Réservation en ligne

Créer un compte ou se connecter

  Aucun produit pour le moment
2 http://www.cantal-sante.com/

Dépôt d'ordonnance

Envoyez-nous votre ordonnance

NOTRE PHARMACIE

Pharmacie Mathieu
Bechafol
15260 Neuveglise
Tél: 04 71 23 81 24
Fax: 04 71 23 86 98
Horaires d'ouverture
Ouverture du lundi au samedi
de 9h à 19h30
Fermée le dimanche
***************************


Agrandir le plan

Vous êtes dans :

Le dossier

Le dépistage du VIH et des IST encore mal connu des 16-25 ans

La lutte contre le sida ne s'arrête pas à la Journée Mondiale du 1er décembre, une étude menée par le laboratoire Janssen, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, et le Centre Gratuit d’Information de Dépistage et de Diagnostic (CeGIDD) de l’hôpital Saint-Antoine AP-HP, qui montre que le niveau d’information en matière de pratiques sexuelles à risque reste encore peu élevé chez des 16-25 ans.


Cette analyse a été réalisée grâce aux 1968 réponses apportées par les 16-25 ans sur l’application QiSS™ pour « Quizz d’information en Santé Sexuelle ».

Cette étude montre que la sensibilisation auprès des 16-25 ans reste un enjeu important pour prévenir les nouvelles contaminations.

Moi(s) sans Tabac


Pour encourager les fumeurs à s’arrêter, novembre est déclaré le « moi(s) sans tabac ». Si on sait que l’augmentation du prix du tabac est efficace pour diminuer la consommation de tabac, ce n’est pas suffisant. C’est pourquoi, le ministère de la santé lance aussi un plan de prévention avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics et dans les aires de jeux pour enfants. Des aides au sevrage tabagiques sont aussi programmées ainsi que le remboursement des substituts nicotiniques.

 

La France compte environ 16 millions de fumeurs, c’est presque un tiers de la population des plus de 15 ans. Surtout, ces chiffres sont supérieurs à ceux de nos voisins européens, puisque, par exemple en Espagne ou en Allemagne le nombre de fumeurs n’excède pas un quart de la population. La France est semble-t-il considérée comme « anormale » quant à la consommation de tabac. Il importe donc aux pouvoirs publics de lutter contre cet état. Pour commencer, il a été décidé d’augmenter progressivement le prix du tabac de manière à atteindre dix euros en 2020. Cette mesure semble en effet efficace si on en croit l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) qui a publié un tableau de bord au mois de septembre 2017. Un recul significatif de la vente de tabac a été constaté depuis le début de l’année. Surtout on note une nette accélération ces dernières semaines. En effet, de janvier à septembre 2017, les ventes de cigarettes ont diminué de 1,6 % (par rapport à la même période de l’année précédente. Surtout, en septembre dernier, la baisse est de 9,1 %.

 

De bons résultats

Un autre phénomène est intéressant. Il était jusqu’à présent constaté que quand la consommation de cigarettes diminuait, Alors que longtemps, celle du tabac à rouler progresser. Les consommateurs voulant faire des économies en préparant eux-mêmes leurs cigarettes. Or, pendant les premiers mois de l’année les ventes de ce type ont elles aussi reculé de 6,5 % pour atteindre une baisse de 15,6 % en septembre. Ceci est sans doute lié à la hausse du prix de ces produits de 15,8 %. Tout cela confirme le bienfondé d’une politique de prix adapté pour aider à la baisse de consommation de tabac. Autre constat encourageant : la consommation de traitements d’aide à l’arrêt a littéralement explosé avec une hausse des achats de 32,1 %. Ainsi, les ventes de timbres transdermiques ont augmenté de 60,4 % et celles des médicaments de 18,1 %. Le passage du remboursement forfaitaire des substituts nicotiniques de 50 euros à 150 euros par an et la réactivation de la prise en charge du Champix font donc partie intégrante de l’efficacité de la lutte contre le tabagisme.

La Haute Autorité de Santé (HAS) préconise en première intention la prescription de substituts nicotiniques. Les traitements nicotiniques de substitution (TNS) réduisent quant à eux les symptômes de sevrage, l’envie de fumer et aident à la prévention des rechutes. Leur utilisation augmenterait de 50 % à 70 % l’abstinence à 6 mois.

