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Dastri, pour mieux trier vos déchets

Une enquête Ifop sur la filère Dastri montre des résultats positifs sur le recyclage des déchets. En France, 1,4 million de patients sont concernés, ainsi que les utilisateurs d’autotests de diagnostic de maladies infectieuses transmissibles. Ils ont accès à une solution de proximité simple, gratuite et sécurisée pour éliminer les déchets de soins perforants à risques qu’ils produisent.


 

 

Un acteur clé pour accompagner et sensibiliser …

· 87 % considèrent qu’ils ont un rôle à jouer en termes d’accompagnement et de sensibilisation des patients dans la gestion des déchets à risques infectieux.

· 47 % des médecins connaissent précisément la filière DASTRI et 24 % en ont entendu parler.
 

…que DASTRI doit davantage informer !

· La connaissance de la filière a baissé de 5 points par rapport à 2015, et le sentiment d’implication de 4 points.
· Seulement 27 % mentionnent la boîte à aiguilles sur l’ordonnance.
 
 
« Si les résultats de la filière sont encourageants, l’implication des médecins dans le parcours de santé des patients en auto-traitement ne doit pas faiblir. La participation de tous est essentielle car il s’agit d’un enjeu de santé publique fort. Après près de 5 années de mobilisation, il nous appartient de poursuivre et de développer notre action aux côtés des pharmaciens, des médecins et des patients », déclare Laurence Bouret, Déléguée générale de DASTRI.
 

 

Les bonnes pratiques se généralisent

· Les pharmaciens sont plus nombreux  à proposer systématiquement une boîte DASTRI aux patients concernés (+14 points vs 2016).
 

· Près de 10 millions de boîtes ont été distribuées depuis 2013 par l’ensemble du réseau officinal, soit plus de 20 000 pharmacies.
 

· Une fois remplies par les patients, les boîtes peuvent être rapportées dans près de 16 000 pharmacies qui se sont engagées volontairement dans le réseau de collecte DASTRI (objectif initial 5 000), soit environ 2 pharmacies sur 3 référencées sur l’outil de géolocalisation en ligne.
 

·   81% des patients stockent leur DASRI dans un contenant dédié et le rapportent dans un point de collecte DASTRI.
 

· Pour 95% des patients, la gestion des déchets de soins perforants est devenue une habitude .
 

·  Qu’ils se soient vu remettre une boîte DASTRI ou non, près de 2/3 des personnes ayant utilisé un autotest de dépistage du VIH ont rapporté l’autopiqueur dans un point de collecte DASTRI.

 

 

 Les pathologies concernées par le dispositif :
·       Acromégalie.
·       Algies vasculaires de la face et migraines.
·       Anémie secondaire à l’insuffisance rénale chronique.
·       Arthrite juvénile idiopathique systémique.
·       Arthrite goutteuse.
·       Choc anaphylactique.
·       Déficits immunitaires traités par immunoglobulines par voie sous-cutanée.
·       Diabète.
·       Dysfonction érectile d’origine organique.
·       Hémophilie sévère A et B.
·       Hépatites virales.
·       Hypercholestérolémie.
·       Infection à VIH.
·       Infertilité ovarienne.
·       Insuffisance rénale chronique.
·       Insuffisance surrénale aiguë.
·       Maladie de Parkinson.
·       Maladie veineuse thromboembolique.
·       Maladies auto-immunes.
·       Ostéoporose post-ménopausique grave.
·       Retard de croissance de l’enfant et déficit en hormone de croissance.

 

Mois sans tabac


Le tabac est un véritable enjeu de santé publique en France. Il est responsable de 73 000 décès, dont 45 000 par cancer, chaque année dans notre pays. Il constitue ainsi le facteur de risque évitable de cancer le plus important : on estime que, sans tabac, un quart des décès par cancer pourraient être évités.

 

 

A l’occasion du mois sans tabac, Santé Publique France édite une petite brochure de 32 pages

5 chapitres pour  répondre aux questions que chaque fumeur qui désire s’arrêter de fumer se pose.

 

  1. Pourquoi arrêter de fumer ?
  2. Comment arrêter de fumer ?
  3. J’arrête de fumer parce que je veux un enfant
  4. J’arrête de fumer sans grossir et sans stress
  5. À qui demander des informations

 

 

Pour télécharger la brochure cliquez sur le lien ci-dessous

info-tabac-inpes1017.pdf

 

 

Greffe rénale à partir d'un donneur vivant

 
 

Campagne nationale de sensibilisation au don du rein de son vivant du 16 octobre au 3 novembre 2017 

 
Quand elle est possible, la greffe rénale est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale, et ce, d’autant plus lorsque la greffe est envisageable grâce au don d’un proche. Elle permet de restituer toutes les fonctions rénales et améliore considérablement la qualité de vie du patient ainsi que son espérance de vie. 
Les patients en attente d’une greffe rénale n’osent pas toujours aborder le sujet avec leurs proches de peur qu’ils ne se sentent contraints ou de leur faire prendre un risque, aussi minime soit-il. L’information des patients et de toute la population est donc capitale pour faire connaitre cette possibilité thérapeutique bénéfique pour le patient et sûre pour le donneur. 
 
 
En 2016, les candidats à la greffe de rein étaient 17 698 et représentaient 78% de la liste nationale d’attente tous organes confondus. 3 615 greffes de rein ont été réalisées en 2016, dont 576 grâce au don du vivant d’un proche. 
 
L’Agence de la biomédecine met à disposition du grand public un site de questions/réponses : www.dondorganes.fr 
 
 
 

Parmi toutes les questions posées sur le site, le TOP 10* : 

 
Q1. Quels organes peut-on donner de son vivant ? 
Q2. Qui peut donner un rein à qui ? 
Q3. Le donneur et le receveur doivent-ils être compatibles ? 
Q4. Que se passe-t-il si le donneur et le receveur ne sont pas compatibles ? 
Q5. Le donneur doit-il être en bonne santé ? 
Q6. Pourquoi le donneur doit-il passer devant le tribunal de grande instance ? 
Q7. Est-ce qu’on vit bien avec un seul rein ? 
Q8. Les frais relatifs au don sont-ils remboursés ? 
Q9. Quels sont les avantages pour le receveur ? 
Q10. Quels sont les résultats de la greffe de rein à partir d’un donneur vivant ?
 
 
Les réponses aux 10 questions sont à télécharger sur le lien  :
 
 
 
 

LE REIN : UN ORGANE PARTICULIER 

 
Le rein est un organe indispensable à la vie car il permet : 
- d’éliminer des déchets de l’organisme, 
- de maintenir une hydratation normale 
- de maintenir la production des hormones et des vitamines indispensables à certaines fonctions de l’organisme. 
 
Certains patients, porteurs de maladies qui détruisent les reins vont évoluer progressivement (en général sur plusieurs années) en insuffisance rénale chronique. 
 
L’insuffisance rénale chronique correspond à une diminution du fonctionnement des reins. En effet ces derniers ne filtrent plus correctement le sang de l’organisme. Longtemps silencieuse, elle ne régresse pas et peut évoluer, en l’absence de diagnostic précoce, vers une insuffisance rénale chronique terminale. 
 
L’insuffisance rénale terminale est le stade ultime de l’insuffisance rénale chronique. La perte de la fonction rénale est telle que la vie de la personne peut-être en danger si elle n’est pas traitée.
 
 
 
 
Plus d'informations en cliquant sur l'image ci-dessous
 
 

 

Ne plus oublier sa pilule


 

 

 

92 % des utilisatrices de contraception orale ont oublié leur pilule entre une et cinq fois au cours des six mois précédents ! Ce que révèle une étude de 2010. Il est donc nécessaire de faciliter la prise de cette contraception de manière à réduire le nombre de grossesses non désirées. Il est déjà possible de mettre un rappel sur son téléphone portable mais, le Planning familial va plus loin en développant une application spécifique.

Pill’Oops a été développé par l’association départementale d’Ille-et-Vilaine du Planning familial. Le dispositif est maintenant disponible dans toute la France grâce à un téléchargement gratuit sur Android et iOs.

Avec l’application, vous pouvez programmer un rappel quotidien à l’heure de la prise de la pilule et bénéficier d’un suivi du cycle. Des informations sur les différents contraceptifs sont également mises à disposition. Ce programme s’adresse à toutes les femmes non ménopausées mais il sera certainement surtout utile aux femmes les plus jeunes.  Ce sont elles qui ont le plus recours à la pilule. De plus, en raison de leur âge et aussi d’une vie amoureuse souvent moins stable, les jeunes ont plus de risque d’oubli de la prise de leur pilule. 

 

https://play.google.com/store/apps/details?id=org.planningfamilial.pilloops&hl=fr

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Quand la thyroïde se dérègle

Lassitude, grosse fatigue ou bien lenteur intellectuelle et sur le plan physique peau sèche, ongles fragiles ou pertes de cheveux ... ce sont autant de symptômes non spécifiques qui peuvent révéler chez vous un problème de thyroïde. La glande thyroïde produit des hormones nécessaires à tout l’organisme, mais lorsqu'elle se dérègle, elle cause des désordre bien inconfortables. D'autant qu'elle a le pouvoir d'agir entre autre sur notre humeur, notre forme, notre poids et même notre vie sexuelle. Nous faisons le point sur ce sujet !

 

 

Personne n'est à l'abri

La glande Thyroïde peut être la proie de deux dysfonctionnements, l’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie. Le plus fréquent est l’hypothyroïdie. La glande devenue un peu paresseuse produit moins, voire plus du tout d’hormone. Majoritaire chez les femmes, sa fréquence est élevée après la ménopause et au-delà de 50 ans.

