnes vivant avec le VIH, donateurs - qui constitue la force de la lutte contre le sida et la spécificité de notre association. Le message a été largement relayé sur les antennes des 29 médias partenaires.
 
Pour Florence Thune, il faut continuer à lutter face à tous les obstacles, « tant que des personnes séronégatives ou vivant avec le VIH subiront des lois, des attitudes, des paroles qui les rejettent, les mettent en danger ou les excluent des soins, en France ou à l’étranger ». Face à une situation qui reste préoccupante, il est urgent et nécessaire de continuer ces efforts de prévention, d’information et de collecte auprès de la population.
 
Nous remercions tous les donateurs, les centaines de bénévoles mobilisés dans toute la France, les médias, les journalistes, les animateurs et les influenceurs qui ont fait de la lutte contre le sida une priorité durant ces trois jours. Le 110 reste ouvert jusqu’au 14 avril pour les personnes qui souhaitent encore faire un don.

Les fonds collectés ce week-end seront reversés à des programmes de recherche et de soins et à des programmes associatifs de prise en charge et d’aide aux malades, en France et à l’international.
 
 

Sondage Ifop et Bilendi pour Sidaction réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 13 février 2018 auprès de 1002 personnes, représentatifs de la population française âgée de 15 à 24 ans.

 

 

 

La consommation des compléments alimentaires

L'étude INCA3 menée par l'ANSES  en juillet 2017 sur la consommation des compléments alimentaires aupres de 5000 personnes montre une très nette progression de la consommation des compléments alimentaires entre 2007 et 2015.

Il est important de rappeler que la prise de ces produits doit être encadrée par le conseil d'un pharmacien ou d'un professionnel de santé.

 

 

Caféine et boissons énergisantes

La multiplication des sources de caféine, notamment via les boissons énergisantes est susceptible de générer des situations à risque.

 

Quelques recommandations : 

- d'éviter la consommation de boissons énergisantes avec de l'alcool ou lors d'un exercice physique ;
 

- d'être particulièrement vigilant vis-à-vis des apports en caféine, notamment via les boissons s énergisantes, pour certains consommateurs, en particulier : les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et adolescents, les personnes sensibles aux effets de la caféine ou présentant certaines pathologies notamment certains troubles cardio-vasculaires, psychiatriques et neurologiques, insuffisance rénale, maladies hépatiques sévères ;
 

- et d'une façon générale, de modérer la consommation de boissons caféinées.

 

Source ANSES/02 2018

 

 

 

Le bon usage des écrans

Quel impact des écrans sur le cerveau, la vue et  la vie personnelle et professionnelle sont des questions que nous nous posons tous. L’usage croissant des écrans occupe le devant de la scène médiatique et préoccupe de plus en plus les Français.
Quelques chiffres : 71 % pensent que cet usage nuit à la qualité des relations, 69 % sont préoccupés par la présence des écrans dans la vie de leurs enfants et 59 % se considèrent comme dépendants.



Pour répondre à cette inquiétude, l’Institut d’Education Médicale et de Prévention, acteur clé du secteur de la prévention santé depuis 25 ans, lance la première campagne nationale d’information sur le bon usage des écrans. A travers son mot d’ordre « Ensemble gardons le contrôle », l’IEMP entend fédérer l’ensemble des acteurs de la société civile, citoyens, collectivités locales, associations, entreprises, professionnels de santé… afin qu’une prise de conscience collective s’amorce et que chacun agisse à son niveau pour favoriser la diffusion d’une culture de l’usage raisonné et raisonnable des écrans.
 


L’usage croissant des écrans occupe le devant de la scène médiatique et préoccupe de plus en plus les Français. 71 % pensent que cet usage nuit à la qualité des relations, 69 % sont préoccupés par la présence des écrans dans la vie de leurs enfants et 59 % se considèrent comme dépendants. Pour répondre à cette inquiétude, l’Institut d’Education Médicale et de Prévention, acteur clé du secteur de la prévention santé depuis 25 ans, lance la première campagne nationale d’information sur le bon usage des écrans. A travers son mot d’ordre « Ensemble gardons le contrôle », l’IEMP entend fédérer l’ensemble des acteurs de la société civile, citoyens, collectivités locales, associations, entreprises, professionnels de santé… afin qu’une prise de conscience collective s’amorce et que chacun agisse à son niveau pour favoriser la diffusion d’une culture de l’usage raisonné et raisonnable des écrans.
 

L’usage des écrans, nouvel enjeu de santé publique

Chaque foyer français dispose en moyenne de 5,5 écrans. La France compte 45,7 millions d’internautes. En 2016, près de 8 Français sur 10 ont visionné chaque jour des programmes de télévision et ils y ont consacré en moyenne 3h524 ! Chaque jour, 24,3 millions de personnes se connectent à Internet depuis leur mobile et 26,5 millions se connectent aux réseaux sociaux… Le temps consacré aux écrans ne cesse de croître pour atteindre aujourd’hui 5,07 heures par jour ! Quand on connaît l’impact de la sédentarité sur bon nombre de pathologies, au premier rang desquelles les maladies cardio-vasculaires, on comprend à quel point cette omniprésence des écrans dans notre quotidien est devenue un enjeu de santé publique majeur. Selon l’OMS, la sédentarité est ainsi le quatrième facteur de risque de décès dans le monde et est responsable de plus de trois millions de décès chaque année.
 

Les risques liés au « trop d’écrans »

Si la pratique intensive des écrans est vécue comme une source de plaisir et un moyen de fuir les difficultés du quotidien, elle peut être un réel danger en raison de son impact sur :

- la santé : troubles musculo-squelettiques, troubles du sommeil, fatigue oculaire, migraines, alimentation déséquilibrée et problèmes de poids, risque cardio-vasculaire accru… ;


- la vie sociale : isolement, désintérêt pour toute activité extérieure aux écrans, dégradation ou rupture des liens sociaux pouvant menacer la relation amoureuse, la vie familiale, la carrière ou les études ;


- l’équilibre psychologique : stress, anxiété, trouble de l’humeur, mal être, agressivité, sentiment de culpabilité…
 

 

Lebonusagedesecrans.fr, premier site d’information entièrement dédié à l’usage des écrans

Premier volet de la campagne sur le bon usage des écrans, l’IEMP lance un site Internet qui a pour vocation d’apporter :
- une information neutre et objective sur l’usage des écrans : qu’est-ce qu’un usage excessif des écrans ? Quelles en sont les causes et les conséquences ? Quel est l’impact des écrans sur notre cerveau ? Comment savoir si l’on est dans un usage nocif ?


Comment limiter ses risques ?
- des conseils à tous ceux qui se trouvent confrontés, à titre personnel ou via leur entourage, à un usage excessif des écrans : que faire pour sortir d’un usage pathologique des écrans ou aider un proche à s’en sortir ? Vers qui se tourner ?
- un accompagnement pour les organisations publiques ou privées (associations, écoles, entreprises, mutuelles…) et pour les professionnels de santé qui souhaitent relayer ce message auprès de leurs publics.


Le site s’adresse en particulier :
- aux parents qui se sentent souvent démunis face à la place croissante des écrans dans la vie de leurs enfants ;
- aux séniors, qui sont devenus en quelques années de gros consommateurs d’écrans, renforçant ainsi leur inactivité au détriment de leur santé.

 

https://lebonusagedesecrans.fr/

 

 

Photos Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

Source : Institut d’Education Médicale et de Prévention

Aides sociales non demandées


 

Les résultats d’une enquête montre qu’une personne sur trois ne perçoit pas les aides sociales auxquelles elle a pourtant droit. En fait, les aides pour les familles ou la dépendance sont souvent méconnues.

 

 

Si la complexité administrative à demander de l'aide peut repousser certains demandeurs, raison invoquée dans 16 % des cas, il semble bien que le principal obstacle soit lié au manque d'information pour la moitié des personnes. Souvent, faute de prestations sociales, la solution réside dans le recours à l'entourage, pour de la garde d'enfant ou pour l'aide à domicile par exemple.

 

Les aides pour les familles sont les plus méconnues puisque moins d'une famille sur quatre (37%) connaît les aides et que la moitié de celles qui pourraient bénéficier des aides à la parentalité ne les touchent pas.

 

Même constat, pour les personnes âgées, 44% des personnes éligibles à l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) n'y accèdent pas car elles en ignorent l'existence.

 

Alors, pensez à vous renseigner auprès de l’administration, notamment auprès de la CAF, pour savoir si vous avez droit à certaines aides.

 

 

Photo Phovoir

L'antibiorésistance

Le bon usage des antibiotiques est considéré comme une priorité par le ministère de la Santé. Après la campagne de communication de 2002, « les antibiotiques, c’est pas automatique » et celle de 2010 avec le slogan « si on les utilise à tort, ils deviendront moins forts », une nouvelle sensibilisation est prévue en 2018.

En effet, une reprise de la consommation des antibiotiques a été constatée. Si une baisse a bien été observée entre 2000 et 2005, une hausse régulière s’est produite jusqu’en 2015. En 2016, 719,2 tonnes d'antibiotiques ont été vendus en France, ce qui nous place à la quatrième place européenne, rapporté à la population.

 

Or, l’utilisation trop importante des antibiotiques pose le problème de l’antibiorésistance. C’est à dire le fait que les antibiotiques ne sont plus actifs car les bactéries s’adaptent et résistent à leur action. La moitié des Français affirment être bien informés pour un tiers seulement des Européens. Malheureusement, seul un quart d'entre eux veulent bien changer leur comportement, contre 34 % dans l'ensemble de l'Union européenne.

 

Pour la prochaine campagne prévue en 2018, la CNAMTS veut mettre en place un programme complet, développer des partenariats médicaux, associatifs et institutionnels, et surtout impliquer les médecins. En effet, 9 Français sur 10 déclarent faire confiance à leur médecin en cas de non-prescription d'antibiotiques.

 

Photo Atelier Frantz Lecarpentier / Phovoir

 

Les Français et la peur du dentiste : mythe ou réalité ?


D'après une enquête* menée par le site MonDocteur.fr, 70% des Français n'ont pas peur d’aller chez le dentiste
1 Français sur 2 n'est pas encore allé chez le dentiste en 2017
Le délai moyen passe de 24 à 10 jours grâce à la prise de rendez-vous en ligne

 


70% des Français n’ont pas peur d’aller chez le dentiste. C’est le principal enseignement du sondage réalisé par MonDocteur à l’occasion du congrès 2017 de l’ADF (Association Dentaire Française). Le site de référence dans la prise de rendez-vous en ligne a voulu connaître la vérité sur les relations que les Français entretiennent avec leur dentiste en interrogeant plus de 1 124 personnes*. Les résultats montrent à quel point les clichés ont la vie dure et dans quelle mesure les Français sont peut-être plus courageux pour veiller à la bonne santé de leurs dents qu'il n'y paraît.