 

Novembre sans tabac pour commencer

La deuxième édition l’opération Moi(s) sans tabac va avoir lieu en novembre. Les pharmaciens participent activement aux opérations de sensibilisation avec l’apposition de nombreuses affiches et la mise à disposition de "kits" dans les pharmacies. Par ailleurs, des "fan zone" de participants à l’opération Moi(s) sans tabac ouvrent à Paris et dans onze autres grandes villes de France comme Amiens. Conçus comme les zones de supporters, ces espaces sont aménagées pour offrir aux visiteurs la possibilité de s’informer, de rencontre et d’échanger avec un professionnel de santé, de s’inscrire directement à MoisSansTabac. Ils peuvent aussi participer à des jeux et à des animations.

Tout est fait pour aider les fumeurs à arrêter. L’utilisation des réseaux sociaux n’a pas été oubliée. On le sait un esprit collectif positif peut s’avérer déterminant.  C’est pourquoi, des équipes thématiques ou régionales ont été créées sur Facebook. En fait, pour aider à l’arrêt se reconnaître dans un groupe peut aider, on se sent moins seul. Ainsi Santé publique France à l ‘origine de cette initiative a créé 16 équipes thématiques. Elles définissent avec humour les modes de vie des participants (fêtard ou pantouflard) ou leur type d’aide à l’arrêt (patché, coaché, vapoteur). Bien entendu, toutes ces opérations seront reprises par les médias dont certains organisent même des séances coaching.

 

Les professionnels de santé doivent être en première ligne contre le tabac

Outre la participation des pharmacies, la mobilisation de tous les professionnels de santé est attendue. Ainsi, le Réseau de prévention des addictions (Respadd) est intervenu auprès de 155 directeurs d’hôpitaux. Aujourd’hui, presque tous les hôpitaux (96,7 %) ont mis en place des mesures de restriction du tabagisme. Mais, les trois-quarts d’entre eux ne contrôlent pas leur application. En fait, un peu plus de la moitié des directeurs d’hôpitaux reconnaissent ne pas avoir identifié les fumeurs parmi le personnel pour leur proposer un accompagnement. De la même manière, une information du public sur la lutte contre le tabac n’est systématique dans la moitié des hôpitaux. La prise en charge des patients fumeurs constitue donc bien un parent pauvre. Le Guide hôpital sans tabac, une brochure Prise en charge systématique du patient fumeur vient d’être imprimée.

Car, dans la lutte contre le tabagisme, l’implication de tous les soignants est essentielle. Plusieurs travaux ont démontré l’impact positif du conseil d’arrêt quand il est donné par un professionnel de santé. Raison de plus pour s’occuper aussi d’eux.

 

Certains préconisent les atouts de la cigarette électronique, ils regrettent notamment qu’elle ne soit pas plus mise en avant et mieux exploitée. Son interdiction dans de nombreux lieux publics a relancé la polémique.

 

 

Le Saviez-vous

Un mois sans tabac multiplie par 5 les chances d’arrêter de fumer définitivement.

 

 


Les différentes formes de substituts nicotiniques.

Il faut les adapter à chaque sujet.

 

Les patchs. Ils sont simples d’utilisation mais, peuvent présenter un risque de sensibilisation cutanée. Certains "timbres" sont portés pendant 24 heures, et délivrent 21, 14 ou 7 mg de nicotine par jour, d’autres pendant 16 heures et délivrent 25, 15 ou 10 mg par jour.

Les gommes à mâcher. En 2 et 4 mg et en plusieurs saveurs. Elles ne doivent pas être mâchée comme un chewing-gum, mais plutôt sucée lentement.

Les comprimés et pastilles à sucer et les comprimés sublinguaux existent aussi en plusieurs dosages et en plusieurs saveurs. Il faut laisser fondre le comprimé ou la pastille lentement.

Les sprays buccaux permettent une absorption très rapide de la nicotine. Chaque spray délivre 150 doses de 1 mg de nicotine. Il est recommandé de ne pas dépasser 2 pulvérisations par prise, 4 pulvérisations par heure et 64 pulvérisations par 24 heures. Il est formellement recommandé de ne pas fumer pendant le traitement par spray buccal, qui ne devrait pas excéder 6 mois.

Les inhaleurs se présentent avec des cartouches de 10 mg de nicotine, dont l’utilisation est à adapter individuellement, jusqu’à un maximum de 12 cartouches par jour et pendant une durée inférieure à 12 mois.

 

 

LIENS

http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr

https://www.facebook.com/tabacinfoservice

 

 

Philippe Duperray – Docteur en pharmacie

 

 

Un plan national contre l'ostéoporose

A l'occasion de la Journée Mondiale contre l’ostéoporose le 20 octobre 2017, l'AFLAR dévoile 7 propositions prioritaires pour lutter contre cette maladie à travers un Livre Blanc

Pour que la première fracture soit aussi la dernière, les 7 propositions de l’AFLAR (Association Française de Lutte Anti Rhumatismale)

 
 

Un plan national contre l'ostéoporose... 