L’iode est le principal ingrédient pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. Les cellules vont absorber et le transformer. L’alimentation joue donc un rôle important dans les désordres thyroïdiens et personne n’est à l’abri. On estime à environ 6 millions, le nombre de français concernés.

 

Un diagnostic difficile, un dépistage facilité.

Avec des symptômes non spécifiques et en plus très variés, le diagnostic n’est pas toujours évident à faire.

En cas de doute, le dépistage disponible en pharmacie est une première étape. Un autotest (Alere Thyroïde Home Test, 15€) permet d’évaluer rapidement chez soi le taux d’hormones dans le sang. Le Home test est positif si le taux est élevé.

Face à une probable déficience de la Thyroïde, il faut alors consulter un médecin au plus vite. Il commencera par palper le cou du patient à la recherche d'une anomalie et si les doutes persistent, prendra la décision de demander une analyse en laboratoire pour mesurer la concentration de l'hormone thyroïdienne.

Des examens plus poussés comme une échographie ou une scintigraphie peuvent s’avérer nécessaires en dernier recours.

 

Un traitement simple pour faire disparaître les symptômes.

Malheureusement, on ne guérit pas de désordres thyroïdiens. Mais les symptômes disparaissent grâce à un bon suivi médical et un traitement simple et adapté.

Le traitement consiste généralement à prendre par voie orale, une hormone de synthèse qui se transforme dans le sang. Trois à six mois suffisent en règle générale pour que les symptômes disparaissent complètement.

Il est donc utile de dépister au plus vite ce type de désordre afin de pouvoir agir et surtout écarter toute crainte d'une pathologie plus sévère.

 

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Médecines alternatives contre le cancer : danger

Refuser le traitement conventionnel multiplie par 5 le risque de mourir d’un cancer du sein. Certains malades optent pourtant pour un traitement alternatif à celui proposé par les médecins en cas de cancer. Il en est même qui refusent de commencer un traitement alors qu’ils sont aux stades initiaux de leur cancer.

 

Or, une récente étude a montré que le risque de mourir en optant pour une médecine alternative apparaît quintuplé pour le cancer du sein, quadruplé pour le cancer colorectal, doublé en cas de cancer du poumon.

Bénéficier en complément du traitement classique de médecines complémentaires (acupuncture, homéopathie, plantes, sophrologie…), c’est différent, car cela peut aider à accepter ou mieux tolérer des traitements de type chimiothérapie ou radiothérapie.
Mais, les médecines alternatives n’ont pas encore prouvé leur efficacité, il a même été prouvé pour certaines d’entre elles qu’elles ne marchaient pas. Il convient donc de rester prudent.

Si les médecines complémentaires peuvent se justifier en accompagnement, les médecines dites alternatives, ou « parallèles », ou « douces » ou encore dites « traditionnelles », ne peuvent remplacer un traitement conventionnel ou c’est alors prendre de gros risques.

 

Iconographie Atelier Frantz Lecarpentier/Phovoir

 

Zéro alcool pendant la grossesse

A l’occasion de la journée de prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale le 9 septembre, Santé Publique France lance une campagne de prévention qui est aussi relayée dans les pharmacies. Cette campagne incite les femmes à ne pas boire d’alcool pendant leur grossesse. Un slogan sur les affiches "vous buvez un peu, il boit beaucoup".


En effet on pourrait croire le message bien connu, mais une étude BVA de mai 2017, menée pour Santé publique France sur un échantillon représentatif de 1004 personnes nous enseigne que plus d’une personne sur deux pense encore qu’il existe des consommations d’alcool sans risque pendant la grossesse.


Avec 8 questions simples que toutes et tous peuvent se poser sur la grossesse et l’alcool et ce conseil simple à l’entourage : évitez les tentations. Ce conseil vaut aussi pour toute personne qui ne souhaite pas boire d’alcool, évitez les questions inutiles sur la consommation et arrêtez cette tradition bien française du « juste un verre, ça peut pas faire de mal... ». Si, surtout au futur bébé !

 

En cas de besoin retenez le numéro de téléphone d'Alcool Info Service : 0 980 980 930

 

 

De plus en plus de rougeole en Europe

On s’en doutait, la population n’est pas assez vaccinée sur notre continent. Il faut absolument lutter contre les réticences de certains vis-à-vis de la vaccination. L’augmentation du nombre de cas de rougeole est, à cet égard, fort probant. En France et dans 6 autres pays européens, 500 cas de rougeole ont été déclarés en à peine trois mois.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, la couverture vaccinale est toujours insuffisante en Europe. En 2015, les chiffres donnaient un peu plus de 93% de la population européenne âgée de 12 à 23 mois qui avait reçu au moins une dose du vaccin contre la rougeole. Or, pour qu’une campagne de vaccination soit vraiment efficace, il faut qu’au moins 95% de la population ait reçu, non pas une seule mais, les deux doses de vaccin contre la rougeole (vaccin rougeole-oreillon-rubéole, ROR).

Depuis 2008, on note tout de même une évolution favorable en France, mais ce n’est pas suffisant. En 2015, 93,2 % des élèves de CM2 avaient reçu les deux doses nécessaires alors qu’ils étaient 85 % en 2008.

Tant que le niveau d’immunisation ne sera pas atteint, les épidémies se poursuivront en Europe.  2000 cas entre février 2016 et janvier 2017 en Roumanie, 238 cas en Italie rien que pendant les premières semaines de 2017, 44 cas de rougeoles entre le 30 janvier 2017 et début mars dans les secteurs de Metz et de Forbach (Moselle).

Rappelons que si elle est généralement bénigne, la rougeole peut entraîner de réelles complications comme la cécité, l’encéphalite, la pneumonie ou de sévères diarrhées chez les sujets de moins d’un an ou de plus de 20 ans. De même chez les femmes enceintes, elle peut provoquer des fausses-couches ou des accouchements prématurés.

La protection la plus efficace pour prévenir l’infection reste la vaccination en 2 fois. Si elle n’est pas obligatoire, elle est chaudement recommandée. La première injection doit être faite à l’âge de 12 mois et la seconde injection entre 16 et 18 mois. C’est indispensable pour l’efficacité du vaccin.

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Prévention des cancers de la peau

Risques solaires : mieux comprendre pour mieux se protéger

 

A l’occasion de la saison estivale, l’Institut national du cancer et Santé publique France rappellent les gestes de prévention essentiels pour profiter des beaux jours en toute sécurité, par le biais d’une infographie.

 
 

 

11 vaccins obligatoires pour les enfants

A partir de 2018, les enfants de moins de deux ans devront être vaccinés contre 11 maladies

C’est un fait, on meurt encore de la rougeole en France aujourd’hui. Et pourtant il existe un vaccin. Mais la rougeole n’est pas seule en cause. A ce jour, les enfants de moins de deux ans sont vaccinés obligatoirement contre la diphtérie, le tétanos et la polio. C’est bien, mais c’est insuffisant. Alors les pouvoirs publics ont pris une décision courageuse d’imposer et d’étendre la vaccination obligatoire de 3 à 11 vaccins pour les enfants.

Courageux car, à tort ou à raison dès que l’on parle de vaccins les avis dans la population française sont parfois très tranchés et il n’est pas rare de trouver des citoyens totalement hostiles à la vaccination de leur progéniture.

Madame la ministre nous à rassurés, cela ne coûtera rien puisque l’assurance Maladie et les mutuelles couvriront 100% des dépenses. Et pour les cas particuliers le ministère travaille dessus.

Madame Buzyn sait qu’il va falloir faire preuve de pédagogie pour passer des recommandations à l’obligation mais elle nous explique avec patience son plan d’action qui verra le jour en 2018.

Ne l’oublions jamais, le vaccin nous protège mais il protège aussi les autres. Car à l’heure ou  des pays émergeants ne rêvent que de disposer tout simplement des vaccins, n’ayons pas peur de protéger nos enfants dans notre pays privilégié. Et que les industriels se mettent au travail pour fournir les doses de vaccin en quantité suffisante dès 2018. 

FL
 
 
 

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Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé va proposer au Parlement de rendre obligatoires 8 vaccins supplémentaires jusqu’alors recommandés pour la petite enfance, en complément des 3 vaccins actuellement obligatoires.

 

Cette décision répond à une nécessité de santé publique. La France a des taux de couverture vaccinale meilleurs que les autres pays pour les vaccins obligatoires, mais ils sont en revanche très insuffisants pour la plupart des vaccins recommandés.


Cette couverture vaccinale insuffisante, à l’origine d’épidémies, a conduit à la réémergence de certaines maladies et engendré des hospitalisations et des décès évitables. Ces maladies transmissibles sont, en outre, particulièrement dangereuses pour les enfants et les personnes plus les fragiles : la vaccination n’est pas seulement un acte individuel, elle est également destinée à protéger son entourage.

Se faire vacciner permet de se protéger et de protéger les autres.


Les vaccins contre l’haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites), le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites) seront désormais obligatoires. Les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite le resteront.


La vaccination a permis de sauver des millions de vies, en enrayant la transmission de certaines maladies infectieuses et en participant à leur éradication. Les chiffres en attestent.


Avant la généralisation de la vaccination, durant la seconde moitié du XXème siècle, on déplorait annuellement 3 000 décès par diphtérie et 200 décès d'enfants par poliomyélite en France. Le tétanos entraînait environ 1 000 décès par an, on en compte aujourd’hui moins de 5 chaque année.


Depuis l’introduction de la vaccination, les infections invasives à haemophilus influenzae de type B ont baissé de plus de 95% alors que l’on observait près de 600 cas par an auparavant.