 

La peur du dentiste : un mythe plus qu’une réalité

Une minorité des personnes interrogées (30%) avoue craindre de prendre rendez-vous chez leur dentiste par peur d’avoir mal (28% des femmes et 31% des hommes), contrairement à une idée très répandue. Il est en outre intéressant de voir que cette peur diminue avec… l’âge : 34% des moins de 25 ans affirment avoir peur, contre 17% des plus de 50 ans.

À noter que 7% des personnes interrogées ne souhaitent pas aller chez le dentiste par peur des complications post-intervention et 5% par peur de coûts supplémentaires non prévus.

 

Des visites chez le dentiste trop peu fréquentes

Autre enseignement : une majorité de Français n’ont pas encore le réflexe d’aller régulièrement chez le dentiste, comme cela est pourtant préconisé par l’UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire). En effet, à quelques semaines de la nouvelle année, plus d’1 Français sur 2 (51%) n'est pas encore allé chez le dentiste en 2017 (52% des femmes et 51% des hommes).

Une tendance à la procrastination et des difficultés pour obtenir un rendez-vous semblent expliquer ce phénomène. En effet, 42% des personnes interrogées avouent attendre de ressentir une douleur ou une gêne avant de prendre rendez-vous. Tandis que plus d’un quart des Français (26%) déclarent avoir des difficultés pour obtenir un rendez-vous chez leur dentiste.

 

Des disparités géographiques

La prise de rendez-vous en ligne permet de réduire les délais d’obtention d’un rendez-vous chez un dentiste. Alors que les personnes sondées évoquent un délai de 24 jours, la plate-forme de prise de rendez-vous en ligne MonDocteur constate un délai moyen de 10 jours.

“Dans certaines zones tendues, les délais peuvent friser les 60 jours et sont un véritable frein pour l’accès aux soins dentaires. Ce constat renforce notre conviction que la digitalisation du parcours de soin apporte de la fluidité et une réactivité plus importante : avec MonDocteur, nous faisons ainsi gagner en moyenne 2 semaines d’attente. Le parcours de soin rime donc de moins en moins avec parcours du combattant, d’autant plus avec nos nouveaux services tels que la liste d’attente et le carnet de santé en ligne”, nous rappelle Thibault Lanthier, président et co-fondateur de MonDocteur.

*Méthodologie : sondage réalisé auprès de 1 124 patients représentatifs de la population française et répartis sur l’ensemble du territoire, entre le 30 octobre 2017 et le 7 novembre 2017. Profils : 51% de femmes, 49% d’hommes. Âges : 17% entre 18-24 ans, 36% entre 25-34 ans, 24% entre 35-49 ans, 14% entre 50-64 ans et 9% entre 65 ans et plus.

 

Photo Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Dastri, pour mieux trier vos déchets

Une enquête Ifop sur la filère Dastri montre des résultats positifs sur le recyclage des déchets. En France, 1,4 million de patients sont concernés, ainsi que les utilisateurs d’autotests de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles. Ils ont accès à une solution de proximité simple, gratuite et sécurisée pour éliminer les déchets de soins perforants à risques qu’ils produisent.


 

 

Un acteur clé pour accompagner et sensibiliser …

· 87 % considèrent qu’ils ont un rôle à jouer en termes d’accompagnement et de sensibilisation des patients dans la gestion des déchets à risques infectieux.

· 47 % des médecins connaissent précisément la filière DASTRI et 24 % en ont entendu parler.
 

…que DASTRI doit davantage informer !

· La connaissance de la filière a baissé de 5 points par rapport à 2015, et le sentiment d’implication de 4 points.
· Seulement 27 % mentionnent la boîte à aiguilles sur l’ordonnance.
 
 
« Si les résultats de la filière sont encourageants, l’implication des médecins dans le parcours de santé des patients en auto-traitement ne doit pas faiblir. La participation de tous est essentielle car il s’agit d’un enjeu de santé publique fort. Après près de 5 années de mobilisation, il nous appartient de poursuivre et de développer notre action aux côtés des pharmaciens, des médecins et des patients », déclare Laurence Bouret, Déléguée générale de DASTRI.
 

 

Les bonnes pratiques se généralisent

· Les pharmaciens sont plus nombreux  à proposer systématiquement une boîte DASTRI aux patients concernés (+14 points vs 2016).
 

· Près de 10 millions de boîtes ont été distribuées depuis 2013 par l’ensemble du réseau officinal, soit plus de 20 000 pharmacies.
 

· Une fois remplies par les patients, les boîtes peuvent être rapportées dans près de 16 000 pharmacies qui se sont engagées volontairement dans le réseau de collecte DASTRI (objectif initial 5 000), soit environ 2 pharmacies sur 3 référencées sur l’outil de géolocalisation en ligne.
 

·   81% des patients stockent leur DASRI dans un contenant dédié et le rapportent dans un point de collecte DASTRI.
 

· Pour 95% des patients, la gestion des déchets de soins perforants est devenue une habitude .
 

·  Qu’ils se soient vu remettre une boîte DASTRI ou non, près de 2/3 des personnes ayant utilisé un autotest de dépistage du VIH ont rapporté l’autopiqueur dans un point de collecte DASTRI.

 

 

 Les pathologies concernées par le dispositif :
·       Acromégalie.
·       Algies vasculaires de la face et migraines.
·       Anémie secondaire à l’insuffisance rénale chronique.
·       Arthrite juvénile idiopathique systémique.
·       Arthrite goutteuse.
·       Choc anaphylactique.
·       Déficits immunitaires traités par immunoglobulines par voie sous-cutanée.
·       Diabète.
·       Dysfonction érectile d’origine organique.
·       Hémophilie sévère A et B.
·       Hépatites virales.
·       Hypercholestérolémie.
·       Infection à VIH.
·       Infertilité ovarienne.
·       Insuffisance rénale chronique.
·       Insuffisance surrénale aiguë.
·       Maladie de Parkinson.
·       Maladie veineuse thromboembolique.
·       Maladies auto-immunes.
·       Ostéoporose post-ménopausique grave.
·       Retard de croissance de l’enfant et déficit en hormone de croissance.

 

Mois sans tabac


Le tabac est un véritable enjeu de santé publique en France. Il est responsable de 73 000 décès, dont 45 000 par cancer, chaque année dans notre pays. Il constitue ainsi le facteur de risque évitable de cancer le plus important : on estime que, sans tabac, un quart des décès par cancer pourraient être évités.

 

 

A l’occasion du mois sans tabac, Santé Publique France édite une petite brochure de 32 pages

5 chapitres pour  répondre aux questions que chaque fumeur qui désire s’arrêter de fumer se pose.

 

  1. Pourquoi arrêter de fumer ?
  2. Comment arrêter de fumer ?
  3. J’arrête de fumer parce que je veux un enfant
  4. J’arrête de fumer sans grossir et sans stress
  5. À qui demander des informations

 

 

Pour télécharger la brochure cliquez sur le lien ci-dessous

info-tabac-inpes1017.pdf

 

 

Greffe rénale à partir d'un donneur vivant

 
 

Campagne nationale de sensibilisation au don du rein de son vivant du 16 octobre au 3 novembre 2017 

 
Quand elle est possible, la greffe rénale est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale, et ce, d’autant plus lorsque la greffe est envisageable grâce au don d’un proche. Elle permet de restituer toutes les fonctions rénales et améliore considérablement la qualité de vie du patient ainsi que son espérance de vie. 
Les patients en attente d’une greffe rénale n’osent pas toujours aborder le sujet avec leurs proches de peur qu’ils ne se sentent contraints ou de leur faire prendre un risque, aussi minime soit-il. L’information des patients et de toute la population est donc capitale pour faire connaitre cette possibilité thérapeutique bénéfique pour le patient et sûre pour le donneur. 
 
 
En 2016, les candidats à la greffe de rein étaient 17 698 et représentaient 78% de la liste nationale d’attente tous organes confondus. 3 615 greffes de rein ont été réalisées en 2016, dont 576 grâce au don du vivant d’un proche. 
 
L’Agence de la biomédecine met à disposition du grand public un site de questions/réponses : www.dondorganes.fr 
 
 
 

Parmi toutes les questions posées sur le site, le TOP 10* : 

 
Q1. Quels organes peut-on donner de son vivant ? 
Q2. Qui peut donner un rein à qui ? 
Q3. Le donneur et le receveur doivent-ils être compatibles ? 
Q4. Que se passe-t-il si le donneur et le receveur ne sont pas compatibles ? 
Q5. Le donneur doit-il être en bonne santé ? 
Q6. Pourquoi le donneur doit-il passer devant le tribunal de grande instance ? 
Q7. Est-ce qu’on vit bien avec un seul rein ? 
Q8. Les frais relatifs au don sont-ils remboursés ? 
Q9. Quels sont les avantages pour le receveur ? 
Q10. Quels sont les résultats de la greffe de rein à partir d’un donneur vivant ?
 
 
Les réponses aux 10 questions sont à télécharger sur le lien  :
 
 
 
 

LE REIN : UN ORGANE PARTICULIER 

 
Le rein est un organe indispensable à la vie car il permet : 
- d’éliminer des déchets de l’organisme, 
- de maintenir une hydratation normale 
- de maintenir la production des hormones et des vitamines indispensables à certaines fonctions de l’organisme. 
 
Certains patients, porteurs de maladies qui détruisent les reins vont évoluer progressivement (en général sur plusieurs années) en insuffisance rénale chronique. 
 
L’insuffisance rénale chronique correspond à une diminution du fonctionnement des reins. En effet ces derniers ne filtrent plus correctement le sang de l’organisme. Longtemps silencieuse, elle ne régresse pas et peut évoluer, en l’absence de diagnostic précoce, vers une insuffisance rénale chronique terminale. 
 
L’insuffisance rénale terminale est le stade ultime de l’insuffisance rénale chronique. La perte de la fonction rénale est telle que la vie de la personne peut-être en danger si elle n’est pas traitée.
 
 
 
 
Plus d'informations en cliquant sur l'image ci-dessous
 
 

 

Ne plus oublier sa pilule


 

 

 

92 % des utilisatrices de contraception orale ont oublié leur pilule entre une et cinq fois au cours des six mois précédents ! Ce que révèle une étude de 2010. Il est donc nécessaire de faciliter la prise de cette contraception de manière à réduire le nombre de grossesses non désirées. Il est déjà possible de mettre un rappel sur son téléphone portable mais, le Planning familial va plus loin en développant une application spécifique.

Pill’Oops a été développé par l’association départementale d’Ille-et-Vilaine du Planning familial. Le dispositif est maintenant disponible dans toute la France grâce à un téléchargement gratuit sur Android et iOs.

Avec l’application, vous pouvez programmer un rappel quotidien à l’heure de la prise de la pilule et bénéficier d’un suivi du cycle. Des informations sur les différents contraceptifs sont également mises à disposition. Ce programme s’adresse à toutes les femmes non ménopausées mais il sera certainement surtout utile aux femmes les plus jeunes.  Ce sont elles qui ont le plus recours à la pilule. De plus, en raison de leur âge et aussi d’une vie amoureuse souvent moins stable, les jeunes ont plus de risque d’oubli de la prise de leur pilule. 