 
 
 
 
 
 
Partie I : Les enjeux de l’ostéoporose aujourd’hui en France pour le patient et pour le médecin
 
Partie II : Les enjeux médico-économiques de l’ostéoporose en France
 
Partie III : Les Etats Généraux : une année consacrée à l’ostéoporose
 
Entre déficit d’information et méconnaissance du risque
Entre aveu d’impuissance et appel à l’aide pour améliorer leurs pratiques
Une perception erronée du rapport bénéfice-risque des traitements
 
Partie IV : Bilan des Etats Généraux de l’Ostéoporose
 
Partie V : Et après... ? 
 
__________________________________________
 
 
 
 

PARTIE I – LES ENJEUX DE L’OSTEOPOROSE AUJOURD’HUI

EN FRANCE POUR LE PATIENT ET POUR LE MEDECIN 

 
 
En Europe, l’ostéoporose concerne plus de 22 millions de femmes de plus de 50 ans (22% de la population) et 5,5 millions d’hommes (7% de la population). La fracture ostéoporotique, dite par fragilité osseuse, touche 1 femme sur 3 après 50 ans (ainsi, parmi 100 femmes ménopausées, 40% auront au moins une fracture par fragilité osseuse avant la fin de leur vie1) et 1 homme sur 5. En France en 2010, le nombre de fractures incidentes chez les femmes et les hommes était de 393 000, dont 90 000 fractures du col du fémur, 56 000 fractures vertébrales, 56 000 fractures du poignet et 191 000 autres fractures (bassin, côtes, humérus, tibia-péroné, clavicule, omoplate, sternum et autres fractures du fémur) : 68% de ces fractures survenaient chez la femme2. 
 
 
 
L’ostéoporose est une maladie à part entière. Elle ne fait pas partie, comme on l’entend dire trop souvent, des contraintes naturelle s associées au vieillissement physiologique de l’organisme. En cela, elle n’est ni normale ni acceptable. Elle ne saurait non plus être banale, et cela pour une raison simple: l’ostéoporose tue, et bien plus sûrement qu’une allergie à laquelle les répondants de l’enquête menée par l’Aflar cette année n’hésitent pourtant pas à la comparer quand il s’agit de donner une mesure à sa gravité. Elle ne tue pas de façon anecdotique mais mène à une issue fatale après une fracture du3col du fémur dans pas moins de 20% des cas . Il est à noter par ailleurs que 50% environ des sujets victimes d’une fracture de hanche ne retrouvent pas leur autonomie antérieure, ce qui les conduit fréquemment à quitter leur domicile pour vivre en institution, et qu’ainsi, parmi les survivants, 30% des patients sont atteints de dépendance permanente, 40% incapables de marcher sans aide et 80% de réaliser sans aide au moins une activité de la vie courante4. 
 
 
 
Face à cet état des lieux, force est de constater qu’en France, et dans d’autres pays industrialisés, il existe comme un hiatus entre la connaissance que l’on a de la gravité de cette maladie qui appelle, sans équivoque, une réponse forte et engagée de la part des autorités de santé, et la sous- dimension de la prise en charge qui lui est appliquée. Insuffisamment standardisée et codifiée, pas assez ciblée et/ou trop restrictive, mal coordonnée ; trop nombreuses sont ses insuffisances constatées par les professionnels de santé et supportés par les patients. Des insuffisances qui appellent, de toute urgence, un travail de remédiation, à des fins d’amélioration de la santé publique et de réduction des coûts pour notre système de santé. 
 
 
 
En menant la première grande enquête nationale inédite sur l’ostéoporose auprès de patients (ayant connu ou non un épisode de fracture) et de médecins généralistes, l’Aflar s’est donnée pour objectif d’identifier les attentes et les besoins des uns et des autres quant à la prise en charge d’une pathologie qui, bien qu’elles les concernent au premier chef, leur est parfois difficile à appréhender. Venant renforcer et apporter un éclairage complémentaire à l’état des lieux dressé et au travail de réflexion réalisé lors des Etats Généraux de l’Ostéoporose, cette démarche d’agrégation qualitative de données inédites sur la maladie, vise à proposer des solutions concrètes, adaptées aux besoins exprimés et constatés, pour une meilleure efficience de sa prise en charge. 
 
 
 

393 000 fractures incidentes en France en 2010, chez les femmes et les hommes 

 
 
Les résultats de l’enquête4 : des patientes égarées, des professionnels de santé quelque peu désorientés.
 