Grâce à la vaccination contre les infections invasives à pneumocoque chez l’enfant depuis 2003, le nombre de ces infections, source d’hospitalisation et de complications, a été réduit de moitié. Grâce à l’immunité de groupe, on observe également une diminution de 40% de ces infections sévères chez l’adulte et les personnes âgées.
Mais la couverture vaccinale n’est pas suffisante pour protéger la population de façon satisfaisante.


Les infections invasives à méningocoque C peuvent provoquer de graves séquelles (notamment un retard mental) et sont parfois mortelles. Entre 2011 et 2015, 255 cas ont été déclarés chez des sujets âgés de 1 à 24 ans. Parmi eux, 25 sont décédés. Ces cas et ces décès auraient pu être évités par la vaccination.

Les couvertures vaccinales contre l’hépatite B sont insuffisantes en France : 40% chez l’adolescent, 60% chez l’adulte. On estime que plus de 2 000 cas d’hépatite B sont survenus en France entre 2006 et 2013 chez des sujets non vaccinés. Outre les atteintes aigües parfois mortelles (14 hépatites fulminantes en 2016-2013 parmi les 408 survenues chez des sujets non vaccinés), ces infections peuvent exposer à des formes chroniques sévères (cirrhose, cancer du foie).


En ce qui concerne la rougeole, la couverture vaccinale à 2 ans est de 78% alors que, tant qu’elle n’atteindra pas le niveau de 95 %, le risque de vagues épidémiques périodiques persistera. Entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas de rougeole ont été déclarés en France. Près de 1 500 cas ont présenté une pneumopathie grave, 34 une complication neurologique et 10 sont décédés.


L’extension de l’obligation vaccinale permettra de répondre à ces enjeux majeurs de santé publique.

En pratique, l’extension à 11 vaccins obligatoires représente 10 injections pour les enfants, étalées sur 2 ans. Au moins 70 % des enfants connaissent déjà ces 10 injections sur 2 ans et 80 % plus de 8 injections.


Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 100 % : 65 % de leur prix est remboursé par l’Assurance maladie, 35 % par les assurances complémentaires qui offrent un « contrat responsable ». Les patients n’auront pas de coût à leur charge. Par ailleurs, il existe différents circuits adaptés, notamment les centres de vaccination, qui proposent des prises en charge totalement gratuites. Un rendez-vous annuel sera instauré pour faire l’état des lieux de la vaccination en France : progression de la couverture vaccinale, épidémiologie des maladies concernées, pharmacovogilance, nécessité de faire évoluer la liste des vaccins obligatoires…

Source Ministère des Solidarité et de la Santé

 

Plus de tétine ni de pouce après 3 ans

Plus de tétine ni de pouce après 3 ans

 

 

C’est dans le ventre de sa maman que le futur bébé développe les mouvements de succion qui lui seront indispensables à sa survie après la naissance. En effet, dès la 12e semaine in utero, il absorbe le liquide amniotique.

Chez le jeune enfant, la succion présente des avantages et pas seulement au niveau nutritif. Elle apporte du plaisir et calme l’enfant. Cependant cela entraîne des inconvénients surtout lorsqu’elle se prolonge trop longtemps.

Ainsi, la succion du pouce ou de la tétine empêche d’appuyer la langue sur le palais et de stimuler sa croissance car elle est maintenue à l’intérieur de la mâchoire inférieure.

Si votre enfant conserve l’habitude à un âge avancé d’une tétine ou de sucer son pouce, le risque d’avoir un palais étroit, une béance antérieure et des dents supérieures en avant est plus important. La succion empêche également de fermer correctement la bouche et donc de muscler les lèvres.

De plus, si le palais s’est mal formé, des problèmes respiratoires peuvent survenir en raison de fosses nasales trop étroites. Ainsi, des rhinopharyngites, des rhinites, de l’asthme, des otites et parfois des apnées du sommeil peuvent résulter d’une mauvaise ventilation.

Il est donc recommandé de supprimer la tétine avant l’âge de 4 ans tout comme il faut essayer de faire en sorte qu’il ne suce plus son pouce. Pour cela, enlevez progressivement un doudou, limitez la présence de la tétine au moment de l’endormissement.

L’entrée à la maternelle avec toutes les nouvelles activités est souvent le moment opportun pour réaliser ce changement qui fait souvent peur aux parents.

Il conviendra toutefois de ne pas procéder au changement d’habitude à certains moments plus délicats comme un déménagement, une séparation, juste à la rentrée scolaire.

Les vacances constituent souvent un bon moment pour encourager son enfant à arrêter et il est alors plus facile de le motiver. En général, deux semaines suffisent pour abandonner la tétine ou le pouce et au bout de 3 mois tout est oublié. Si cela s’avère trop difficile, n’hésitez pas à consulter un médecin ou un orthodontiste. La parole d’un intervenant extérieur est une bonne aide. 

 

Photo Phovoir/Atelier Frantz Lecarpentier

 

Alerte canicule

En cas d’épisode de forte chaleur, un numéro d’information est mis à disposition du public :

 

Canicule-info-service 0 800 06 66 66 

 
Votre santé est en danger lorsque la température extérieure est plus élevée que la température habituelle dans votre région.
 
 
Retenez : 
 
- La chaleur fatigue toujours
- Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, comme la déshydratation ou le coup de chaleur
- La pollution de l’air et l’humidité aggravent les effets liés à la chaleur.
 

 

Dastri c'est quoi ?

 

Dastri, c’est quoi ?

 
 
 

Eco-Organisme à vocation sanitaire financé en totalité par les industriels de santé, DASTRI met à disposition des patients en auto-traitement ,  une solution de proximité simple et sécurisée pour l’élimination des déchets de soins piquants coupants tranchants qu’ils produisent au domicile et qui représentent un risque pour la collectivité.

 
 
Disponible gratuitement dans toutes les pharmacies, la boîte à aiguilles (BAA) DASTRI permet de collecter les déchets de soins perforants qui représentent un risque pour la collectivité et qui doivent être triés pour la sécurité de tous. Les BAA doivent ensuite être rapportées dans un point de collecte géolocalisable via le site de Dastri.fr (+ 16 700 points disponibles en métropole et en outre-mer).
 
 

Dastri est un service de proximité, simple et gratuit pour les patients

 
 
 
 
DASTRI inscrit son action en partenariat avec les acteurs de santé et les acteurs institutionnels dans une logique de réduction des impacts environnementaux.
 
 
 

Les missions

 
L’activité de l’éco-organisme DASTRI s’articulera autour des  principales missions ci-dessous :
1. La mise à disposition gratuite de contenants spécifiques appelés « boîtes à aiguilles » (BAA)
2. La collecte et l’élimination de ces BAA.
3. L’information, la communication et la  sensibilisation de  l’ensemble des acteurs de la filière.
 
 
 

Retrouvez Dastri en quelques chiffres clés

 

 

Pour en savoir plus sur Dastri  www.dastri.fr

 

Pic de chaleur, les bons gestes

 

Fin mai début juin, une vague de chaleur

 

Comme en été avec la canicule adoptez les bons gestes !

 
 
 
 
 
Les conseils de Santé Publique France.Les pouvoirs publics rappellent les conseils simples à adopter par tous, mais surtout par les personnes fragiles les plus à risques (personnes âgées de plus de 65 ans, personnes handicapées, dépendantes ou malades, femmes enceintes, nourrissons…) afin de lutter au mieux contre les conséquences  de la chaleur :
 
 

Buvez régulièrement de l’eau ;

 

Mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d’alcool ;

 
Rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps plusieurs fois par jour (au moins le visage et les avants bras, avec des serviettes humides par exemple) ;Maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
 
Evitez de sortir aux heures les plus chaudes et passez plusieurs heures par jour dans un lieu frais si ce n’est pas possible chez vous (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché, musée...) ;
 
Evitez les efforts physiques ;
 
Pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et, dès que nécessaire, osez demander de l’aide ;
 
Consultez régulièrement le site de Météo-France pour vous informer.
 
Les personnes fragiles peuvent avec  leur entourage :
 
Prévoir le matériel nécessaire pour lutter contre la chaleur : brumisateur, ventilateur, climatiseur….
Avoir une liste des lieux climatisés (ou frais) où se rafraîchir près de chez elles : grande surface, commerce, cinéma, bibliothèque, musée…
 
Ne pas hésiter à demander conseil à son médecin, tout particulièrement en cas de problème de santé ou de traitement médicamenteux régulier (adaptation de doses par exemple).
 
 
 
Si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, incitez les à s’inscrire sur la liste mise à leur disposition par chaque mairie afin de recevoir de l’aide de bénévoles, et, pendant une vague de chaleur, prenez de leurs nouvelles régulièrement.
 
 
 
 
Source Santé Publique France/Iconographie Santé Publique France/
 
 
 

 

Attention aux fenêtres avec les enfants

Santé publique France renouvelle la campagne de prévention du risque de défenestration des enfants

 
Avec l’arrivée des beaux jours et des premières chaleurs, les risques de chutes par la fenêtre augmentent. Santé publique France renouvelle la campagne de prévention contre les défenestrations accidentelles afin de sensibiliser les parents d’enfant en bas âge et les informer sur les précautions à prendre.
 
Chaque année, plusieurs dizaines d’enfants chutent accidentellement d’une fenêtre ou d’un balcon. Ces accidents de la vie courante ont des conséquences redoutables, d’autant qu’ils surviennent surtout chez les très jeunes enfants.
 