 

https://play.google.com/store/apps/details?id=org.planningfamilial.pilloops&hl=fr

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Quand la thyroïde se dérègle

Lassitude, grosse fatigue ou bien lenteur intellectuelle et sur le plan physique peau sèche, ongles fragiles ou pertes de cheveux ... ce sont autant de symptômes non spécifiques qui peuvent révéler chez vous un problème de thyroïde. La glande thyroïde produit des hormones nécessaires à tout l’organisme, mais lorsqu'elle se dérègle, elle cause des désordre bien inconfortables. D'autant qu'elle a le pouvoir d'agir entre autre sur notre humeur, notre forme, notre poids et même notre vie sexuelle. Nous faisons le point sur ce sujet !

 

 

Personne n'est à l'abri

La glande Thyroïde peut être la proie de deux dysfonctionnements, l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Le plus fréquent est l’hypothyroïdie. La glande devenue un peu paresseuse produit moins, voire plus du tout d’hormone. Majoritaire chez les femmes, sa fréquence est élevée après la ménopause et au-delà de 50 ans.

L’iode est le principal ingrédient pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. Les cellules vont absorber et le transformer. L’alimentation joue donc un rôle important dans les désordres thyroïdiens et personne n’est à l’abri. On estime à environ 6 millions, le nombre de français concernés.

 

Un diagnostic difficile, un dépistage facilité.

Avec des symptômes non spécifiques et en plus très variés, le diagnostic n’est pas toujours évident à faire.

En cas de doute, le dépistage disponible en pharmacie est une première étape. Un autotest (Alere Thyroïde Home Test, 15€) permet d’évaluer rapidement chez soi le taux d’hormones dans le sang. Le Home test est positif si le taux est élevé.

Face à une probable déficience de la Thyroïde, il faut alors consulter un médecin au plus vite. Il commencera par palper le cou du patient à la recherche d'une anomalie et si les doutes persistent, prendra la décision de demander une analyse en laboratoire pour mesurer la concentration de l'hormone thyroïdienne.

Des examens plus poussés comme une échographie ou une scintigraphie peuvent s’avérer nécessaires en dernier recours.

 

Un traitement simple pour faire disparaître les symptômes.

Malheureusement, on ne guérit pas de désordres thyroïdiens. Mais les symptômes disparaissent grâce à un bon suivi médical et un traitement simple et adapté.

Le traitement consiste généralement à prendre par voie orale, une hormone de synthèse qui se transforme dans le sang. Trois à six mois suffisent en règle générale pour que les symptômes disparaissent complètement.

Il est donc utile de dépister au plus vite ce type de désordre afin de pouvoir agir et surtout écarter toute crainte d'une pathologie plus sévère.

 

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Médecines alternatives contre le cancer : danger

Refuser le traitement conventionnel multiplie par 5 le risque de mourir d’un cancer du sein. Certains malades optent pourtant pour un traitement alternatif à celui proposé par les médecins en cas de cancer. Il en est même qui refusent de commencer un traitement alors qu’ils sont aux stades initiaux de leur cancer.

 

Or, une récente étude a montré que le risque de mourir en optant pour une médecine alternative apparaît quintuplé pour le cancer du sein, quadruplé pour le cancer colorectal, doublé en cas de cancer du poumon.

Bénéficier en complément du traitement classique de médecines complémentaires (acupuncture, homéopathie, plantes, sophrologie…), c’est différent, car cela peut aider à accepter ou mieux tolérer des traitements de type chimiothérapie ou radiothérapie.
Mais, les médecines alternatives n’ont pas encore prouvé leur efficacité, il a même été prouvé pour certaines d’entre elles qu’elles ne marchaient pas. Il convient donc de rester prudent.

Si les médecines complémentaires peuvent se justifier en accompagnement, les médecines dites alternatives, ou « parallèles », ou « douces » ou encore dites « traditionnelles », ne peuvent remplacer un traitement conventionnel ou c’est alors prendre de gros risques.

 

Iconographie Atelier Frantz Lecarpentier/Phovoir

 

De plus en plus de rougeole en Europe

On s’en doutait, la population n’est pas assez vaccinée sur notre continent. Il faut absolument lutter contre les réticences de certains vis-à-vis de la vaccination. L’augmentation du nombre de cas de rougeole est, à cet égard, fort probant. En France et dans 6 autres pays européens, 500 cas de rougeole ont été déclarés en à peine trois mois.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la couverture vaccinale est toujours insuffisante en Europe. En 2015, les chiffres donnaient un peu plus de 93% de la population européenne âgée de 12 à 23 mois qui avait reçu au moins une dose du vaccin contre la rougeole. Or, pour qu’une campagne de vaccination soit vraiment efficace, il faut qu’au moins 95% de la population ait reçu, non pas une seule mais, les deux doses de vaccin contre la rougeole (vaccin rougeole-oreillon-rubéole, ROR).

Depuis 2008, on note tout de même une évolution favorable en France, mais ce n’est pas suffisant. En 2015, 93,2 % des élèves de CM2 avaient reçu les deux doses nécessaires alors qu’ils étaient 85 % en 2008.

Tant que le niveau d’immunisation ne sera pas atteint, les épidémies se poursuivront en Europe.  2000 cas entre février 2016 et janvier 2017 en Roumanie, 238 cas en Italie rien que pendant les premières semaines de 2017, 44 cas de rougeoles entre le 30 janvier 2017 et début mars dans les secteurs de Metz et de Forbach (Moselle).

Rappelons que si elle est généralement bénigne, la rougeole peut entraîner de réelles complications comme la cécité, l’encéphalite, la pneumonie ou de sévères diarrhées chez les sujets de moins d’un an ou de plus de 20 ans. De même chez les femmes enceintes, elle peut provoquer des fausses-couches ou des accouchements prématurés.

La protection la plus efficace pour prévenir l’infection reste la vaccination en 2 fois. Si elle n’est pas obligatoire, elle est chaudement recommandée. La première injection doit être faite à l’âge de 12 mois et la seconde injection entre 16 et 18 mois. C’est indispensable pour l’efficacité du vaccin.

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Prévention des cancers de la peau

Risques solaires : mieux comprendre pour mieux se protéger

 

A l’occasion de la saison estivale, l’Institut national du cancer et Santé publique France rappellent les gestes de prévention essentiels pour profiter des beaux jours en toute sécurité, par le biais d’une infographie.

 
 

 

11 vaccins obligatoires pour les enfants

A partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront être vaccinés contre 11 maladies

C’est un fait, on meurt encore de la rougeole en France aujourd’hui. Et pourtant il existe un vaccin. Mais la rougeole n’est pas seule en cause. A ce jour, les enfants de moins de deux ans sont vaccinés obligatoirement contre la diphtérie, le tétanos et la polio. C’est bien, mais c’est insuffisant. Alors les pouvoirs publics ont pris une décision courageuse d’imposer et d’étendre la vaccination obligatoire de 3 à 11 vaccins pour les enfants.

Courageux car, à tort ou à raison dès que l’on parle de vaccins les avis dans la population française sont parfois très tranchés et il n’est pas rare de trouver des citoyens totalement hostiles à la vaccination de leur progéniture.

Madame la ministre nous à rassurés, cela ne coûtera rien puisque l’assurance Maladie et les mutuelles couvriront 100% des dépenses. Et pour les cas particuliers le ministère travaille dessus.

Madame Buzyn sait qu’il va falloir faire preuve de pédagogie pour passer des recommandations à l’obligation mais elle nous explique avec patience son plan d’action qui verra le jour en 2018.

Ne l’oublions jamais, le vaccin nous protège mais il protège aussi les autres. Car à l’heure ou  des pays émergeants ne rêvent que de disposer tout simplement des vaccins, n’ayons pas peur de protéger nos enfants dans notre pays privilégié. Et que les industriels se mettent au travail pour fournir les doses de vaccin en quantité suffisante dès 2018. 

FL
 
 
 

****************

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé va proposer au Parlement de rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins actuellement obligatoires.

 

Cette décision répond à une nécessité de santé publique. La France a des taux de couverture vaccinale meilleurs que les autres pays pour les vaccins obligatoires, mais ils sont en revanche très insuffisants pour la plupart des vaccins recommandés.


Cette couverture vaccinale insuffisante, à l’origine d’épidémies, a conduit à la réémergence de certaines maladies et engendré des hospitalisations et des décès évitables. Ces maladies transmissibles sont, en outre, particulièrement dangereuses pour les enfants et les personnes plus les fragiles : la vaccination n’est pas seulement un acte individuel, elle est également destinée à protéger son entourage.

Se faire vacciner permet de se protéger et de protéger les autres.


Les vaccins contre l’haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites), le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites) seront désormais obligatoires. Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite le resteront.


La vaccination a permis de sauver des millions de vies, en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leur éradication. Les chiffres en attestent.


Avant la généralisation de la vaccination, durant la seconde moitié du XXème siècle, on déplorait annuellement 3 000 décès par diphtérie et 200 décès d'enfants par poliomyélite en France. Le tétanos entraînait environ 1 000 décès par an, on en compte aujourd’hui moins de 5 chaque année.


Depuis l’introduction de la vaccination, les infections invasives à haemophilus influenzae de type B ont baissé de plus de 95% alors que l’on observait près de 600 cas par an auparavant.


Grâce à la vaccination contre les infections invasives à pneumocoque chez l’enfant depuis 2003, le nombre de ces infections, source d’hospitalisation et de complications, a été réduit de moitié. Grâce à l’immunité de groupe, on observe également une diminution de 40% de ces infections sévères chez l’adulte et les personnes âgées.
Mais la couverture vaccinale n’est pas suffisante pour protéger la population de façon satisfaisante.


Les infections invasives à méningocoque C peuvent provoquer de graves séquelles (notamment un retard mental) et sont parfois mortelles. Entre 2011 et 2015, 255 cas ont été déclarés chez des sujets âgés de 1 à 24 ans. Parmi eux, 25 sont décédés. Ces cas et ces décès auraient pu être évités par la vaccination.

Les couvertures vaccinales contre l’hépatite B sont insuffisantes en France : 40% chez l’adolescent, 60% chez l’adulte. On estime que plus de 2 000 cas d’hépatite B sont survenus en France entre 2006 et 2013 chez des sujets non vaccinés. Outre les atteintes aigües parfois mortelles (14 hépatites fulminantes en 2016-2013 parmi les 408 survenues chez des sujets non vaccinés), ces infections peuvent exposer à des formes chroniques sévères (cirrhose, cancer du foie).


En ce qui concerne la rougeole, la couverture vaccinale à 2 ans est de 78% alors que, tant qu’elle n’atteindra pas le niveau de 95 %, le risque de vagues épidémiques périodiques persistera. Entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France. Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique et 10 sont décédés.


L’extension de l’obligation vaccinale permettra de répondre à ces enjeux majeurs de santé publique.

En pratique, l’extension à 11 vaccins obligatoires représente 10 injections pour les enfants, étalées sur 2 ans. Au moins 70 % des enfants connaissent déjà ces 10 injections sur 2 ans et 80 % plus de 8 injections.


Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 100 % : 65 % de leur prix est remboursé par l’Assurance maladie, 35 % par les assurances complémentaires qui offrent un « contrat responsable ». Les patients n’auront pas de coût à leur charge. Par ailleurs, il existe différents circuits adaptés, notamment les centres de vaccination, qui proposent des prises en charge totalement gratuites. Un rendez-vous annuel sera instauré pour faire l’état des lieux de la vaccination en France : progression de la couverture vaccinale, épidémiologie des maladies concernées, pharmacovogilance, nécessité de faire évoluer la liste des vaccins obligatoires…

Source Ministère des Solidarité et de la Santé

 

Plus de tétine ni de pouce après 3 ans

Plus de tétine ni de pouce après 3 ans

 

 

C’est dans le ventre de sa maman que le futur bébé développe les mouvements de succion qui lui seront indispensables à sa survie après la naissance. En effet, dès la 12e semaine in utero, il absorbe le liquide amniotique.

Chez le jeune enfant, la succion présente des avantages et pas seulement au niveau nutritif. Elle apporte du plaisir et calme l’enfant. Cependant cela entraîne des inconvénients surtout lorsqu’elle se prolonge trop longtemps.

Ainsi, la succion du pouce ou de la tétine empêche d’appuyer la langue sur le palais et de stimuler sa croissance car elle est maintenue à l’intérieur de la mâchoire inférieure.

Si votre enfant conserve l’habitude à un âge avancé d’une tétine ou de sucer son pouce, le risque d’avoir un palais étroit, une béance antérieure et des dents supérieures en avant est plus important. La succion empêche également de fermer correctement la bouche et donc de muscler les lèvres.

De plus, si le palais s’est mal formé, des problèmes respiratoires peuvent survenir en raison de fosses nasales trop étroites. Ainsi, des rhinopharyngites, des rhinites, de l’asthme, des otites et parfois des apnées du sommeil peuvent résulter d’une mauvaise ventilation.

Il est donc recommandé de supprimer la tétine avant l’âge de 4 ans tout comme il faut essayer de faire en sorte qu’il ne suce plus son pouce. Pour cela, enlevez progressivement un doudou, limitez la présence de la tétine au moment de l’endormissement.

L’entrée à la maternelle avec toutes les nouvelles activités est souvent le moment opportun pour réaliser ce changement qui fait souvent peur aux parents.

Il conviendra toutefois de ne pas procéder au changement d’habitude à certains moments plus délicats comme un déménagement, une séparation, juste à la rentrée scolaire.

Les vacances constituent souvent un bon moment pour encourager son enfant à arrêter et il est alors plus facile de le motiver. En général, deux semaines suffisent pour abandonner la tétine ou le pouce et au bout de 3 mois tout est oublié. Si cela s’avère trop difficile, n’hésitez pas à consulter un médecin ou un orthodontiste. La parole d’un intervenant extérieur est une bonne aide. 

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Alerte canicule

En cas d’épisode de forte chaleur, un numéro d’information est mis à disposition du public :

 

Canicule-info-service 0 800 06 66 66 

 
Votre santé est en danger lorsque la température extérieure est plus élevée que la température habituelle dans votre région.
 
 
Retenez : 
 
- La chaleur fatigue toujours
- Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur
- La pollution de l’air et l’humidité aggravent les effets liés à la chaleur.
 

 

Dastri c'est quoi ?

 

Dastri, c’est quoi ?

 
 
 

Eco-Organisme à vocation sanitaire financé en totalité par les industriels de santé, DASTRI met à disposition des patients en auto-traitement ,  une solution de proximité simple et sécurisée pour l’élimination des déchets de soins piquants coupants tranchants qu’ils produisent au domicile et qui représentent un risque pour la collectivité.

 
 
Disponible gratuitement dans toutes les pharmacies, la boîte à aiguilles (BAA) DASTRI permet de collecter les déchets de soins perforants qui représentent un risque pour la collectivité et qui doivent être triés pour la sécurité de tous. Les BAA doivent ensuite être rapportées dans un point de collecte géolocalisable via le site de Dastri.fr (+ 16 700 points disponibles en métropole et en outre-mer).
 
 

Dastri est un service de proximité, simple et gratuit pour les patients

 
 
 
 
DASTRI inscrit son action en partenariat avec les acteurs de santé et les acteurs institutionnels dans une logique de réduction des impacts environnementaux.
 
 
 

Les missions

 
L’activité de l’éco-organisme DASTRI s’articulera autour des  principales missions ci-dessous :
1. La mise à disposition gratuite de contenants spécifiques appelés « boîtes à aiguilles » (BAA)
2. La collecte et l’élimination de ces BAA.
3. L’information, la communication et la  sensibilisation de  l’ensemble des acteurs de la filière.
 
 
 

Retrouvez Dastri en quelques chiffres clés

 

 

Pour en savoir plus sur Dastri  www.dastri.fr

 

Pic de chaleur, les bons gestes

 

Fin mai début juin, une vague de chaleur

 

Comme en été avec la canicule adoptez les bons gestes !

 
 
 
 
 
Les conseils de Santé Publique France.Les pouvoirs publics rappellent les conseils simples à adopter par tous, mais surtout par les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées, dépendantes ou malades, femmes enceintes, nourrissons…) afin de lutter au mieux contre les conséquences  de la chaleur :
 
 

Buvez régulièrement de l’eau ;

 

Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;

 
Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps plusieurs fois par jour (au moins le visage et les avants bras, avec des serviettes humides par exemple) ;Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
 
Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais si ce n’est pas possible chez vous (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...) ;
 
Evitez les efforts physiques ;
 
Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
 
Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.
 
Les personnes fragiles peuvent avec  leur entourage :
 
Prévoir le matériel nécessaire pour lutter contre la chaleur : brumisateur, ventilateur, climatiseur….
Avoir une liste des lieux climatisés (ou frais) où se rafraîchir près de chez elles : grande surface, commerce, cinéma, bibliothèque, musée…
 
Ne pas hésiter à demander conseil à son médecin, tout particulièrement en cas de problème de santé ou de traitement médicamenteux régulier (adaptation de doses par exemple).
 
 
 
Si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, incitez les à s’inscrire sur la liste mise à leur disposition par chaque mairie afin de recevoir de l’aide de bénévoles, et, pendant une vague de chaleur, prenez de leurs nouvelles régulièrement.
 
 
 
 
Source Santé Publique France/Iconographie Santé Publique France/
 
 
 

 

Attention aux fenêtres avec les enfants

Santé publique France renouvelle la campagne de prévention du risque de défenestration des enfants

 
Avec l’arrivée des beaux jours et des premières chaleurs, les risques de chutes par la fenêtre augmentent. Santé publique France renouvelle la campagne de prévention contre les défenestrations accidentelles afin de sensibiliser les parents d’enfant en bas âge et les informer sur les précautions à prendre.
 
Chaque année, plusieurs dizaines d’enfants chutent accidentellement d’une fenêtre ou d’un balcon. Ces accidents de la vie courante ont des conséquences redoutables, d’autant qu’ils surviennent surtout chez les très jeunes enfants.
 
 

Quelques chiffres

 
Selon la dernière enquête réalisée en 20131 par Santé publique France en collaboration avec l’hôpital Necker-enfants malades :
 
  •  Les chutes accidentelles de grande hauteur concernent surtout les enfants de moins de 6 ans (62 %), majoritairement des garçons (70 %) ;
  •  Dans 49 % des cas, la chute a eu lieu alors que l’ouverture disposait d’une protection et dans 50 %, un meuble se trouvait sous l’ouverture ;
  • Dans 82 % des chutes, un adulte était présent dans le logement au moment de la chute. Un meuble se trouvait sous l’ouverture dans plus de la moitié des cas.
 
 

Ces accidents ont principalement lieu pendant les heures de préparation des repas au printemps et en été.

 
 
Afin de sensibiliser les parents d’enfants en bas âge et de les informer sur les précautions à prendre pour éviter les défenestrations, Santé publique France diffuse deux affiches. Elles rappellent qu’il ne faut jamais laisser un enfant sans surveillance près d’une fenêtre ouverte ou sur un balcon, ni disposer à ces endroits des meubles ou des objets que les plus jeunes pourraient "escalader".
 
 
 
Crédit photo/Phovoir

 

2 mai, journée Mondiale de l'Asthme


 

 

A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme le 2 mai, l’association Asthme & Allergies nous rappelle quelques chiffres en France. C'est aussi l'occasion de découvrir qu'il existe un peu partout en France des Ecoles de l'Asthme

 

L’asthme en quelques chiffres ..

 
Il y a plus de 4 millions d’asthmatiques en France 
(6,7% de la population et 9% des enfants).
 
Il s’agit de la première maladie chronique de l’enfant. L’asthme provoque encore 1 000 décès par an chez les moins de 65 ans.
 
Le coût de cette maladie pour la société est important car elle est responsable de 600 000 journées d’hospitalisation et de 7 millions de journées d’arrêt de travail par an. 
 
Une cause allergique est retrouvée chez 70 à 80 % des adultes asthmatiques et chez 95 % des enfants atteints.
 
 
 

Mieux vivre son asthme grâce à l’éducation thérapeutique avec l’Ecole de l’Asthme

 
Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver lorsqu’on a de l’asthme. Certes, il existe des médicaments très efficaces pour contrôler la maladie, mais la personne doit néanmoins respecter un cahier des charges assez lourd :
 
bien connaître ses symptômes pour prévoir et éviter l’apparition d’une crise,
savoir surveiller son souffle,
aménager son environnement,
savoir utiliser correctement ses médicaments…
 
 
Tout cela ne va pas de soi, et l’asthmatique se sent parfois seul et démuni devant tous ces comportements à adopter, d’autant plus que le médecin n’a pas toujours suffisamment de temps pour aborder tous ces sujets lors de la consultation.
 
C’est pourquoi, depuis plusieurs années, il existe des écoles de l’asthme dont l’objectif est précisément d’accueillir les personnes malades et de les aider à acquérir des compétences. Les écoles de l’asthme ne proposent pas des cours théoriques et compliqués ou des groupes de parole mais plutôt  des ateliers interactifs permettant d’acquérir des connaissances ou des savoirs immédiatement applicables dans la vie de tous les jours.
 
L’éducation des patients proposée dans les écoles de l’asthme est réellement considérée aujourd’hui comme faisant partie intégrante du traitement car elle a largement prouvé son efficacité. En effet, il existe de nombreuses études par le monde qui ont montré que les personnes asthmatiques ayant bénéficié de l’éducation s’en sortent beaucoup mieux : leur asthme est mieux contrôlé, elles ont moins de crises, moins de gênes respiratoires la nuit, sont moins souvent hospitalisées et ont moins d’absences à l’école ou au travail. Ces résultats ont conduit les autorités de santé françaises (HAS www.has-sante.fr , DGS www.sante.gouv.fr ) à mener une réflexion afin d’inciter les professionnels de santé à mettre en place des structures d’éducation et encourager les malades à participer à ces formations. Souhaitons que l’offre d’éducation s’élargisse afin que chaque asthmatique puisse trouver une école de l’asthme proche de son domicile.
 