D’octobre 2016 à juin 2017, 417 patients directement concernés par l’ostéoporose (94% de femmes, 6% d’hommes) ont répondu aux questions qui leur étaient posées sur le site de l’Aflar par la première enquête nationale leur étant destinée. La surreprésentation des femmes dans l’échantillon ne doit pas surprendre ; elle s’explique par la forte prévalence de la maladie dans cette catégorie de population, 4 millions  de femmes
étant touchées par l’ostéoporose en France. Parmi ces répondantes, 70% étaient âgées de 50 à 69 ans au moment de l’enquête, 20% avaient moins de 50 ans et 1/3 exerçaient encore une activité professionnelle. « Preuve, s’il en fallait, que l’ostéoporose n’est pas la « maladie de vieux » que l’on se plait parfois à imaginer pour ne pas s’en soucier », commente Françoise ALLIOT-LAUNOIS, Responsable du Pôle Ile-de-France et Vice-Présidente de l’Aflar.
 
 
 
 
 
1 / Entre déficit d’information et méconnaissance du risque : l’enjeu de la banalisation de l’ostéoporose chez les patients 
 
Pour Françoise ALLIOT-LAUNOIS, ce qui frappe de prime abord à la lecture des résultats de l’enquête, c’est
justement le nombre inquiétant d’approximations, d’idées fausses, voire de croyances, que l’on retrouve  exprimées par des personnes qui sont pourtant directement concernées par l’ostéoporose : « On pourrait
imaginer que le déficit d’information constaté chez les patients qui ont répondu concerne des points très précis, très médicaux ou très techniques, mais il n’en est rien. Dès la première approche de la maladie, le malentendu est profond : si 56% des répondants associent l’ostéoporose à une maladie grave, 27% estiment que ce n’est pas le cas, quand seuls 17% la reconnaissent pour une maladie qui peut être très grave ». Des chiffres qui doivent d’autant plus interpeler que ces mêmes répondants déclarent à 50% être concernés personnellement par une perte de taille excédant 3 cm. Ce paradoxe en dit long : « La maladie est complètement banalisée. 
 
 
 

Les centimètres perdus sont le fait de fractures vertébrales silencieuses 

 
 
Trois centimètres perdu c’est tout sauf anodin, mais dans l’esprit des patients, cela n’est pas associé à un problème sérieux. Or quand on sait - et il est à noter que 70% des répondants nous ont indiqué le savoir - que ces centimètres perdus sont le fait de fractures vertébrales silencieuses, on peut prendre la mesure du problème » 
 
 
 
L’un des premiers obstacles à une prise en charge adaptée de l’ostéoporose est donc la mésestimation de sa gravité et cela dans des proportions inattendues, même pour Françoise ALLIOT-LAUNOIS : « Lire que respectivement 44% et 47% des répondants, tous personnellement concernés par l’ostéoporose, estiment que cette maladie est aussi grave qu’un problème d’allergie et d’asthme, laisse imaginer l’état probable des connaissances de la population générale sur le sujet. On peut d’autant plus s’étonner qu’en vis-à-vis de ces réponses, les patients ne nient pas en avoir peur, 65% déclarant craindre de faire une chute, qu’ils aient déjà été victime d’une fracture ou non. Autre chiffres, autre paradoxe : les répondants sont aussi nombreux à reconnaître à cette maladie, qui ne leur semble pas pourtant si grave que cela, une capacité de nuisance certaine : ainsi sont- ils 54% à déclarer que l’ostéoporose a un impact négatif sur leur moral, 44% sur l’image qu’ils ont d’eux-mêmes et 25% sur leur vie professionnelle. » 
 
Le chiffre qui doit peut-être retenir l’attention in fine est peut-être celui-ci : 69% des patientes non fracturées confessent une incertitude quant à l’évolution de la maladie (52% chez les femmes déjà fracturées). Une incertitude qui fait écho à leur méconnaissance de la pathologie et à la relation complexe et paradoxale qu’elles entretiennent avec cette dernière. 
 
 
 
La lecture de ces chiffres met au jour une divergence dans les attitudes, perceptions et attentes des patientes, selon qu’elles ont déjà subi une fracture ou non. Elle permet aussi de saisir toutes la complexité de la relation qu’elles entretiennent avec une maladie dont elles méconnaissent les caractéristiques et sont tentées de nier la gravité, la comparant même à des affections relativement bénignes, mais qu’elles craignent et dont elles reconnaissent d’ailleurs l’impact délétère sur leur qualité de vie. 
 