 

Quelques chiffres

 
Selon la dernière enquête réalisée en 20131 par Santé publique France en collaboration avec l’hôpital Necker-enfants malades :
 
  •  Les chutes accidentelles de grande hauteur concernent surtout les enfants de moins de 6 ans (62 %), majoritairement des garçons (70 %) ;
  •  Dans 49 % des cas, la chute a eu lieu alors que l’ouverture disposait d’une protection et dans 50 %, un meuble se trouvait sous l’ouverture ;
  • Dans 82 % des chutes, un adulte était présent dans le logement au moment de la chute. Un meuble se trouvait sous l’ouverture dans plus de la moitié des cas.
 
 

Ces accidents ont principalement lieu pendant les heures de préparation des repas au printemps et en été.

 
 
Afin de sensibiliser les parents d’enfants en bas âge et de les informer sur les précautions à prendre pour éviter les défenestrations, Santé publique France diffuse deux affiches. Elles rappellent qu’il ne faut jamais laisser un enfant sans surveillance près d’une fenêtre ouverte ou sur un balcon, ni disposer à ces endroits des meubles ou des objets que les plus jeunes pourraient "escalader".
 
 
 
Crédit photo/Phovoir

 

2 mai, journée Mondiale de l'Asthme


 

 

A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme le 2 mai, l’association Asthme & Allergies nous rappelle quelques chiffres en France. C'est aussi l'occasion de découvrir qu'il existe un peu partout en France des Ecoles de l'Asthme

 

L’asthme en quelques chiffres ..

 
Il y a plus de 4 millions d’asthmatiques en France 
(6,7% de la population et 9% des enfants).
 
Il s’agit de la première maladie chronique de l’enfant. L’asthme provoque encore 1 000 décès par an chez les moins de 65 ans.
 
Le coût de cette maladie pour la société est important car elle est responsable de 600 000 journées d’hospitalisation et de 7 millions de journées d’arrêt de travail par an. 
 
Une cause allergique est retrouvée chez 70 à 80 % des adultes asthmatiques et chez 95 % des enfants atteints.
 
 
 

Mieux vivre son asthme grâce à l’éducation thérapeutique avec l’Ecole de l’Asthme

 
Ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver lorsqu’on a de l’asthme. Certes, il existe des médicaments très efficaces pour contrôler la maladie, mais la personne doit néanmoins respecter un cahier des charges assez lourd :
 
bien connaître ses symptômes pour prévoir et éviter l’apparition d’une crise,
savoir surveiller son souffle,
aménager son environnement,
savoir utiliser correctement ses médicaments…
 
 
Tout cela ne va pas de soi, et l’asthmatique se sent parfois seul et démuni devant tous ces comportements à adopter, d’autant plus que le médecin n’a pas toujours suffisamment de temps pour aborder tous ces sujets lors de la consultation.
 
C’est pourquoi, depuis plusieurs années, il existe des écoles de l’asthme dont l’objectif est précisément d’accueillir les personnes malades et de les aider à acquérir des compétences. Les écoles de l’asthme ne proposent pas des cours théoriques et compliqués ou des groupes de parole mais plutôt  des ateliers interactifs permettant d’acquérir des connaissances ou des savoirs immédiatement applicables dans la vie de tous les jours.
 
L’éducation des patients proposée dans les écoles de l’asthme est réellement considérée aujourd’hui comme faisant partie intégrante du traitement car elle a largement prouvé son efficacité. En effet, il existe de nombreuses études par le monde qui ont montré que les personnes asthmatiques ayant bénéficié de l’éducation s’en sortent beaucoup mieux : leur asthme est mieux contrôlé, elles ont moins de crises, moins de gênes respiratoires la nuit, sont moins souvent hospitalisées et ont moins d’absences à l’école ou au travail. Ces résultats ont conduit les autorités de santé françaises (HAS www.has-sante.fr , DGS www.sante.gouv.fr ) à mener une réflexion afin d’inciter les professionnels de santé à mettre en place des structures d’éducation et encourager les malades à participer à ces formations. Souhaitons que l’offre d’éducation s’élargisse afin que chaque asthmatique puisse trouver une école de l’asthme proche de son domicile.
 
Souhaitons que cette éducation, aujourd’hui dispensée par des professionnels de santé encore trop souvent bénévoles, soit enfin officiellement reconnue comme un acte de soins et bénéficie ainsi d’une prise en charge par l’Assurance Maladie.
 
 
Retrouvez la liste des écoles de l’asthme du le site Asthme et Allergies

 

L'influence des écrans sur le surpoids

 

Le temps passé à regarder la télévision, dès l’âge de deux ans, influence le poids de l’enfant quelques années plus tard, c’est ce qu’a révélé étude française.

Avec près de 12% des jeunes enfants en surpoids ou obèses dans les pays développés, et 6% dans les pays en développement en 2010.

On le sait la proportion d’obésité infantile a atteint un seuil épidémique au niveau mondial. En 2010, elle touchait déjà 12% des jeunes enfants dans les pays développés dans les pays développés et 6% dans les pays en développement.

Les facteurs génétiques, l’environnement intra-utérin du fœtus ou l’alimentation n’expliquent pas tout. Il est évident que le manque d’activité physique chez les très jeunes enfants a aussi un impact.

L’étude réalisée a montré qu’à deux ans, 28% des garçons et 38% des filles passaient moins de deux heures dehors au printemps et en été alors qu’il est recommandé aux enfants de 1 à 5 ans de bouger un minimum de trois heures par jour. 

De plus, les résultats de l’étude montrent que plus les garçons passent de temps devant des écrans à deux ans, plus ils ont un pourcentage de masse grasse corporelle élevé à 5 ans. Chez les filles, ce sont celles qui passent le moins de temps à jouer en plein air à 2 ans qui sont le plus en surpoids.

Le temps passé devant la télévision l’est au dépend du sommeil, or on sait qu’un manque de sommeil pendant la petite enfance est lié à un excès de poids. 

Il y a donc bien un lien entre une exposition précoce aux écrans et le surpoids. Il convient donc de limiter la télévision et d’encourager les jeux en plein air dès le plus jeune âge.

 

 

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Bien bouger tous les jours

Bien bouger oui, mais tous les jours un peu

La Fédération Française de cardiologie donne quelques astuces pour plus bouger.

 

L’activité physique, ce n’est donc pas que du sport, c’est aussi une manière de bouger au quotidien.

Pensez ainsi à aller à l’école à pied ou à vélo avec ses enfants ou petits-enfants, pour leur transmettre de bons réflexes. 

Descendez une station de métro ou de bus plus tôt. Prenez les escaliers plutôt que l’ascenseur ou les escalators. 

Garez-vous à cinq minutes de chez vous et préférez la marche ou le vélo pour des trajets inférieurs à 2 km.

Il est important aussi de se lever et de bouger deux ou trois minutes toutes les deux heures quand vous travaillez assis.

Quelques conseils pour se lever plus souvent au travail. 

Nous vous conseillons d’aller voir un collègue plutôt que de lui envoyer un mail. 

Vous pouvez aussi téléphoner debout. 

Faire des réunions debout dans son entreprise. 

Enfin, un petit truc c’est de placer sa poubelle à plusieurs mètres de son bureau pour se lever pour la remplir.

L’idéal aussi est de compléter ces activités physiques quotidiennes par trois séances de sport hebdomadaires.

 

Photos Phovoir AFL

 

 

Une jonquille pour Curie, l'espoir contre le cancer

Dépistage du cancer du col de l'utérus

Cancer du col de l’utérus, les chiffres clés

Chaque année, 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont découverts. Ils provoquent 1100 décès.

Sur les 235 000 frottis réalisés, 31 000 révèlent des lésions précancéreuses ou cancéreuses.

L’âge moyen de diagnostic est à 51 ans et celui de décès à 64 ans.

 

Source INCA

 

Le rôle des pharmaciens dans la prévention et la promotion en santé


 

 

La prévention et la promotion de la santé concernent tous les professionnels de santé proches des patients qu’ils soient bien portants ou malades et les pharmaciens comme les biologistes médicaux ont un rôle à jouer dans ce domaine. 

Les 22000 pharmacies ont de nombreux atouts grâce à leur répartition sur tout le territoire et leurs contacts quotidiens avec plus de quatre millions de personnes. Les officinaux sont particulièrement formés dans les domaines du médicament, de l’éducation à la santé, de l’éducation thérapeutique, ils peuvent donc agir dans tous les champs de la prévention.

Dans le cadre de la prévention primaire, ils donnent des conseils comme sur la vaccination et pour cela ils disposent de moyens de communications adaptés avec les vitrines, des affiches, des documents en libre-accès.

En matière de prévention secondaire, les pharmaciens dispensent des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) dont ils expliquent l’usage et les résultats en collaboration avec les biologistes médicaux et les médecins traitants,

A propos de préventions secondaire et tertiaire, les pharmaciens commencent à agir en participant à des actions d’éducation thérapeutique et des entretiens pharmaceutiques.

 

Enfin, d’une manière générale sur la promotion de la santé, les pharmacies contribuent notamment :

- à la lutte contre les addictions : tabac, alcool, cannabis, et autres drogues,

- à la promotion de l’activité physique et sportive,

- à la lutte contre le dopage,

- à l’éducation à la santé dès l’école primaire,

-  à l’action dans la prévention de la iatrogénie médicamenteuse.

 

Illustration Atelier Frantz Lecarpentier®

 

Le Dossier Pharmaceutique


 

Le Dossier Pharmaceutique est un service gratuit proposé par votre pharmacien.

Il contient des données sur votre identification (nom, prénom, date de naissance…) ainsi que la liste des médicaments qui vous ont été délivrés avec ou sans ordonnance pendant les quatre derniers mois dans la quasi-totalité des pharmacies de ville où vous vous êtes rendu(e). Il est également utilisé dans les pharmacies hospitalières équipées.