Souhaitons que cette éducation, aujourd’hui dispensée par des professionnels de santé encore trop souvent bénévoles, soit enfin officiellement reconnue comme un acte de soins et bénéficie ainsi d’une prise en charge par l’Assurance Maladie.
 
 
Retrouvez la liste des écoles de l’asthme du le site Asthme et Allergies

 

L'influence des écrans sur le surpoids

 

Le temps passé à regarder la télévision, dès l’âge de deux ans, influence le poids de l’enfant quelques années plus tard, c’est ce qu’a révélé étude française.

Avec près de 12% des jeunes enfants en surpoids ou obèses dans les pays développés, et 6% dans les pays en développement en 2010.

On le sait la proportion d’obésité infantile a atteint un seuil épidémique au niveau mondial. En 2010, elle touchait déjà 12% des jeunes enfants dans les pays développés dans les pays développés et 6% dans les pays en développement.

Les facteurs génétiques, l’environnement intra-utérin du fœtus ou l’alimentation n’expliquent pas tout. Il est évident que le manque d’activité physique chez les très jeunes enfants a aussi un impact.

L’étude réalisée a montré qu’à deux ans, 28% des garçons et 38% des filles passaient moins de deux heures dehors au printemps et en été alors qu’il est recommandé aux enfants de 1 à 5 ans de bouger un minimum de trois heures par jour. 

De plus, les résultats de l’étude montrent que plus les garçons passent de temps devant des écrans à deux ans, plus ils ont un pourcentage de masse grasse corporelle élevé à 5 ans. Chez les filles, ce sont celles qui passent le moins de temps à jouer en plein air à 2 ans qui sont le plus en surpoids.

Le temps passé devant la télévision l’est au dépend du sommeil, or on sait qu’un manque de sommeil pendant la petite enfance est lié à un excès de poids. 

Il y a donc bien un lien entre une exposition précoce aux écrans et le surpoids. Il convient donc de limiter la télévision et d’encourager les jeux en plein air dès le plus jeune âge.

 

 

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Bien bouger tous les jours

Bien bouger oui, mais tous les jours un peu

La Fédération Française de cardiologie donne quelques astuces pour plus bouger.

 

L’activité physique, ce n’est donc pas que du sport, c’est aussi une manière de bouger au quotidien.

Pensez ainsi à aller à l’école à pied ou à vélo avec ses enfants ou petits-enfants, pour leur transmettre de bons réflexes. 

Descendez une station de métro ou de bus plus tôt. Prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur ou les escalators. 

Garez-vous à cinq minutes de chez vous et préférez la marche ou le vélo pour des trajets inférieurs à 2 km.

Il est important aussi de se lever et de bouger deux ou trois minutes toutes les deux heures quand vous travaillez assis.

Quelques conseils pour se lever plus souvent au travail. 

Nous vous conseillons d’aller voir un collègue plutôt que de lui envoyer un mail. 

Vous pouvez aussi téléphoner debout. 

Faire des réunions debout dans son entreprise. 

Enfin, un petit truc c’est de placer sa poubelle à plusieurs mètres de son bureau pour se lever pour la remplir.

L’idéal aussi est de compléter ces activités physiques quotidiennes par trois séances de sport hebdomadaires.

 

Photos Phovoir AFL

 

 

Une jonquille pour Curie, l'espoir contre le cancer

Dépistage du cancer du col de l'utérus

Cancer du col de l’utérus, les chiffres clés

Chaque année, 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont découverts. Ils provoquent 1100 décès.

Sur les 235 000 frottis réalisés, 31 000 révèlent des lésions précancéreuses ou cancéreuses.

L’âge moyen de diagnostic est à 51 ans et celui de décès à 64 ans.

 

Source INCA

 

Le rôle des pharmaciens dans la prévention et la promotion en santé


 

 

La prévention et la promotion de la santé concernent tous les professionnels de santé proches des patients qu’ils soient bien portants ou malades et les pharmaciens comme les biologistes médicaux ont un rôle à jouer dans ce domaine. 

Les 22000 pharmacies ont de nombreux atouts grâce à leur répartition sur tout le territoire et leurs contacts quotidiens avec plus de quatre millions de personnes. Les officinaux sont particulièrement formés dans les domaines du médicament, de l’éducation à la santé, de l’éducation thérapeutique, ils peuvent donc agir dans tous les champs de la prévention.

Dans le cadre de la prévention primaire, ils donnent des conseils comme sur la vaccination et pour cela ils disposent de moyens de communications adaptés avec les vitrines, des affiches, des documents en libre-accès.

En matière de prévention secondaire, les pharmaciens dispensent des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) dont ils expliquent l’usage et les résultats en collaboration avec les biologistes médicaux et les médecins traitants,

A propos de préventions secondaire et tertiaire, les pharmaciens commencent à agir en participant à des actions d’éducation thérapeutique et des entretiens pharmaceutiques.

 

Enfin, d’une manière générale sur la promotion de la santé, les pharmacies contribuent notamment :

- à la lutte contre les addictions : tabac, alcool, cannabis, et autres drogues,

- à la promotion de l’activité physique et sportive,

- à la lutte contre le dopage,

- à l’éducation à la santé dès l’école primaire,

-  à l’action dans la prévention de la iatrogénie médicamenteuse.

 

Illustration Atelier Frantz Lecarpentier®

 

Le Dossier Pharmaceutique


 

Le Dossier Pharmaceutique est un service gratuit proposé par votre pharmacien.

Il contient des données sur votre identification (nom, prénom, date de naissance…) ainsi que la liste des médicaments qui vous ont été délivrés avec ou sans ordonnance pendant les quatre derniers mois dans la quasi-totalité des pharmacies de ville où vous vous êtes rendu(e). Il est également utilisé dans les pharmacies hospitalières équipées.

 

 

Depuis le décret du 24 février 2015 et l’autorisation de la CNIL du 17 décembre 2015, les données présentes dans le DP relatives aux vaccins sont accessibles pendant 21 ans et celles relatives aux médicaments biologiques pendant 3 ans.

Ces données sont ensuite archivées pendant une durée complémentaire de 32 mois puis détruites.

 

Ouverture d’un DP : le consentement est obligatoire.

Pour pouvoir créer un DP, le pharmacien doit recueillir le consentement exprès et éclairé du patient. L’article L. 1111-23 du code de la santé publique précise qu’« afin de favoriser la coordination, la qualité, la continuité des soins et la sécurité de la dispensation des médicaments  […], il est créé, pour chaque bénéficiaire de l'assurance maladie, avec son consentement, un dossier pharmaceutique ».

 

Impossibilité technique de créer un DP après 3 refus du patient.

Le patient est libre de refuser l’ouverture d’un DP, c’est son droit. Et vous devez respecter son choix. L’hébergeur de données du DP garde en mémoire chaque proposition de création d’un DP refusée par le patient. Pour renforcer le respect de cette demande de la CNIL, désormais, après trois refus du patient, toute tentative de création de DP est techniquement bloquée pendant trente-six mois. Si le pharmacien tente d’ouvrir un DP, un message d’erreur est envoyé au logiciel de gestion d’officine.

 

 

L'expression du refus sur le don d'organes


 

Depuis 1976, la loi fait de chaque Français un donneur d’organes présumé, tout en rappelant la possibilité de s’opposer à un tel prélèvement. Le registre national des refus devient le moyen principal d’expression du refus de prélèvement. Principal mais non exclusif.

 

Un décret du 11 août 2016 précise les autres modalités d’expression du refus :

Chaque personne opposée au prélèvement de tout ou partie de ses organes peut faire un écrit, qui devra être confié à un proche. Ce dernier pourra ainsi le transmettre à l’équipe médicale en cas de décès rendant envisageable un prélèvement d’organes-tissus.

Chacun peut aussi faire savoir son opposition de vive-voix à ses proches. Dans ce cas, il sera demandé de retranscrire par écrit les circonstances précises de l’expression de ce refus et au proche qui l’a fait connaître de signer cette retranscription.

 

Des règles de bonnes pratiques relatives à l’abord des proches dans les circonstances d’un décès permettant d’envisager un prélèvement d’organes ont été élaborées. Elles sont le fruit d’une concertation entre l’Agence de la biomédecine et l’ensemble des parties prenantes (sociétés savantes, coordinations hospitalières, associations…).

 

 

 

Nous sommes tous donneurs d’organes présumé à moins d’avoir exprimé un refus.

 

Le registre national des refus :

http://www.dondorganes.fr/sites/default/files/atoms/files/formulaire_registre_refusvf.pdf

 

 

 

La prévention du diabète


 

 

 

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de personnes souffrant de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014. La mort d’un million et demi de personnes a été directement liée au diabète en 2012, tandis que 2,2 millions d’autres pouvaient être « attribuées à l’hyperglycémie ». D’ici quinze ans, le diabète représentera la septième cause de décès dans le monde. Il convient impérativement donc de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge du diabète.

 

Le 14 novembre a été choisi pour organiser la journée mondiale de sensibilisation au diabète en l’honneur de Frédérick Banting médecin et scientifique canadien, co-découvreur de l’insuline et récompensé par le Prix Nobel. Il ignorait l’importance future du diabète.

 

En France, comme dans la plupart des pays européens, le taux de mortalité dans la population générale a diminué au cours des dernières décennies. Cette diminution est surtout liée à une diminution de la mortalité pour les principales causes de décès que sont les cancers et les maladies cardiovasculaires 1. Mais ce n’est pas forcément le cas pour les malades diabétiques. Comme le rappelle la Fédération française du diabète (FFD), le diabète tue dix fois plus que les accidents de la route.

 

Une récente étude*, publiée dans le Bulletin épidémiologique et portant sur l’évolution de la mortalité et de la surmortalité à 5 ans des personnes diabétiques par rapport à la population générale, en France métropolitaine, au cours de la période 2002-2012, montre que malgré une diminution des taux de mortalité entre les deux périodes, la surmortalité globale par rapport à la population générale reste élevée sur la période la plus récente, chez les hommes comme chez les femmes. L’excès de mortalité par maladie cardiovasculaire reste élevé chez les hommes et plus particulièrement chez les femmes, chez lesquelles il ne diminue pas entre les deux périodes. Ces résultats rappellent l’importance des mesures de prévention des complications cardiovasculaires du diabète et soulignent que des progrès sont encore nécessaires.

 

Une autre étude* démontre l’importance de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge des complications dégénératives du diabète. Elle souligne aussi le poids de la polypathologie (cancers surtout, mais aussi maladies infectieuses, maladies de l’appareil digestif, maladies du foie…) et la complexité qu’elle entraine dans la prise en charge des personnes diabétiques.

 

Comme le souligne le Bulletin, il convient de modifier le mode de vie des personnes diabétiques de type 2 et d’améliorer la prise en charge des complications. Cette prévention doit être adaptée au profil socioéconomique de la personne diabétique afin de réduire les inégalités sociales observées dans la mortalité liée au diabète.