 
 

Déficit d’information : les patients ont des connaissances fausses sur l’ostéoporose 

 
 
 
 
Professeur Thierry THOMAS, Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER)
 
« L’ostéoporose est une maladie du tissu osseux et non une évolution physiologique naturelle accompagnant le vieillissement comme trop de gens le croient. Ce premier malentendu impacte l’approche de la maladie par les patients qui se sentent peu concernés et l’abordent avec fatalité, et par les médecins qui ne ressentent pas d’urgence à la dépister ou à la traiter.
 
Cette mésestimation des risques liés à l’ostéoporose s’explique en partie par le fait qu’elle ne s’exprime par aucun symptôme tant qu’elle ne s’est pas compliquée de la survenue d’une première fracture dite de fragilité, la survenue d’une fracture étant en général considérée comme un événement sans gravité, habituel de la vie. La fracture de fragilité survient à l’occasion d’une simple chute de sa hauteur ou, comme c’est notamment le cas pour les fractures vertébrales, sans chute.
 
Ce type de fracture devrait entraîner un suivi étroit des patients à travers un parcours de soins particulier et adapté, mais nous n’arrivons actuellement pas à le faire percevoir par la population, et dans un certain nombre de cas, par les professionnels de santé (médecins généralistes, médecins urgentistes et orthopédistes) qui interviennent au cours de leur prise en charge. » 
 
 
 
 
 
 
2 / Entre aveu d’impuissance et appel à l’aide pour améliorer leurs pratiques : l’enjeu d’une meilleure information des professionnels de santé
 
L’enquête nous apprend que 32% des répondants ont été diagnostiqués par leur médecin généraliste, devant le rhumatologue (27%). Au cours des 12 derniers mois, c’est aussi le médecin généraliste qu’ils ont le plus souvent consulté (68%), à nouveau devant le rhumatologue (53%). 
 
S’ils sont, on le voit, en première ligne du dépistage et du suivi de l’ostéoporose, ces professionnels
de santé semblent pourtant bien mal armés pour l’affronter, puisque pour près de 40% d’entre eux, la gravité de la pathologie est à rapprocher de celle d’une allergie (44% chez les patients).
 
Leurs premières difficultés sont présentes dès le moment du dépistage, délicat pour 1/3 d’entre eux (34%)5.
 
 
 
Le moment de la mise en place du traitement ne leur est guère plus confortable: 56% méconnaissant les médicaments anti- ostéoporotiques les plus utiles et 53,7% confessant, de toute façon, se heurter à un problème de motivation chez les patients quand la question du traitement médicamenteux est abordée. Au cœur de cette difficulté à traiter, le rapport complexe que les patients, mal informés, entretiennent à la tolérance des anti-ostéoporotiques.  
 
 
 
Enfin, pour 58,5% des médecins interrogés, la dépendance des patients provoquée par une première fracture est difficile à accompagner.
 
Tout à fait conscients d’avoir un rôle important à jouer dans la prise en charge de l’ostéoporose, les médecins généralistes interrogés reconnaissent que leur vision environnementale de la maladie est incomplète, mais loin de s’accommoder de cette situation, ils sont nombreux à vouloir l’améliorer : 64% d’entre eux réclament une meilleure information sur la maladie en général et 84%, sur les différents traitements en particulier. 
 
 
 

53,7% des patients manquent de motivation pour prendre leur traitement 

L'éclairage du Professeur Thierry THOMAS,
Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER)
 
« 40% des femmes de 50 ans feront une fracture liée à l’ostéoporose au cours de leur vie*, un quart des fractures dues à une fragilité osseuse surviennent chez des hommes**.
Le meilleur outil pour apprécier le statut osseux reste actuellement la densitométrie osseuse, très spécifique et reproductible, même si elle manque de sensibilité ce qui ne lui permet pas d’identifier tous les malades. Pourtant elle n’est remboursée que de manière très conditionnelle chez la femme à la ménopause, et chez l’homme essentiellement lorsqu’il a fait une première fracture de fragilité. Cette réalité a un impact certain sur la prescription de cet examen, les médecins généralistes étant en difficulté pour en faire valoir l’utilité à leurs patients et obtenir qu’ils la réalisent ; cela se traduit fréquemment par un renoncement à la prescription. Parce que l’objectif est de pouvoir traiter les personnes les plus à risque, si possible avant la première fracture, il serait important que cet examen puisse être réalisé au moins une fois à partir de 65 ans, âge où la densité minérale osseuse est très susceptible d’avoir diminuée. Il importe également que les médecins généralistes soient mieux informés sur l’environnement de la maladie et au sujet des bonnes pratiques ».
 