 

 

Depuis le décret du 24 février 2015 et l’autorisation de la CNIL du 17 décembre 2015, les données présentes dans le DP relatives aux vaccins sont accessibles pendant 21 ans et celles relatives aux médicaments biologiques pendant 3 ans.

Ces données sont ensuite archivées pendant une durée complémentaire de 32 mois puis détruites.

 

Ouverture d’un DP : le consentement est obligatoire.

Pour pouvoir créer un DP, le pharmacien doit recueillir le consentement exprès et éclairé du patient. L’article L. 1111-23 du code de la santé publique précise qu’« afin de favoriser la coordination, la qualité, la continuité des soins et la sécurité de la dispensation des médicaments  […], il est créé, pour chaque bénéficiaire de l'assurance maladie, avec son consentement, un dossier pharmaceutique ».

 

Impossibilité technique de créer un DP après 3 refus du patient.

Le patient est libre de refuser l’ouverture d’un DP, c’est son droit. Et vous devez respecter son choix. L’hébergeur de données du DP garde en mémoire chaque proposition de création d’un DP refusée par le patient. Pour renforcer le respect de cette demande de la CNIL, désormais, après trois refus du patient, toute tentative de création de DP est techniquement bloquée pendant trente-six mois. Si le pharmacien tente d’ouvrir un DP, un message d’erreur est envoyé au logiciel de gestion d’officine.

 

 

L'expression du refus sur le don d'organes


 

Depuis 1976, la loi fait de chaque Français un donneur d’organes présumé, tout en rappelant la possibilité de s’opposer à un tel prélèvement. Le registre national des refus devient le moyen principal d’expression du refus de prélèvement. Principal mais non exclusif.

 

Un décret du 11 août 2016 précise les autres modalités d’expression du refus :

Chaque personne opposée au prélèvement de tout ou partie de ses organes peut faire un écrit, qui devra être confié à un proche. Ce dernier pourra ainsi le transmettre à l’équipe médicale en cas de décès rendant envisageable un prélèvement d’organes-tissus.

Chacun peut aussi faire savoir son opposition de vive-voix à ses proches. Dans ce cas, il sera demandé de retranscrire par écrit les circonstances précises de l’expression de ce refus et au proche qui l’a fait connaître de signer cette retranscription.

 

Des règles de bonnes pratiques relatives à l’abord des proches dans les circonstances d’un décès permettant d’envisager un prélèvement d’organes ont été élaborées. Elles sont le fruit d’une concertation entre l’Agence de la biomédecine et l’ensemble des parties prenantes (sociétés savantes, coordinations hospitalières, associations…).

 

 

 

Nous sommes tous donneurs d’organes présumé à moins d’avoir exprimé un refus.

 

Le registre national des refus :

http://www.dondorganes.fr/sites/default/files/atoms/files/formulaire_registre_refusvf.pdf

 

 

 

La prévention du diabète


 

 

 

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de personnes souffrant de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014. La mort d’un million et demi de personnes a été directement liée au diabète en 2012, tandis que 2,2 millions d’autres pouvaient être « attribuées à l’hyperglycémie ». D’ici quinze ans, le diabète représentera la septième cause de décès dans le monde. Il convient impérativement donc de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge du diabète.

 

Le 14 novembre a été choisi pour organiser la journée mondiale de sensibilisation au diabète en l’honneur de Frédérick Banting médecin et scientifique canadien, co-découvreur de l’insuline et récompensé par le Prix Nobel. Il ignorait l’importance future du diabète.

 

En France, comme dans la plupart des pays européens, le taux de mortalité dans la population générale a diminué au cours des dernières décennies. Cette diminution est surtout liée à une diminution de la mortalité pour les principales causes de décès que sont les cancers et les maladies cardiovasculaires 1. Mais ce n’est pas forcément le cas pour les malades diabétiques. Comme le rappelle la Fédération française du diabète (FFD), le diabète tue dix fois plus que les accidents de la route.

 

Une récente étude*, publiée dans le Bulletin épidémiologique et portant sur l’évolution de la mortalité et de la surmortalité à 5 ans des personnes diabétiques par rapport à la population générale, en France métropolitaine, au cours de la période 2002-2012, montre que malgré une diminution des taux de mortalité entre les deux périodes, la surmortalité globale par rapport à la population générale reste élevée sur la période la plus récente, chez les hommes comme chez les femmes. L’excès de mortalité par maladie cardiovasculaire reste élevé chez les hommes et plus particulièrement chez les femmes, chez lesquelles il ne diminue pas entre les deux périodes. Ces résultats rappellent l’importance des mesures de prévention des complications cardiovasculaires du diabète et soulignent que des progrès sont encore nécessaires.

 

Une autre étude* démontre l’importance de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge des complications dégénératives du diabète. Elle souligne aussi le poids de la polypathologie (cancers surtout, mais aussi maladies infectieuses, maladies de l’appareil digestif, maladies du foie…) et la complexité qu’elle entraine dans la prise en charge des personnes diabétiques.

 

Comme le souligne le Bulletin, il convient de modifier le mode de vie des personnes diabétiques de type 2 et d’améliorer la prise en charge des complications. Cette prévention doit être adaptée au profil socioéconomique de la personne diabétique afin de réduire les inégalités sociales observées dans la mortalité liée au diabète.

 

Rappels

 

Le diabète de Type 1

Il touche 3,5 millions de patients en Europe et aux US. Il concerne donc 10% des diabétiques, plutôt les personnes jeunes.

Ce diabète est lié au manque d’insuline dû à la destruction des cellules du pancréas responsables de sa production

Les symptômes sont une soif intense, un appétit exagéré, un amaigrissement et il est mis en évidence par un taux de sucre trop élevé dans le sang et les urines.

Le traitement à vie se fait par des injections quotidiennes d’insuline.

 

Le diabète de Type 2

Il concerne 90% des diabétiques et apparaît surtout chez des personnes en surpoids après 40 ans.

Il est dû à une résistance du corps à l’insuline, cette hormone ne parvenant plus à faire rentrer le sucre dans les cellules

Aucun symptôme physique n’est visible. Le diabète de Type 2 ne peut être détecté que par mesure de la glycémie (taux de glucose dans le sang du patient).

Le traitement se fait d’abord par médicaments, puis par injection quotidiennes et enfin par l’usage de pompes si les précédents sont inefficaces. Notons qu’une démarche pour diminuer la surcharge pondérale permet de lutter efficacement contre ce type de diabète.

 

Le diabète gestationnel survient uniquement pendant la grossesse.

 

 

1 adulte atteint de diabète sur 4 n’est pas diagnostiqué

 

En conclusion, un diabète mal soigné peut générer de lourdes complications, il augmente de 50 % les risques cardiaques et d’AVC, il peut provoquer des neuropathies au niveau des pieds pouvant entrainer ulcérations ou infections et éventuellement mener à l’amputation, 1% des cas de Rétinopathies (cause majeure de cécité irréversible) sont dues au diabète et 10 à 20% des diabétiques souffrent d’insuffisance rénale.

 

A travers ses nouvelles missions, votre pharmacien s’investit logiquement dans la prise en charge des patients diabétiques. Il peut vous proposer des entretiens de prévention de manière à vérifier vos facteurs de risque, vous conseiller et vous orienter selon les résultats de ce dépistage.

 

 

* Bull Epidémiol Hebd. 2016;(37-38):668-75. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2016/37-38/2016_37-38_1.html

 

 

Photos Atelier Frantz Lecarpentier / Phovoir

 

 

Des génériques efficaces et sûrs

Des génériques efficaces et sûrs

Le médicament générique est conçu à partir d’une molécule dont l’efficacité et la sécurité d’emploi bénéficient d’un recul d’environ 10 ans d’études et au moins 10 ans d’utilisation en pratique. Son autorisation de mise sur le marché (AMM) demande la preuve de sa bioéquivalence, c’est donc la garantie d’une efficacité thérapeutique et d’une sécurité d’emploi identiques à celles de la spécialité d’origine, quelles que soient ses différences de présentation.

Les études comparant efficacité et/ou tolérance des spécialités génériques et princeps ne montrent globalement aucune différence, y compris pour les médicaments à marge thérapeutique étroite.

En 2012, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a analysé l’efficacité et les éventuels effets secondaires des médicaments génériques comparés aux médicaments d’origine. Les travaux et études publiés ont démontré globalement une absence de supériorité des médicaments d’origine par rapport aux médicaments génériques.

Toujours en 2012, l’Assurance Maladie a publié une étude menée sur des effectifs importants (100 000 patients) suivis pendant 2 ans afin de comparer l’efficacité du princeps de la simvastatine avec celle de ses spécialités génériques. 3 critères du risque cardiovasculaire étaient étudiés : survenue de décès, d’infarctus et d’AVC. L’étude a montré là aussi qu’il n’existe aucune différence d’efficacité sur la prévention de ces 3 événements. 

 

Photo AFL/Phovoir

 

Dépistage gratuit du cancer du sein

Octobre rose - Dépistage gratuit du cancer du sein

Le dépistage gratuit du cancer du sein est effectif lorsque l’assuré « se trouve dans une situation clinique nécessitant un dépistage spécifique du cancer du sein, fixée par décret en Conseil d’Etat ».

Si vous avez entre 50 et 74 ans, vous pouvez aussi bénéficier du dépistage gratuit du cancer du sein parce qu’une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie.

Mais s’il est détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. Ce dépistage concerne toutes les femmes entre 50 et 74 ans, sans symptômes et n'ayant pas de facteurs de risque particuliers de cancer du sein.

Elles peuvent bénéficier, tous les 2 ans, sur cette période de leur vie, de mammographies de dépistage : un moyen efficace, simple et gratuit pour détecter un cancer du sein le plus tôt possible.