 

Rappels

 

Le diabète de Type 1

Il touche 3,5 millions de patients en Europe et aux US. Il concerne donc 10% des diabétiques, plutôt les personnes jeunes.

Ce diabète est lié au manque d’insuline dû à la destruction des cellules du pancréas responsables de sa production

Les symptômes sont une soif intense, un appétit exagéré, un amaigrissement et il est mis en évidence par un taux de sucre trop élevé dans le sang et les urines.

Le traitement à vie se fait par des injections quotidiennes d’insuline.

 

Le diabète de Type 2

Il concerne 90% des diabétiques et apparaît surtout chez des personnes en surpoids après 40 ans.

Il est dû à une résistance du corps à l’insuline, cette hormone ne parvenant plus à faire rentrer le sucre dans les cellules

Aucun symptôme physique n’est visible. Le diabète de Type 2 ne peut être détecté que par mesure de la glycémie (taux de glucose dans le sang du patient).

Le traitement se fait d’abord par médicaments, puis par injection quotidiennes et enfin par l’usage de pompes si les précédents sont inefficaces. Notons qu’une démarche pour diminuer la surcharge pondérale permet de lutter efficacement contre ce type de diabète.

 

Le diabète gestationnel survient uniquement pendant la grossesse.

 

 

1 adulte atteint de diabète sur 4 n’est pas diagnostiqué

 

En conclusion, un diabète mal soigné peut générer de lourdes complications, il augmente de 50 % les risques cardiaques et d’AVC, il peut provoquer des neuropathies au niveau des pieds pouvant entrainer ulcérations ou infections et éventuellement mener à l’amputation, 1% des cas de Rétinopathies (cause majeure de cécité irréversible) sont dues au diabète et 10 à 20% des diabétiques souffrent d’insuffisance rénale.

 

A travers ses nouvelles missions, votre pharmacien s’investit logiquement dans la prise en charge des patients diabétiques. Il peut vous proposer des entretiens de prévention de manière à vérifier vos facteurs de risque, vous conseiller et vous orienter selon les résultats de ce dépistage.

 

 

* Bull Epidémiol Hebd. 2016;(37-38):668-75. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2016/37-38/2016_37-38_1.html

 

 

Photos Atelier Frantz Lecarpentier / Phovoir

 

 

Des génériques efficaces et sûrs

Des génériques efficaces et sûrs

Le médicament générique est conçu à partir d’une molécule dont l’efficacité et la sécurité d’emploi bénéficient d’un recul d’environ 10 ans d’études et au moins 10 ans d’utilisation en pratique. Son autorisation de mise sur le marché (AMM) demande la preuve de sa bioéquivalence, c’est donc la garantie d’une efficacité thérapeutique et d’une sécurité d’emploi identiques à celles de la spécialité d’origine, quelles que soient ses différences de présentation.

Les études comparant efficacité et/ou tolérance des spécialités génériques et princeps ne montrent globalement aucune différence, y compris pour les médicaments à marge thérapeutique étroite.

En 2012, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a analysé l’efficacité et les éventuels effets secondaires des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine. Les travaux et études publiés ont démontré globalement une absence de supériorité des médicaments d’origine par rapport aux médicaments génériques.

Toujours en 2012, l’Assurance Maladie a publié une étude menée sur des effectifs importants (100 000 patients) suivis pendant 2 ans afin de comparer l’efficacité du princeps de la simvastatine avec celle de ses spécialités génériques. 3 critères du risque cardiovasculaire étaient étudiés : survenue de décès, d’infarctus et d’AVC. L’étude a montré là aussi qu’il n’existe aucune différence d’efficacité sur la prévention de ces 3 événements. 

 

Photo AFL/Phovoir

 

Dépistage gratuit du cancer du sein

Octobre rose - Dépistage gratuit du cancer du sein

Le dépistage gratuit du cancer du sein est effectif lorsque l’assuré « se trouve dans une situation clinique nécessitant un dépistage spécifique du cancer du sein, fixée par décret en Conseil d’Etat ».

Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous pouvez aussi bénéficier du dépistage gratuit du cancer du sein parce qu’une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie.

Mais s’il est détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. Ce dépistage concerne toutes les femmes entre 50 et 74 ans, sans symptômes et n'ayant pas de facteurs de risque particuliers de cancer du sein.

Elles peuvent bénéficier, tous les 2 ans, sur cette période de leur vie, de mammographies de dépistage : un moyen efficace, simple et gratuit pour détecter un cancer du sein le plus tôt possible.

Cela étant, même entre deux mammographies de dépistage, vous devez surveiller vos seins. Durant les deux années qui s’écoulent entre deux mammographies de dépistage, certains cancers peuvent apparaître.

Consultez au moins une fois par an votre médecin traitant ou votre gynécologue pour un examen clinique de vos seins. Si vous constatez une bosse, une rougeur sur vos seins ou un écoulement anormal, n’hésitez pas à consulter.

 

 

 

Photo AFL/Phovoir

La iatrogénie médicamenteuse


 

Ce risque touche particulièrement les personnes âgées. 

En effet, comme elles souffrent souvent de plusieurs maladies chroniques, les personnes âgées prennent tous les jours plusieurs médicaments. Cette polypathologie et cette polymédication s’accompagnent d’un risque accru de prescriptions inappropriées, d’interactions entre les médicaments et d’effets indésirables.

En moyenne, les personnes entre 75 et 84 ans consomment 4 médicaments par jour.

La moitié des personnes de plus de 75 ans prennent au moins 5 médicaments durant un trimestre.

Une utilisation de médicaments inappropriés a été retrouvée chez 53,5 % des patients de plus de 75 ans.

Parlez-en avec votre pharmacien.

 
 
Photo AFL/Phovoir©

 

Prélèvement d'organe

Les modalités d'expression du refus de prélèvement d'organe

Sauf inscription sur un registre colligeant les refus de prélèvement, toute personne était présumée favorable au don de ses organes, selon la loi Cavaillet du 22 décembre 1976.

Depuis 1994 et la première version des lois de biomédecine, il était prévu qu’en plus de la vérification du registre des refus, un dialogue s’engage avec la famille de manière à connaître la position du défunt à l’égard du don d’organes.

Porté par le professeur Jean-Louis Touraine et le docteur Michèle Delaunay un amendement à la loi de santé présenté à l’assemblée nationale.

En avril 2015, un texte rappelait qu’une concertation devait être menée avant son entrée en vigueur et que le refus du don d’organe devrait pouvoir s’exprimer par d’autres moyens que la seule inscription au registre des refus (les modalités devant être précisées par décret). Ce décret a été publié au journal officiel le 14 août dernier.

Le recueil des volontés du défunt nécessite donc une attestation écrite et signée par un proche ce qui lui confère un caractère plus solennel. 

 « Une personne peut également exprimer son refus par écrit et confier ce document à un proche. Ce document est daté et signé par son auteur dûment identifié par l'indication de ses noms, prénom, date et lieu de naissance » précise ce décret.

« Lorsqu'une personne, bien qu'en état d'exprimer sa volonté, est dans l'impossibilité d'écrire et de signer elle-même ce document, elle peut demander à deux témoins d'attester que le document qu'elle n'a pu rédiger elle-même est l'expression de sa volonté libre et éclairée. »

 

 

Exprimez votre choix sur dondorganes.fr

 

Manifeste pour la pharmacie française

Une campagne inédite pour la pharmacie française

 

L’ensemble de la profession, Ordre, syndicats, groupements de pharmaciens et étudiants, tire le signal d’alarme car la pharmacie connaît une situation économique extrêmement difficile. En effet, la rémunération des pharmacies d’officine est en forte diminution pour la deuxième année consécutive. La perte s’accélère encore en 2016 avec une chute de plus de 2% sur les quatre premiers mois de l’année.


Les pharmaciens dans leur ensemble remarquent que les 22 221 officines, leurs 120 000 emplois et les 6 500 apprentis sont menacés par cette situation économique, qui entraîne des fermetures brutales pouvant remettre en cause le maillage territorial.


Or, la pharmacie est bien souvent le seul poste avancé du système de santé et créateur d’emplois qualifiés dans les zones rurales et les quartiers difficiles.


La pharmacie c’est la proximité, la disponibilité, la compétence, la sécurité et la confiance des patients.


Toute la profession est prête à répondre à la nécessité de réforme et aux défis du vieillissement de la population, du développement de l’ambulatoire, de l’accroissement des pathologies chroniques en intégrant les technologies innovantes et de la prévention.


Les décrets permettant ces changements ont été votés dans la loi. Mais les décrets d’application ne sont toujours pas parus. La pharmacie appelle donc le Gouvernement à s’engager avant le PLFSS pour fixer un cadre économique clair et permettre ainsi l’évolution du métier et le renforcement du maillage officinal.


La pharmacie a besoin de votre soutien.


 

 

Piétons + smartphones = risque

Le téléphone, dangeureux, pas seulement au volant

 


Près de 17 % des piétons utilisent leur smartphone en ville. Ce chiffre s’élève à près de 22 % quand il s’agit de jeunes femmes parisiennes (entre 25 et 35 ans). Or, il est montré que les plus jeunes sont souvent plus distraits que leurs ainés. Il est donc important de rappeler aux piétons l’importance d’une vigilance à chaque instant.


Un sondage a été mené par le centre de recherche en accidentologie du groupe DEKRA dans six capitales européennes. Il a démontré que 17 % des 14 000 piétons sondés étaient distraits par leur smartphone lorsqu’ils traversaient des voies de circulation.


A Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Paris, Rome et Stockholm, les piétons ont été observés dans différents lieux des centres villes. Le but était d’identifier leur comportement avec leur smartphone surtout dans des lieux où les piétons sont nombreux, comme les arrêts de bus, le métro ou près des gares.

 

8 % des piétons envoient un SMS alors qu’ils traversent la route et 2,6 % passent des appels. Environ 5% des piétons observés portaient des écouteurs, ils écoutaient probablement de la musique. Or, passer des appels, écouter de la musique, utiliser des applications mobiles et envoyer des SMS sont autant de distractions qui peuvent présenter des risques pour la circulation et les piétons sous-estiment souvent les dangers que représentent le manque d’attention en ville pour leur propre sécurité. 


Globalement, il y a très peu de différences entre les six capitales européennes. Les équipes d’étude ont cependant relevé des cas particuliers, ainsi à plusieurs reprises des groupes de jeunes gens ont été vu en train de regarder un smartphone ensemble tout en traversant une rue. Dans l’un des cas, le groupe a percuté un cycliste. 

 

D’autres exemples sont cités comme celui d’une femme avec une poussette s’engageant sur un passage piéton au niveau d’un feu tricolore alors qu’elle envoyait des SMS sans prêter  la moindre attention à la couleur du feu. Un homme avec une poussette poussait d’une main, tenait un enfant de l’autre, et traversait la route avec son portable coincé entre son oreille et son épaule !  Ou encore, une femme parlant au téléphone a traversé la rue en courant sans regarder parce qu’elle voulait attraper un tram.