* INSERM « L’ostéoporose : épidémiologie, clinique et approches thérapeutiques » Aurélie Fontana Pierre D. Delmas
** INSERM « Ostéoporose » Pr Francis Berenbaum et le Dr Mickael Rousière. https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/osteoporose 
 
 
 
 
 
 
3 / Une perception erronée du rapport bénéfice-risque des traitements : l’enjeu de la baisse drastique de la prise en charge (15% des patients traités aujourd’hui contre 35% dans les années 2000)
 
Quand on leur demande si les traitements contre l’ostéoporose sont difficiles à vivre, 35% des patientes répondent par l’affirmative sans qu’elles en détaillent les raisons. Faut-il voir exprimée dans ce chiffre la défiance excessive observée depuis quelques années envers les effets secondaires de certains traitements? Doit-on y lire une forme de lassitude face à un traitement qui devra se poursuivre toute la vie ?
 
Pour Françoise ALLIOT-LAUNOIS, ces chiffres gagnent à être mis en perspective avec d’autres : « Seules 50% des répondantes prennent des médicaments contre l’ostéoporose alors qu’elles devraient être une grande majorité à en prendre. Quelles que soient les raisons qui les motivent, cela revient
 
à dire qu’une patiente sur 2 préfère se passer de traitement. Néanmoins, on note qu’à la question « vous arrive-t-il d’oublier de prendre votre traitement contre l’ostéoporose ? », les patientes concernées ont répondu « jamais » à 83%, exprimant ainsi une prise de conscience des risques à ne pas se soigner. On note par ailleurs que ces femmes qui prennent un traitement spécifique pour l’ostéoporose plébiscitent en complément de ce dernier la vitamine D (85%), les laitages consommés en grand nombre (61%) et la supplémentation sous forme de complément alimentaire en calcium (50%) et silicium (30%). Des traitements complémentaires qu’elles ajoutent à leurs traitements médicamenteux, mais qui font figure, on le sait, d’uniques traitements pour d’autres patientes. Ils sont pourtant insuffisants à les protéger de la fracture de fragilité. Cette attitude de rejet des traitements médicamenteux peut s’expliquer par une méconnaissance de leur utilité : 30% des patientes pensant en effet qu’il est tout bonnement impossible de prévenir l’ostéoporose... ». 
 
 
 
 
 
Professeur Thierry THOMAS,
Président du Collège français des enseignants de rhumatologie (COFER)
 
« Alors que la prise en charge de l’ostéoporose avait beaucoup progressé grâce à l’arrivée de nouveaux médicaments à visée anti-ostéoporotique au cours des années 90 et 2000, elle s’est dégradée à partir du milieu des années 2000, avec actuellement moins de 15% des patients français ayant eu une fracture de fragilité, et donc tout particulièrement à risque de nouvelle fracture, recevant un traitement à visée ostéoporotique.
 
On peut s’étonner de ce constat alors que ces traitements permettent de réduire très significativement ce risque de fracture mais aussi la mortalité survenant dans l’année qui suit une fracture de hanche ou du bassin dans 25% des cas. Il y a deux raisons principales à cela : d’abord, la difficulté pour les patients à appréhender le rapport bénéfice-risque des traitements dont le but premier est de réduire le risque d’un nouvel épisode de fracture et dont le bénéfice n’est en conséquence pas directement palpable. Ensuite, l’effet très néfaste d’événements indésirables rares associés à la prise des traitements anti- résorbeurs dans les années 2000. Il s’agit tout particulièrement du problème des ostéonécroses de la mâchoire, une complication sévère mais très rare, de l’ordre de 1 pour 10 000 à 1 pour 100 000 patient-années. Il est très important de mettre cela en perspective avec les bénéfices attendus du traitement anti-ostéoporotique qui est, rappelons-le, une réduction de près de 70% du risque de faire une nouvelle fracture vertébrale, et de près de 50% de celui de faire une nouvelle fracture de la hanche. Dans cette évaluation de la balance bénéfices/risques, le rôle du médecin est donc de bien identifier les patients chez qui cette balance sera très positive, en l’occurrence, ceux à haut risque de fracture. C’est là toute la démarche médicale raisonnée suivant les recommandations nationales et internationales. Une autre idée fausse est de penser que l’on peut remplacer la prescription de médicaments anti-ostéoporotiques par une simple supplémentation en calcium et vitamine D. Cette substitution est une réalité dans la pratique alors que ces deux éléments sont perçus à la fois comme n’étant pas dangereux et comme ayant un impact bénéfique sur le statut osseux. C’est vrai dans une démarche de prévention pour réduire la vitesse de perte osseuse. Toutes les études montrent que c’est très insuffisant chez des malades à risque élevé de fracture, comme de nombreuses études scientifiques l’ont montré ! »
 