Cela étant, même entre deux mammographies de dépistage, vous devez surveiller vos seins. Durant les deux années qui s’écoulent entre deux mammographies de dépistage, certains cancers peuvent apparaître.

Consultez au moins une fois par an votre médecin traitant ou votre gynécologue pour un examen clinique de vos seins. Si vous constatez une bosse, une rougeur sur vos seins ou un écoulement anormal, n’hésitez pas à consulter.

 

 

 

Photo AFL/Phovoir

La iatrogénie médicamenteuse


 

Ce risque touche particulièrement les personnes âgées. 

En effet, comme elles souffrent souvent de plusieurs maladies chroniques, les personnes âgées prennent tous les jours plusieurs médicaments. Cette polypathologie et cette polymédication s’accompagnent d’un risque accru de prescriptions inappropriées, d’interactions entre les médicaments et d’effets indésirables.

En moyenne, les personnes entre 75 et 84 ans consomment 4 médicaments par jour.

La moitié des personnes de plus de 75 ans prennent au moins 5 médicaments durant un trimestre.

Une utilisation de médicaments inappropriés a été retrouvée chez 53,5 % des patients de plus de 75 ans.

Parlez-en avec votre pharmacien.

 
 
Photo AFL/Phovoir©

 

Prélèvement d'organe

Les modalités d'expression du refus de prélèvement d'organe

Sauf inscription sur un registre colligeant les refus de prélèvement, toute personne était présumée favorable au don de ses organes, selon la loi Cavaillet du 22 décembre 1976.

Depuis 1994 et la première version des lois de biomédecine, il était prévu qu’en plus de la vérification du registre des refus, un dialogue s’engage avec la famille de manière à connaître la position du défunt à l’égard du don d’organes.

Porté par le professeur Jean-Louis Touraine et le docteur Michèle Delaunay un amendement à la loi de santé présenté à l’assemblée nationale.

En avril 2015, un texte rappelait qu’une concertation devait être menée avant son entrée en vigueur et que le refus du don d’organe devrait pouvoir s’exprimer par d’autres moyens que la seule inscription au registre des refus (les modalités devant être précisées par décret). Ce décret a été publié au journal officiel le 14 août dernier.

Le recueil des volontés du défunt nécessite donc une attestation écrite et signée par un proche ce qui lui confère un caractère plus solennel. 

 « Une personne peut également exprimer son refus par écrit et confier ce document à un proche. Ce document est daté et signé par son auteur dûment identifié par l'indication de ses noms, prénom, date et lieu de naissance » précise ce décret.

« Lorsqu'une personne, bien qu'en état d'exprimer sa volonté, est dans l'impossibilité d'écrire et de signer elle-même ce document, elle peut demander à deux témoins d'attester que le document qu'elle n'a pu rédiger elle-même est l'expression de sa volonté libre et éclairée. »

 

 

Exprimez votre choix sur dondorganes.fr

 

Manifeste pour la pharmacie française

Une campagne inédite pour la pharmacie française

 

L’ensemble de la profession, Ordre, syndicats, groupements de pharmaciens et étudiants, tire le signal d’alarme car la pharmacie connaît une situation économique extrêmement difficile. En effet, la rémunération des pharmacies d’officine est en forte diminution pour la deuxième année consécutive. La perte s’accélère encore en 2016 avec une chute de plus de 2% sur les quatre premiers mois de l’année.


Les pharmaciens dans leur ensemble remarquent que les 22 221 officines, leurs 120 000 emplois et les 6 500 apprentis sont menacés par cette situation économique, qui entraîne des fermetures brutales pouvant remettre en cause le maillage territorial.


Or, la pharmacie est bien souvent le seul poste avancé du système de santé et créateur d’emplois qualifiés dans les zones rurales et les quartiers difficiles.


La pharmacie c’est la proximité, la disponibilité, la compétence, la sécurité et la confiance des patients.


Toute la profession est prête à répondre à la nécessité de réforme et aux défis du vieillissement de la population, du développement de l’ambulatoire, de l’accroissement des pathologies chroniques en intégrant les technologies innovantes et de la prévention.


Les décrets permettant ces changements ont été votés dans la loi. Mais les décrets d’application ne sont toujours pas parus. La pharmacie appelle donc le Gouvernement à s’engager avant le PLFSS pour fixer un cadre économique clair et permettre ainsi l’évolution du métier et le renforcement du maillage officinal.


La pharmacie a besoin de votre soutien.


 

 

Piétons + smartphones = risque

Le téléphone, dangeureux, pas seulement au volant

 


Près de 17 % des piétons utilisent leur smartphone en ville. Ce chiffre s’élève à près de 22 % quand il s’agit de jeunes femmes parisiennes (entre 25 et 35 ans). Or, il est montré que les plus jeunes sont souvent plus distraits que leurs ainés. Il est donc important de rappeler aux piétons l’importance d’une vigilance à chaque instant.


Un sondage a été mené par le centre de recherche en accidentologie du groupe DEKRA dans six capitales européennes. Il a démontré que 17 % des 14 000 piétons sondés étaient distraits par leur smartphone lorsqu’ils traversaient des voies de circulation.


A Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Paris, Rome et Stockholm, les piétons ont été observés dans différents lieux des centres villes. Le but était d’identifier leur comportement avec leur smartphone surtout dans des lieux où les piétons sont nombreux, comme les arrêts de bus, le métro ou près des gares.

 

8 % des piétons envoient un SMS alors qu’ils traversent la route et 2,6 % passent des appels. Environ 5% des piétons observés portaient des écouteurs, ils écoutaient probablement de la musique. Or, passer des appels, écouter de la musique, utiliser des applications mobiles et envoyer des SMS sont autant de distractions qui peuvent présenter des risques pour la circulation et les piétons sous-estiment souvent les dangers que représentent le manque d’attention en ville pour leur propre sécurité. 


Globalement, il y a très peu de différences entre les six capitales européennes. Les équipes d’étude ont cependant relevé des cas particuliers, ainsi à plusieurs reprises des groupes de jeunes gens ont été vu en train de regarder un smartphone ensemble tout en traversant une rue. Dans l’un des cas, le groupe a percuté un cycliste. 

 

D’autres exemples sont cités comme celui d’une femme avec une poussette s’engageant sur un passage piéton au niveau d’un feu tricolore alors qu’elle envoyait des SMS sans prêter  la moindre attention à la couleur du feu. Un homme avec une poussette poussait d’une main, tenait un enfant de l’autre, et traversait la route avec son portable coincé entre son oreille et son épaule !  Ou encore, une femme parlant au téléphone a traversé la rue en courant sans regarder parce qu’elle voulait attraper un tram.


On le sait, en Europe, environ 22 % des personnes victimes d’un accident mortel de la route sont des piétons ; des accidents qui ont généralement lieu en ville. En Allemagne, cette proportion s’élève à 70 % et environ 10% des accidents mortels sur les routes allemandes sont causé par des piétons ayant un comportement inapproprié.


En tant qu’usagers de la route non-protégé, les piétons et pas seulement les enfants courent plus de risques en cas d’accident. La distraction par un smartphone accentue le danger. 

 

 

Photo Phovoir/AFL

 

Trop de sucres dans les boissons pour enfants


 

Une alimentation trop sucrée entraîne une augmentation du risque de surpoids et d’obésité. Ce n’est pas la seule conséquence chez l’enfant, l’impact sur l’état dentaire est aussi considérable. 

Récemment, la HAS (Haute Autorité de Santé) révélait qu’en France entre 20 et 30 % des enfants âgés de 4 à 5 ans avaient au moins 1 carie non soignée.


Des campagnes d’information ont sensibilisé le public à Si l’impact négatif des boissons sucrées sur la santé des enfants a fait l’objet de nombreuses campagnes d’information, les changements d’habitude ne sont pas toujours au rendez-vous.


Une équipe du Royaume-Uni a analysé la teneur en sucres de 203 boissons destinées aux enfants, jus de fruits, boissons à base de jus et smoothies. Il en résulte que la teneur moyenne en sucres est de 7 g/ 100 ml et 85 produits conditionnés en unités pour les enfants contiennent au moins 19 g de sucres, soit la quantité quotidienne maximale de sucres recommandée pour les enfants de 4 à 6 ans. 


L’étude montre aussi que 78 produits contenaient des édulcorants. Certes, ils sont sans danger mais, de nombreux experts s’accordent sur le fait qu’il est nécessaire de réduire le goût sucré des produits alimentaires pour que les enfants ne développent pas d’accoutumance. L’utilisation des édulcorants ne constitue donc pas une bonne solution. 


Il est conseillé aux parents de couper les jus de fruits avec de l’eau, d’opter pour des jus non sucrés, de ne les donner qu’au cours des repas et de limiter les portions à 150 ml par jour.

 

 

Photo Phovoir

 

Rapportez vos vieux médicaments à la pharmacie

Eradiquer la polio, c'est possible

La dépression post-infarctus

Bruit : 2 français sur 3 concernés

Attention aux champignons quelques rappels

 

Chassons des Idées reçues sur la contrefaçon

Un médicament sur 10 contrefait !

Pharmacies, un bilan alarmant

J'ai oublié de prendre ma pilule

Les adolescents et leur corps

Les tiques et la maladie de Lyme

La tique est connue des randonneurs et des propriétaires d’animaux domestiques qui savent qu’elle peut être le vecteur de différentes pathologies.

En fait, cet acarien constitue le plus important vecteur de maladies infectieuses en Europe. Il affecte autant les hommes que les animaux.