On le sait, en Europe, environ 22 % des personnes victimes d’un accident mortel de la route sont des piétons ; des accidents qui ont généralement lieu en ville. En Allemagne, cette proportion s’élève à 70 % et environ 10% des accidents mortels sur les routes allemandes sont causé par des piétons ayant un comportement inapproprié.


En tant qu’usagers de la route non-protégé, les piétons et pas seulement les enfants courent plus de risques en cas d’accident. La distraction par un smartphone accentue le danger. 

 

 

Photo Phovoir/AFL

 

Trop de sucres dans les boissons pour enfants


 

Une alimentation trop sucrée entraîne une augmentation du risque de surpoids et d’obésité. Ce n’est pas la seule conséquence chez l’enfant, l’impact sur l’état dentaire est aussi considérable. 

Récemment, la HAS (Haute Autorité de Santé) révélait qu’en France entre 20 et 30 % des enfants âgés de 4 à 5 ans avaient au moins 1 carie non soignée.


Des campagnes d’information ont sensibilisé le public à Si l’impact négatif des boissons sucrées sur la santé des enfants a fait l’objet de nombreuses campagnes d’information, les changements d’habitude ne sont pas toujours au rendez-vous.


Une équipe du Royaume-Uni a analysé la teneur en sucres de 203 boissons destinées aux enfants, jus de fruits, boissons à base de jus et smoothies. Il en résulte que la teneur moyenne en sucres est de 7 g/ 100 ml et 85 produits conditionnés en unités pour les enfants contiennent au moins 19 g de sucres, soit la quantité quotidienne maximale de sucres recommandée pour les enfants de 4 à 6 ans. 


L’étude montre aussi que 78 produits contenaient des édulcorants. Certes, ils sont sans danger mais, de nombreux experts s’accordent sur le fait qu’il est nécessaire de réduire le goût sucré des produits alimentaires pour que les enfants ne développent pas d’accoutumance. L’utilisation des édulcorants ne constitue donc pas une bonne solution. 


Il est conseillé aux parents de couper les jus de fruits avec de l’eau, d’opter pour des jus non sucrés, de ne les donner qu’au cours des repas et de limiter les portions à 150 ml par jour.

 

 

Photo Phovoir

 

Rapportez vos vieux médicaments à la pharmacie

Eradiquer la polio, c'est possible

La dépression post-infarctus

Bruit : 2 français sur 3 concernés

Attention aux champignons quelques rappels

 

Chassons des Idées reçues sur la contrefaçon

Un médicament sur 10 contrefait !

Pharmacies, un bilan alarmant

J'ai oublié de prendre ma pilule

Les adolescents et leur corps

Les tiques et la maladie de Lyme

La tique est connue des randonneurs et des propriétaires d’animaux domestiques qui savent qu’elle peut être le vecteur de différentes pathologies.

En fait, cet acarien constitue le plus important vecteur de maladies infectieuses en Europe. Il affecte autant les hommes que les animaux.

Ainsi il peut transmettre des bactéries : maladie de Lyme, rickettsiose, tularémie, bartonellose ; des virus : encéphalites à tiques, fièvres à tiques et hémorragiques, louping-ill du mouton ; et des parasites : piroplasmose canine, babesiose bovine.

L’agent responsable de la maladie de Lyme est  Borrelia burgdorferi. En France, cette maladie concerne 43 personnes pour 100 000 habitants. La lésion est très évocatrice mais inconstante, elle se caractérise par un érythème chronique migrant. Il s’agit d’une éruption rouge, inflammatoire, qui débute trois à trente jours après la piqûre, centrée au point de piqûre. Cet érythème peut par la suite s’associer à de la fièvre.

Pour bien se protéger pensez à utiliser des répulsifs ; portez des vêtements couvrants ; Après une promenade en forêt, inspectez les zones à risques comme les jambes et les plis. Vous devez retirer immédiatement la tique à l’aide d’un tire-tique (jamais d’éther) et désinfecter la plaie.

 

Des autotests de dépistage du VIH en pharmacie

Des autotests de dépistage du VIH sont désormais mis à votre disposition en pharmacie d’officine. En France, 30 000 personnes vivent avec le VIH sans le savoir et 6000 nouveaux cas dépistés chaque année. Face au risque de banalisation de cette maladie, il convient de rester mobilisé et rappelons-nous que le meilleur outil de lutte contre le SIDA reste le préservatif.


Le dépistage du VIH constitue un enjeu majeur. L’autotest disponible en pharmacie est un outil de plus pour lutter contre cette maladie. Il n’a pas vocation à se substituer aux traditionnels dépistages par voie sanguine, ni aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD). Seul le pharmacien peut le remettre à l’usager, avec les conseils adaptés.


De plus, un service téléphonique d’aide à l’utilisation et de conseils sur les résultats est disponible sur la plateforme Sida Info Service, joignable 7 jours /7 et 24 heures /24 au 0800840800 (appel confidentiel, anonyme et gratuit).


Enfin, deux études seront donc lancées, sous l’égide de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), pour mesurer l’efficacité de ce dispositif.
Derniers conseils : Les autotests de dépistage de l’infection par le VIH s’adressent à tous. Ils sont destinés à être utilisés chez soi. Le prélèvement et l’interprétation sont effectués directement par l’intéressé. Tout résultat positif doit être confirmé par un test conventionnel de type « Elisa » de 4ème génération. Un résultat négatif ne peut être interprété en cas de prise de risque datant de moins de 3 mois. N’hésitez pas à en parler à votre pharmacien ou à votre médecin.

Les risques liés au tabac pendant la grossesse

Un nombre encore élevé de femmes sont exposées au tabac pendant leur grossesse. Toutes n’ont pas conscience des dangers pour l'enfant à naître. Si c’était le cas, il est probable que cela ferait reculer le nombre de fumeuses.


En 2012, sur 3 603 femmes françaises enceintes, 16 % d’entre elles déclaraient fumer quotidiennement (13 % des femmes allaitantes), surtout les plus jeunes et les plus défavorisées. Cette tendance semble s'améliorer un peu puisqu'en 2010 elles étaient 17 % et 22 % en 2004.

De plus, 12 % des femmes interrogées imaginent qu'il suffit de réduire sa consommation. Les risques encourus par le fœtus sont mal connus et souvent, ainsi fumeuses et non-fumeuses évoquent spontanément en premier de possibles « problèmes respiratoires » pour l’enfant (23 %), des problèmes de croissance (19 %), des risques de prématurité (14 %), des malformations (13 %), des problèmes neurologiques (5 %)...

Plus préoccupant, 78 % des fumeuses pensent que le « stress » provoqué par le sevrage tabagique serait plus nocif pour l’enfant qu’une consommation modérée de tabac.

Pourtant, il existe des moyens pour arrêter de fumer comme les traitements de substitution nicotinique (TSN). Mais ; là encore, les bonnes informations ne sont pas connues puisque presque les deux tiers des répondantes (64 %) estiment que les TSN sont déconseillés pendant la grossesse. 86 % d’entre elles trouvent même que le TSN est trop cher sans souvent  savoir qu’il peut être forfaitairement pris en charge par l'Assurance maladie (150€ par an).

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien, notamment quand vous achetez un test de grossesse ou quand, enceinte, vous venez prendre votre traitement d'acide folique par exemple.

Lutter contre la contrefaçon de médicaments

La situation mondiale sur la contrefaçon de médicaments s’aggrave. Il s’agit d’une véritable menace pour la santé publique mondiale.

L’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) souligne que le trafic de médicaments contrefaits constitue  un fléau en Afrique où 30% de faux médicaments circulent.

La situation est d’autant plus dramatique qu’elle concerne des médicaments indispensables comme des traitements contre le paludisme. Ces produits de mauvaise qualité auraient entraîner la mort de 122 350 enfants africains de moins de 5 ans en 2013.

En France, on estime qu’un pour cent des médicaments sont contrefaits, les plus concernés étant de faux médicaments de confort. Le plus souvent, ils sont mis en vente sur internet.

De nouvelles pratiques voient le jour, ainsi des produits périmés sont reconditionnés. On observe aussi des vols dans les circuits autorisés avec réintroduction plus tard dans les mêmes circuits sans qu’on sache vraiment ce qui a été fait sur les produits. C’est pourquoi, les saisies de médicaments falsifiés sont en forte augmentation.

En Italie, cinquante personnes volaient des médicaments dans des hôpitaux ou lors de leur transport pour les revendre dans les hôpitaux et dans d’autres pays européens.

Aux Etats-Unis, des trafiquants reconditionnent des médicaments périmés ou transforment des médicaments génériques en princeps, le tout pour l’Amérique centrale.

Signée par 23 pays la Convention Medicrime, qui vise à lutter contre ces phénomènes, doit être ratifiée par la France, la Belgique et la Russie. Il est urgent d’agir.

 

Photo Frantz Lecarpentier

C½ur, les gestes qui sauvent

 

Tout le monde ne sait pas forcément utiliser un défibrillateur ou pratiquer les gestes qui sauvent. Un site, www.savezvoussauver.org, lancé par la Fédération française de cardiologie propose aux internautes de tester leurs connaissances en répondant à un quiz.

Un exemple

Une personne fait un arrêt cardiaque devant vous. Aucune réaction de sa part. Que devez-vous faire en premier ?

Vous tournez son corps de manière à l’allonger sur le côté
Vous vérifiez l’absence de respiration normale
Vous criez « au secours ! »

La réponse donnée par le site est la suivante :
Votre première réaction doit être de s’assurer de sa perte de connaissance et de l’arrêt de sa respiration. Ce sont les deux symptômes qui permettent de reconnaître l’arrêt cardiaque et d’agir en conséquence.

Six autres petites questions vous permettront de vérifier vos connaissances et d’en apprendre plus sur www.savezvoussauver.org

Retenez bien les trois gestes importants :
1 / Appeler les secours en composant le 15 ou le 112
2 / Pratiquer un massage cardiaque
3 / Utiliser un défibrillateur

32 % de vies sont sauvées alors que seulement 5% le sont sans la pratique des 3 gestes.

 

Source

Le bon geste pour bien cicatriser

Contrairement à ce pense  majorité des Français, en cas de coupure, écorchure, irritation, brûlure, coup de soleil, il ne faut pas laisser  sécher à l’air libre ce type de petites blessures.


Pour faciliter et accélérer la cicatrisation, il est préférable de laisser la blessure en milieu humide, plus propice à la cicatrisation. Or, Aujourd’hui, face à une plaie, 8 français sur 10 utilisent un antiseptique et seulement 2 français sur 10 nettoient la plaie avec de l’eau et du savon.


Or, le 1er geste recommandé par les spécialistes est de se laver les mains puis la lésion avec de l’eau et du savon. Par simple précaution ou si la plaie semble infectée, le nettoyage peut être suivi par l’application d’un antiseptique doux.


En cas de brûlure, les spécialistes recommandent de rafraîchir la zone brûlée avec de l’eau du robinet tiède (15°C – 25°C) et non froide, pendant ¼ d’heure, jusqu’à disparition totale de la douleur. Une fois la zone brûlée calmée, il faut protéger la plaie avec une crème hydratante.