 
 
 

PARTIE II – LES ENJEUX MEDICO-ECONOMIQUES DE L’OSTEOPOROSE EN FRANCE 

 
 
En France, en 2010, le fardeau économique  des fractures de fragilité (incidentes et antérieures) a été estimé à 4,8 milliards €, dont 2,5 pour les seules fractures du col du fémur ; 66% des coûts concernaient les soins de la 1ère année suivant la fracture, 27% les soins à long terme (handicap), et 7% le traitement pharmacologique. Compte tenu des projections démographiques pour 20256, 1 personne sur trois aura 60 ans ou plus, représentant 20 millions de personnes, correspondant aux âges de la génération du baby-boom, le nombre de fractures incidentes passera de 376 000 (femmes et hommes en 2010) à 491 000 (2025), entraînant une augmentation des coûts de 26%7. 
 
 
 
Le Pr Robert LAUNOIS, économiste de la santé, Directeur du Réseau d’évaluation en économie de la Santé France, Président sortant de la Société Française d’économie de la santé revient sur cette problématique. L’ostéoporose est sans conteste une maladie qui est extrêmement couteuse pour la collectivité ; Les chiffrages varient suivant les études en fonction des lignes budgétaires qui sont retenues pour procéder à leurs estimations.
 
Selon l’études de la CNAMTS « Charges et Produits de 2016» qui s’en tient aux dépenses reconnues et remboursées par l'assurance maladies le coût de la prise en charge de l’ostéoporose s’élevait en France en 2013 à 1,1 milliard d’euros dont 770 millions étaient dues à des hospitalisations dans des services de médecine chirurgie obstétrique et 340 millions suite à l’accueil dans des soins de suite et de réadaptation ; Lorsque le périmètre des postes budgétaires à prendre en compte est élargi pour intégrer les placements en établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) et la valorisation monétaire des pertes de qualité de vie qui sont associées aux fractures, le coût de l’ostéoporose en France s’élève alors selon Svedbom à 4,8 milliards d’euros. 
 
L’ostéoporose est une maladie sous diagnostiquée et sous traitée ; Avant leur hospitalisation pour fracture, seuls 3% des patients s’étaient vus prescrire une ostéodensitométrie osseuse et seulement 12% d’entre eux avaient bénéficié d’un traitement pour ostéoporose. Sous- diagnostiquée, l’ostéoporose est aussi sous-traitée : après une hospitalisation pour fracture, 51% des patients ne revoient aucun médecin dans le mois qui suit et seuls 15% des patients font l’objet d’un traitement pour l’ostéoporose avec pour conséquences, la ré-hospitalisation pour rechute de 29% d’entre eux. La cascade fracturaire entraîne non seulement des coûts non négligeables pour notre système de santé, mais elle est surtout dangereuse et douloureuse pour le patient. Face à cette réalité et après la publication de recommandations par la HAS en 2007, la CNAMTS a pris des mesures pour faciliter l’accès à l’ostéodensitométrie osseuse des populations à risque. En dépit de ces efforts le nombre d’ostéodensitométries prescrites chaque année continue de baisser. La raison en est simple, une prise en charge efficace de l’ostéoporose exige une intégration de la prévention et du soin au sein de filières fractures dédiés et de réseaux de soins coordonnés. Le jeu en vaut la chandelle ! La CNAMTS sait que c’est la clé d’une prise en charge au final beaucoup plus efficiente de l’ostéoporose, compte-tenu des coûts directs et indirects qu’elle entraîne. Il faut dès maintenant réfléchir à la mise en place d’un plan de santé publique pour la prévention de l’ostéoporose. 
 
 
 
 
 

PARTIE III - LES ETATS GENERAUX: UNE ANNEE CONSACREE A L’OSTEOPOROSE 

 
 