Ainsi il peut transmettre des bactéries : maladie de Lyme, rickettsiose, tularémie, bartonellose ; des virus : encéphalites à tiques, fièvres à tiques et hémorragiques, louping-ill du mouton ; et des parasites : piroplasmose canine, babesiose bovine.

L’agent responsable de la maladie de Lyme est  Borrelia burgdorferi. En France, cette maladie concerne 43 personnes pour 100 000 habitants. La lésion est très évocatrice mais inconstante, elle se caractérise par un érythème chronique migrant. Il s’agit d’une éruption rouge, inflammatoire, qui débute trois à trente jours après la piqûre, centrée au point de piqûre. Cet érythème peut par la suite s’associer à de la fièvre.

Pour bien se protéger pensez à utiliser des répulsifs ; portez des vêtements couvrants ; Après une promenade en forêt, inspectez les zones à risques comme les jambes et les plis. Vous devez retirer immédiatement la tique à l’aide d’un tire-tique (jamais d’éther) et désinfecter la plaie.

 

Des autotests de dépistage du VIH en pharmacie

Des autotests de dépistage du VIH sont désormais mis à votre disposition en pharmacie d’officine. En France, 30 000 personnes vivent avec le VIH sans le savoir et 6000 nouveaux cas dépistés chaque année. Face au risque de banalisation de cette maladie, il convient de rester mobilisé et rappelons-nous que le meilleur outil de lutte contre le SIDA reste le préservatif.


Le dépistage du VIH constitue un enjeu majeur. L’autotest disponible en pharmacie est un outil de plus pour lutter contre cette maladie. Il n’a pas vocation à se substituer aux traditionnels dépistages par voie sanguine, ni aux tests rapides d’orientation diagnostique (TROD). Seul le pharmacien peut le remettre à l’usager, avec les conseils adaptés.


De plus, un service téléphonique d’aide à l’utilisation et de conseils sur les résultats est disponible sur la plateforme Sida Info Service, joignable 7 jours /7 et 24 heures /24 au 0800840800 (appel confidentiel, anonyme et gratuit).


Enfin, deux études seront donc lancées, sous l’égide de l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), pour mesurer l’efficacité de ce dispositif.
Derniers conseils : Les autotests de dépistage de l’infection par le VIH s’adressent à tous. Ils sont destinés à être utilisés chez soi. Le prélèvement et l’interprétation sont effectués directement par l’intéressé. Tout résultat positif doit être confirmé par un test conventionnel de type « Elisa » de 4ème génération. Un résultat négatif ne peut être interprété en cas de prise de risque datant de moins de 3 mois. N’hésitez pas à en parler à votre pharmacien ou à votre médecin.

Les risques liés au tabac pendant la grossesse

Un nombre encore élevé de femmes sont exposées au tabac pendant leur grossesse. Toutes n’ont pas conscience des dangers pour l'enfant à naître. Si c’était le cas, il est probable que cela ferait reculer le nombre de fumeuses.


En 2012, sur 3 603 femmes françaises enceintes, 16 % d’entre elles déclaraient fumer quotidiennement (13 % des femmes allaitantes), surtout les plus jeunes et les plus défavorisées. Cette tendance semble s'améliorer un peu puisqu'en 2010 elles étaient 17 % et 22 % en 2004.

De plus, 12 % des femmes interrogées imaginent qu'il suffit de réduire sa consommation. Les risques encourus par le fœtus sont mal connus et souvent, ainsi fumeuses et non-fumeuses évoquent spontanément en premier de possibles « problèmes respiratoires » pour l’enfant (23 %), des problèmes de croissance (19 %), des risques de prématurité (14 %), des malformations (13 %), des problèmes neurologiques (5 %)...

Plus préoccupant, 78 % des fumeuses pensent que le « stress » provoqué par le sevrage tabagique serait plus nocif pour l’enfant qu’une consommation modérée de tabac.

Pourtant, il existe des moyens pour arrêter de fumer comme les traitements de substitution nicotinique (TSN). Mais ; là encore, les bonnes informations ne sont pas connues puisque presque les deux tiers des répondantes (64 %) estiment que les TSN sont déconseillés pendant la grossesse. 86 % d’entre elles trouvent même que le TSN est trop cher sans souvent  savoir qu’il peut être forfaitairement pris en charge par l'Assurance maladie (150€ par an).

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien, notamment quand vous achetez un test de grossesse ou quand, enceinte, vous venez prendre votre traitement d'acide folique par exemple.

Lutter contre la contrefaçon de médicaments

La situation mondiale sur la contrefaçon de médicaments s’aggrave. Il s’agit d’une véritable menace pour la santé publique mondiale.

L’Institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM) souligne que le trafic de médicaments contrefaits constitue  un fléau en Afrique où 30% de faux médicaments circulent.

La situation est d’autant plus dramatique qu’elle concerne des médicaments indispensables comme des traitements contre le paludisme. Ces produits de mauvaise qualité auraient entraîner la mort de 122 350 enfants africains de moins de 5 ans en 2013.

En France, on estime qu’un pour cent des médicaments sont contrefaits, les plus concernés étant de faux médicaments de confort. Le plus souvent, ils sont mis en vente sur internet.

De nouvelles pratiques voient le jour, ainsi des produits périmés sont reconditionnés. On observe aussi des vols dans les circuits autorisés avec réintroduction plus tard dans les mêmes circuits sans qu’on sache vraiment ce qui a été fait sur les produits. C’est pourquoi, les saisies de médicaments falsifiés sont en forte augmentation.

En Italie, cinquante personnes volaient des médicaments dans des hôpitaux ou lors de leur transport pour les revendre dans les hôpitaux et dans d’autres pays européens.

Aux Etats-Unis, des trafiquants reconditionnent des médicaments périmés ou transforment des médicaments génériques en princeps, le tout pour l’Amérique centrale.

Signée par 23 pays la Convention Medicrime, qui vise à lutter contre ces phénomènes, doit être ratifiée par la France, la Belgique et la Russie. Il est urgent d’agir.

 

Photo Frantz Lecarpentier

C½ur, les gestes qui sauvent

 

Tout le monde ne sait pas forcément utiliser un défibrillateur ou pratiquer les gestes qui sauvent. Un site, www.savezvoussauver.org, lancé par la Fédération française de cardiologie propose aux internautes de tester leurs connaissances en répondant à un quiz.

Un exemple

Une personne fait un arrêt cardiaque devant vous. Aucune réaction de sa part. Que devez-vous faire en premier ?

Vous tournez son corps de manière à l’allonger sur le côté
Vous vérifiez l’absence de respiration normale
Vous criez « au secours ! »

La réponse donnée par le site est la suivante :
Votre première réaction doit être de s’assurer de sa perte de connaissance et de l’arrêt de sa respiration. Ce sont les deux symptômes qui permettent de reconnaître l’arrêt cardiaque et d’agir en conséquence.

Six autres petites questions vous permettront de vérifier vos connaissances et d’en apprendre plus sur www.savezvoussauver.org

Retenez bien les trois gestes importants :
1 / Appeler les secours en composant le 15 ou le 112
2 / Pratiquer un massage cardiaque
3 / Utiliser un défibrillateur

32 % de vies sont sauvées alors que seulement 5% le sont sans la pratique des 3 gestes.

 

Source

Le bon geste pour bien cicatriser

Contrairement à ce pense  majorité des Français, en cas de coupure, écorchure, irritation, brûlure, coup de soleil, il ne faut pas laisser  sécher à l’air libre ce type de petites blessures.


Pour faciliter et accélérer la cicatrisation, il est préférable de laisser la blessure en milieu humide, plus propice à la cicatrisation. Or, Aujourd’hui, face à une plaie, 8 français sur 10 utilisent un antiseptique et seulement 2 français sur 10 nettoient la plaie avec de l’eau et du savon.


Or, le 1er geste recommandé par les spécialistes est de se laver les mains puis la lésion avec de l’eau et du savon. Par simple précaution ou si la plaie semble infectée, le nettoyage peut être suivi par l’application d’un antiseptique doux.


En cas de brûlure, les spécialistes recommandent de rafraîchir la zone brûlée avec de l’eau du robinet tiède (15°C – 25°C) et non froide, pendant ¼ d’heure, jusqu’à disparition totale de la douleur. Une fois la zone brûlée calmée, il faut protéger la plaie avec une crème hydratante.

 

Source Laboratoire Abbott

 

La santé des Français et des Françaises


Si l’espérance de vie française continue d’augmenter, des disparités notables existent entre hommes et femmes, entre territoires et entre catégories sociales.
Un écart d’espérance de vie à 3,5 ans existe entre les ouvriers et les cadres, de 6,3 ans pour les hommes et de 3 ans pour les femmes.


On observe aussi de grandes disparités territoriales entre les régions. Les explications tiennent par exemple à la mortalité infantile plus élevée dans les départements d’outre-mer) ou bien à l’alcoolisme plus important dans certaines régions comme le Nord-Pas-de-Calais et Languedoc-Roussillon.


Concernant, les différences entre les hommes et les femmes, les causes de mortalité sont inversées. Les maladies de l’appareil circulatoire demeurent la première cause de mortalité chez les femmes, devant les tumeurs. Chez les hommes, c’est l’inverse. À âge égal, on observe une surmortalité masculine, qu’on attribue au poids de la consommation en alcool et en tabac, ainsi qu’aux expositions professionnelles et au comportement nutritionnel plus favorables aux femmes.