 

Source Laboratoire Abbott

 

La santé des Français et des Françaises


Si l’espérance de vie française continue d’augmenter, des disparités notables existent entre hommes et femmes, entre territoires et entre catégories sociales.
Un écart d’espérance de vie à 3,5 ans existe entre les ouvriers et les cadres, de 6,3 ans pour les hommes et de 3 ans pour les femmes.


On observe aussi de grandes disparités territoriales entre les régions. Les explications tiennent par exemple à la mortalité infantile plus élevée dans les départements d’outre-mer) ou bien à l’alcoolisme plus important dans certaines régions comme le Nord-Pas-de-Calais et Languedoc-Roussillon.


Concernant, les différences entre les hommes et les femmes, les causes de mortalité sont inversées. Les maladies de l’appareil circulatoire demeurent la première cause de mortalité chez les femmes, devant les tumeurs. Chez les hommes, c’est l’inverse. À âge égal, on observe une surmortalité masculine, qu’on attribue au poids de la consommation en alcool et en tabac, ainsi qu’aux expositions professionnelles et au comportement nutritionnel plus favorables aux femmes.


Malheureusement, le tabagisme féminin ne cesse d’augmenter. Conséquence, le cancer du poumon pourrait devenir d'ici 20 ans le premier cancer féminin, devant celui du sein. En effet, à consommation de cigarettes égale, pour des raisons anatomiques et hormonales (et la pilule n’arrange pas les choses), les femmes sont plus sensibles à la toxicité de la cigarette.
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La résistance aux antibiotiques

Depuis 2010, la consommation des antibiotiques est en hausse en France. A cause de cela, la résistance aux antibiotiques ne cesse de progresser notamment chez les entérobactéries avec notamment l’émergence de la résistance aux carbapénèmes, qui sont pourtant les antibiotiques de dernier recours à l’hôpital.

L’Institut de veille sanitaire et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ont lancé une alerte auprès des professionnels de santé car c’est l’efficacité des traitements qui est menacée.
Depuis trois ans, la consommation d’antibiotiques est à la hausse. Cela concerne particulièrement les pénicillines qui constituent la classe d’antibiotiques la plus largement utilisée. L’association de l’amoxicilline à l’acide clavulanique est à ce jour l’antibiotique le plus prescrit dans les établissements de santé.

Or, l’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Il convient aussi de sensibiliser le grand public qui, inconscient de ce risque, a parfois tendance à utiliser les antibiotiques sans absolue nécessité.

L’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Pour certains antibiotiques, on constate une diminution de la résistance quasi-constante depuis plus de 10 ans. C’est le cas pour le pneumocoque en ville ainsi que pour le staphylocoque doré en secteur hospitalier. Par contre, il faut redoubler de vigilance vis-à-vis des entérobactéries. Ces bactéries résident surtout dans le tube digestif comme notamment E. coli. Cette bactérie est responsable de la plus fréquente des infections à l’hôpital comme en ville : l’infection urinaire.

Prescripteurs, pharmaciens, patients et pouvoirs publics doivent se mobiliser pour préserver l’efficacité des antibiotiques.

Le tarif forfaitaire de responsabilité



Le TFR, Tarif Forfaitaire de Responsabilité, correspond au montant remboursé par la sécurité sociale au même titre que le prix limite de vente. En fait, la prise en charge des soins médicaux se calcule sur la base du prix de vente ou sur le tarif forfaitaire de responsabilité. Les taux de remboursement varient de 15 % , 30 %, 65 % à 100 %.


Le tarif forfaitaire de responsabilité constitue le prix de référence appliqué pour le calcul des remboursements de certains médicaments. Ce type de couverture concerne près de 2 600 spécialités sur un total d’environ 14 000 spécialités remboursables. Le TFR sert surtout à prendre en charge sur une base de tarif unique plusieurs produits équivalents en termes d’efficacité. Ce forfait concerne les traitements génériques et  de marque. L’objectif est de calculer le remboursement de certains produits de marque en prenant en compte le prix de base des médicaments génériques les moins chers.

Le remboursement au TFR est un mode de calcul qui ne s’applique que lorsque vous refusez de prendre un médicament générique pour la seule raison que vous optez pour l’achat de médicament de marque. Ce n’est que dans ces situations spécifiques que vous serez remboursé sur la base du tarif forfaitaire de responsabilité.

Si le médecin prescrit un médicament de marque au prix de 10 € et que celui-ci dispose d’un TFR indiquant 8 €, si vous n’acceptez pas l’achat de médicament générique dont son action thérapeutique est équivalent au produit de marque concerné, le calcul du montant remboursable se fera sur la base de 8 € fixé par le TFR et non sur le coût du traitement de 10 €. En choisissant d’acheter le produit de marque qui coûte 2 € de plus que le médicament générique, vous serez moins couvert par l’assurance maladie obligatoire que si vous optez pour l’achat de médicament générique.

Source : Assurance maladie

 

Les risques liés au manque de sommeil


En Europe,  25 à 35 % de la population est affectée par des troubles du sommeil (ce qui représente de 75 à 110 millions de personnes) et 7% par l’apnée du sommeil.

Le saviez-vous, un travailleur sur cinq manque de sommeil. De même, 93% des personnes interrogées reconnaissent  être fatiguées au travail. En fait, 20 à 40% des salariés disent manquer de sommeil. La somnolence et une baisse de vigilance en sont les principales conséquences. Une étude de l'INPES montre que 17% des 25-45 ans accumuleraient chaque nuit une dette importante de sommeil et 12% seraient même insomniaques.

Un mauvais repos peut engendrer des dommages non négligeables  comme l’augmentation des arrêts de travail (31 % contre 19 % chez les bons dormeurs), plus d’accidents du travail (8 % contre 1 %), des accidents de la route – la fatigue est la première cause d’accidents en France.  Les conséquences se voient également au niveau physiologique avec du diabète, de l’obésité, d’hypertension artérielle, de maladies cardio-vasculaires, un accroissement de risque infectieux.

Le suivi des asthmatiques par le pharmacien


L’accompagnement des patients asthmatiques par les pharmaciens est désormais possible et précise les modalités de cet accompagnement. Les patients doivent être sous traitement de fond, en initiation, ou en reprise de traitement suite à une interruption d’au moins 4 mois.

Le traitement doit être prévu pour une durée supérieure ou égale à six mois.

Bien entendu, le patient conserve le choix de participer ou non à ce dispositif, tout comme il a le choix du pharmacien. Celui-ci s’engage à la confidentialité des entretiens. Le patient peut à tout moment interrompre son suivi ou désigner un autre pharmacien.

Pour mettre en place l'accompagnement, le pharmacien dispose de documents validés par la Haute Autorité de Santé (HAS) et il a obligatoirement suivi une formation adaptée avant de commencer les entretiens.

Ce suivi se réalise grâce à deux entretiens pharmaceutiques au cours de l'année civile de référence. Après les patients sous anti-vitamine K, les entretiens pharmaceutiques entrent donc dans les missions nouvelles que le pharmacien sera amené à réaliser de plus en plus souvent. Les prochains patients chroniques à bénéficier de ce soutien devraient être les diabétiques.

Seulement 40 % d'observance


L’observance est le fait de bien suivre la prescription médicale et donc de prendre son traitement comme il a été recommandé.

Or, une étude récente montre que seuls 40 % des patients chroniques prennent correctement leurs médicaments, au bon dosage et pendant toute la durée demandée. Six pathologies chroniques ont été étudiées et les résultats ne sont pas brillants : seulement 13 % des asthmatiques sont observants pour leur traitement de fond, suivis par les patients souffrant d’insuffisance cardiaque (36 %), les diabétiques de type 2 (37 %), les hypertendus (40 %) et les patients souffrant d’hypercholestérolémie.

Dans l’ostéoporose, l’observance est un peu meilleure mais dépasse difficilement la barre des 50 %.

D’après IMS, le surcoût généré par cette mauvaise observance atteindrait 9,3 milliards d’euros par an, en prenant en compte une seule complication par pathologie. Pour l’hypertension artérielle par exemple, le coût engendré par les accidents vasculaires cérébraux est estimé à 4,4 milliards d’euros annuels.

Un médicament ne s'achète pas sur internet


Force est de constater que l’e-commerce ne constitue pas un relais de croissance pour la pharmacie. La raison en est simple, pour la majorité des personnes (plus de 92 %), les médicaments d'automédication (de prescription médicale facultative non prescrits, non remboursés) ne s’achètent pas sur internet.

Une étude réalisée par Celtipharm montre que la quasi totalité des ventes en ligne est réalisée sur les produits hors-médicament.  Les produits pour l'hygiène et la cosmétologie représentent  à eux seuls 49 % du chiffre d'affaires.


Plus grâce même, une équipe de chercheurs britanniques a publié une analyse détaillée de l’offre sur internet. Elle porte sur la vente de médicaments sur des sites réglementés et les sites non réglementés à travers plusieurs caractéristiques. En fait, ils ont constaté que, dans les pays européens où la vente en ligne est la moins réglementée, le risque de mésusage semble important. Il peut s’agir d’une mauvaise utilisation ou d’un détournement volontaire.

Les auteurs de cette étude alertent sur la nécessité absolue pour les patients de savoir différencier les sites réglementés des sites illicites.
On le voit la nécessité de proposer des médicaments sur internet pose de réels problème d’autant qu’une autre étude démontre que, tout achat confondu, 54 % des e-acheteurs choisissent d’aller en magasin chercher leur commande (ils étaient 42 % en 2013).

La solution réside bien dans la réservation en ligne avec retrait de sa commande à la pharmacie. Le consommateur gagne du temps tout en étant certain d’avoir le conseil approprié sans prendre de risques pour sa santé.

 

Les dangers potentiels de la cigarette électronique

L'usage de la cigarette électronique présente-t-il des menaces pour la santé comme le laisse entendre deux rapports récents ? C’est tout d’abord l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui vient de recommander l'interdiction la vente aux mineurs de cigarettes électroniques et sa consommation dans les espaces publics fermés. Si pour l'organisme, les risques sont largement indéterminés, il mentionne tout de même également de « graves menaces pour les fœtus ».

De son côté, l'American Heart Association (AHA) recommande aussi l'interdiction de ces cigarettes aux mineurs et la limitation de la publicité incitant les jeunes au vapotage.

Faut-il alors appliquer le principe de précaution quand il existe peu de recul et peu d'informations ?

Or, depuis l’arrivée de la cigarette électronique, les ventes de tabac ont reculé de 8 %. Cela correspond à 500.000 fumeurs sevrés en France.
Si les partisans de la cigarette électronique regrettent que ces messages sèment le doute, l'OMS note tout de même trois points posant problème :

- Un taux de nicotine généralement entre 6 et 24 mg de nicotine, mais parfois plus de 100 mg.
- La forte concentration de propylène glycol, un produit très irritant.
- Des produits chimiques non connus et pour lesquels il n'y a pas de données sur leur émission.