Malheureusement, le tabagisme féminin ne cesse d’augmenter. Conséquence, le cancer du poumon pourrait devenir d'ici 20 ans le premier cancer féminin, devant celui du sein. En effet, à consommation de cigarettes égale, pour des raisons anatomiques et hormonales (et la pilule n’arrange pas les choses), les femmes sont plus sensibles à la toxicité de la cigarette.
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La résistance aux antibiotiques

Depuis 2010, la consommation des antibiotiques est en hausse en France. A cause de cela, la résistance aux antibiotiques ne cesse de progresser notamment chez les entérobactéries avec notamment l’émergence de la résistance aux carbapénèmes, qui sont pourtant les antibiotiques de dernier recours à l’hôpital.

L’Institut de veille sanitaire et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ont lancé une alerte auprès des professionnels de santé car c’est l’efficacité des traitements qui est menacée.
Depuis trois ans, la consommation d’antibiotiques est à la hausse. Cela concerne particulièrement les pénicillines qui constituent la classe d’antibiotiques la plus largement utilisée. L’association de l’amoxicilline à l’acide clavulanique est à ce jour l’antibiotique le plus prescrit dans les établissements de santé.

Or, l’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Il convient aussi de sensibiliser le grand public qui, inconscient de ce risque, a parfois tendance à utiliser les antibiotiques sans absolue nécessité.

L’utilisation importante et répétée dans le temps des antibiotiques génère une augmentation des résistances bactériennes. Pour certains antibiotiques, on constate une diminution de la résistance quasi-constante depuis plus de 10 ans. C’est le cas pour le pneumocoque en ville ainsi que pour le staphylocoque doré en secteur hospitalier. Par contre, il faut redoubler de vigilance vis-à-vis des entérobactéries. Ces bactéries résident surtout dans le tube digestif comme notamment E. coli. Cette bactérie est responsable de la plus fréquente des infections à l’hôpital comme en ville : l’infection urinaire.

Prescripteurs, pharmaciens, patients et pouvoirs publics doivent se mobiliser pour préserver l’efficacité des antibiotiques.

Le tarif forfaitaire de responsabilité



Le TFR, Tarif Forfaitaire de Responsabilité, correspond au montant remboursé par la sécurité sociale au même titre que le prix limite de vente. En fait, la prise en charge des soins médicaux se calcule sur la base du prix de vente ou sur le tarif forfaitaire de responsabilité. Les taux de remboursement varient de 15 % , 30 %, 65 % à 100 %.


Le tarif forfaitaire de responsabilité constitue le prix de référence appliqué pour le calcul des remboursements de certains médicaments. Ce type de couverture concerne près de 2 600 spécialités sur un total d’environ 14 000 spécialités remboursables. Le TFR sert surtout à prendre en charge sur une base de tarif unique plusieurs produits équivalents en termes d’efficacité. Ce forfait concerne les traitements génériques et  de marque. L’objectif est de calculer le remboursement de certains produits de marque en prenant en compte le prix de base des médicaments génériques les moins chers.

Le remboursement au TFR est un mode de calcul qui ne s’applique que lorsque vous refusez de prendre un médicament générique pour la seule raison que vous optez pour l’achat de médicament de marque. Ce n’est que dans ces situations spécifiques que vous serez remboursé sur la base du tarif forfaitaire de responsabilité.

Si le médecin prescrit un médicament de marque au prix de 10 € et que celui-ci dispose d’un TFR indiquant 8 €, si vous n’acceptez pas l’achat de médicament générique dont son action thérapeutique est équivalent au produit de marque concerné, le calcul du montant remboursable se fera sur la base de 8 € fixé par le TFR et non sur le coût du traitement de 10 €. En choisissant d’acheter le produit de marque qui coûte 2 € de plus que le médicament générique, vous serez moins couvert par l’assurance maladie obligatoire que si vous optez pour l’achat de médicament générique.

Source : Assurance maladie

 

Les risques liés au manque de sommeil


En Europe,  25 à 35 % de la population est affectée par des troubles du sommeil (ce qui représente de 75 à 110 millions de personnes) et 7% par l’apnée du sommeil.

Le saviez-vous, un travailleur sur cinq manque de sommeil. De même, 93% des personnes interrogées reconnaissent  être fatiguées au travail. En fait, 20 à 40% des salariés disent manquer de sommeil. La somnolence et une baisse de vigilance en sont les principales conséquences. Une étude de l'INPES montre que 17% des 25-45 ans accumuleraient chaque nuit une dette importante de sommeil et 12% seraient même insomniaques.

Un mauvais repos peut engendrer des dommages non négligeables  comme l’augmentation des arrêts de travail (31 % contre 19 % chez les bons dormeurs), plus d’accidents du travail (8 % contre 1 %), des accidents de la route – la fatigue est la première cause d’accidents en France.  Les conséquences se voient également au niveau physiologique avec du diabète, de l’obésité, d’hypertension artérielle, de maladies cardio-vasculaires, un accroissement de risque infectieux.

Le suivi des asthmatiques par le pharmacien


L’accompagnement des patients asthmatiques par les pharmaciens est désormais possible et précise les modalités de cet accompagnement. Les patients doivent être sous traitement de fond, en initiation, ou en reprise de traitement suite à une interruption d’au moins 4 mois.

Le traitement doit être prévu pour une durée supérieure ou égale à six mois.

Bien entendu, le patient conserve le choix de participer ou non à ce dispositif, tout comme il a le choix du pharmacien. Celui-ci s’engage à la confidentialité des entretiens. Le patient peut à tout moment interrompre son suivi ou désigner un autre pharmacien.

Pour mettre en place l'accompagnement, le pharmacien dispose de documents validés par la Haute Autorité de Santé (HAS) et il a obligatoirement suivi une formation adaptée avant de commencer les entretiens.

Ce suivi se réalise grâce à deux entretiens pharmaceutiques au cours de l'année civile de référence. Après les patients sous anti-vitamine K, les entretiens pharmaceutiques entrent donc dans les missions nouvelles que le pharmacien sera amené à réaliser de plus en plus souvent. Les prochains patients chroniques à bénéficier de ce soutien devraient être les diabétiques.

Seulement 40 % d'observance


L’observance est le fait de bien suivre la prescription médicale et donc de prendre son traitement comme il a été recommandé.

Or, une étude récente montre que seuls 40 % des patients chroniques prennent correctement leurs médicaments, au bon dosage et pendant toute la durée demandée. Six pathologies chroniques ont été étudiées et les résultats ne sont pas brillants : seulement 13 % des asthmatiques sont observants pour leur traitement de fond, suivis par les patients souffrant d’insuffisance cardiaque (36 %), les diabétiques de type 2 (37 %), les hypertendus (40 %) et les patients souffrant d’hypercholestérolémie.

Dans l’ostéoporose, l’observance est un peu meilleure mais dépasse difficilement la barre des 50 %.

D’après IMS, le surcoût généré par cette mauvaise observance atteindrait 9,3 milliards d’euros par an, en prenant en compte une seule complication par pathologie. Pour l’hypertension artérielle par exemple, le coût engendré par les accidents vasculaires cérébraux est estimé à 4,4 milliards d’euros annuels.

Un médicament ne s'achète pas sur internet


Force est de constater que l’e-commerce ne constitue pas un relais de croissance pour la pharmacie. La raison en est simple, pour la majorité des personnes (plus de 92 %), les médicaments d'automédication (de prescription médicale facultative non prescrits, non remboursés) ne s’achètent pas sur internet.

Une étude réalisée par Celtipharm montre que la quasi totalité des ventes en ligne est réalisée sur les produits hors-médicament.  Les produits pour l'hygiène et la cosmétologie représentent  à eux seuls 49 % du chiffre d'affaires.


Plus grâce même, une équipe de chercheurs britanniques a publié une analyse détaillée de l’offre sur internet. Elle porte sur la vente de médicaments sur des sites réglementés et les sites non réglementés à travers plusieurs caractéristiques. En fait, ils ont constaté que, dans les pays européens où la vente en ligne est la moins réglementée, le risque de mésusage semble important. Il peut s’agir d’une mauvaise utilisation ou d’un détournement volontaire.

Les auteurs de cette étude alertent sur la nécessité absolue pour les patients de savoir différencier les sites réglementés des sites illicites.
On le voit la nécessité de proposer des médicaments sur internet pose de réels problème d’autant qu’une autre étude démontre que, tout achat confondu, 54 % des e-acheteurs choisissent d’aller en magasin chercher leur commande (ils étaient 42 % en 2013).

La solution réside bien dans la réservation en ligne avec retrait de sa commande à la pharmacie. Le consommateur gagne du temps tout en étant certain d’avoir le conseil approprié sans prendre de risques pour sa santé.

 

Les dangers potentiels de la cigarette électronique

L'usage de la cigarette électronique présente-t-il des menaces pour la santé comme le laisse entendre deux rapports récents ? C’est tout d’abord l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui vient de recommander l'interdiction la vente aux mineurs de cigarettes électroniques et sa consommation dans les espaces publics fermés. Si pour l'organisme, les risques sont largement indéterminés, il mentionne tout de même également de « graves menaces pour les fœtus ».

De son côté, l'American Heart Association (AHA) recommande aussi l'interdiction de ces cigarettes aux mineurs et la limitation de la publicité incitant les jeunes au vapotage.

Faut-il alors appliquer le principe de précaution quand il existe peu de recul et peu d'informations ?

Or, depuis l’arrivée de la cigarette électronique, les ventes de tabac ont reculé de 8 %. Cela correspond à 500.000 fumeurs sevrés en France.
Si les partisans de la cigarette électronique regrettent que ces messages sèment le doute, l'OMS note tout de même trois points posant problème :

- Un taux de nicotine généralement entre 6 et 24 mg de nicotine, mais parfois plus de 100 mg.
- La forte concentration de propylène glycol, un produit très irritant.
- Des produits chimiques non connus et pour lesquels il n'y a pas de données sur leur émission.