La prise en charge de l’ostéoporose en France a plus que jamais besoin d’être améliorée et c’est à cet effet qu’ont été mis sur pied les Etats Généraux de l’Ostéoporose. Pour dresser un état des lieux des besoins et bâtir des stratégies d’action viables et opérationnelles, 10 journées d’échange et de débats dans 10 villes de France se sont ainsi tenues de novembre 2016 à juin 2017. Réunissant 30 à 40 participants directement impliqués dans la prise en charge de l’ostéoporose parmi lesquels des médecins rhumatologues libéraux et hospitaliers, médecins généralistes, chirurgiens orthopédistes, médecins de rééducation, médecins de centre thermal, radiologues, nutritionnistes, gynécologues, médecins du travail, gériatres, psychologues, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes, pédicures-podologues, assistantes sociales mais aussi des représentants de l’ARS, de la CNAM, de l’ANSM, de la MDPH, des collectivités locales, des économistes, des journalistes et des patients experts, chaque journée a proposé de bâtir une réflexion autour de 5 thèmes de discussion prioritaires : l’optimisation du parcours de soin en ville et à l’hôpital, la vie quotidienne, le dépistage et le diagnostic de l’ostéoporose (sans fracture et lors de l’occurrence d’une fracture), la prise en charge des soins, la prévention et la réduction des inégalités sociales de santé. À l’issue des séances plénières, tables rondes et débats, une conférence venait proposer au grand public un retour d’expérience. 
 
 
 
 
 
 
 

PARTIE IV - BILAN DES ETATS GENERAUX DE L’OSTEOPOROSE 

 
 
Les propositions recueillies lors des 10 tables rondes régionales des Etats Généraux de l’Ostéoporose ont été compilées et validées lors d’une réunion du comité de pilotage des Etats Généraux qui s’est tenue à Paris le 6 juillet 2017. Une grande thématique s’est dégagée de l’ensemble des propositions : faire reconnaître les fractures de l'ostéoporose comme d'un véritable fléau de santé publique avec la nécessité d’une mobilisation générale (via un plan de santé national) pour faire en sorte qu’une 1ère fracturesoitladernière 
 
7 priorités-clés ont été identifiées, et le Docteur Laurent GRANGE médecin rhumatologue au CHU de Grenoble Alpes et Président de l’AFLAR revient sur le constat qui a présidé à leur mise au jour : « Les chiffres de la prise en charge de l’ostéoporose sont catastrophiques : entre 2010 et 2014, le nombre de patients traités est passé de 1 100 000 à 800 000 en 4 ans soit une diminution de 380 000 patients traités8. Si l’on ne réagit pas, seule une minorité de patients sera traité et l’on devra affronter dans les années à venir un tsunami de fractures qui vont entrainer un surcoût majeur pour l’assurance maladie. Ce déficit de prise en charge s’explique, on l’a vu, par un désinvestissement des patients, induit notamment, par un déni général de la réalité de cette maladie, associé à la diffusion d’informations erronées sur la dangerosité des traitements. Une méfiance qui a aussi gagné nombre de professionnels de santé qui se heurtent par ailleurs à la difficulté de fournir aux patients concernés une information complète sur la maladie, les traitements et leurs possibles effets secondaires. Si l’on ajoute à cela des recommandations complexes et une réglementation relative au remboursement de l’examen de la densité minérale osseuse qui l’est tout autant, on comprend pourquoi l’on constate chaque année une baisse de 6% de cet examen pourtant capital pour une bonne prise en charge. Aujourd’hui, 85% des patients ne sont pas pris en charge après une fracture, un chiffre qui révèle un profond dysfonctionnement de la chaine de soins qu’il nous faut donc repenser. Le travail réalisé dans le cadre des Etats Généraux de l’Ostéoporose a permis de dégager des axes et modalités d’action prioritaires : il nous faut favoriser le dépistage pour enrayer la baisse de prise en charge constatée ces dernières années. Il est aussi nécessaire de mobiliser, d’alerter, en lançant un plan national de lutte contre la fracture de l’ostéoporose afin de faire prendre conscience de sa gravité. Nous devons stimuler tous les acteurs de la prise en charge autour de recommandations clarifiées et par-dessus tout, il est impératif d’amplifier et sanctuariser les filières de soins. Nous avons mis au jour 7 propositions susceptibles de nous aider à relever ces défis ». 
 
 
 
 
 

PARTIE V : ET APRES... ? 

 
 
Pour que le travail réalisé et que les priorités mises au jour pour améliorer sa prise en charge en France ne demeurent pas lettres mortes, un livre blanc a été rédigé qui se trouvera bientôt sur le bureau de chaque parlementaire et sénateur, comme l’explique le Docteur Laurent Grange : « Ce travail de synthèse est un outil pratique qui doit nous servir de base de travail avec les autorités de santé, la CNAM, les assureurs et les décideurs politiques. Il permet de saisir rapidement les enjeux de la prise en charge de l’ostéoporose dans notre pays et de prendre connaissance des moyens pratiques de l’améliorer. Le contexte nous est favorable : la Ministre de la Santé a décidé de mettre l’accent sur l’axe  préventif et une grande partie de notre travail traite précisément de ce sujet. Nous allons aussi diffuser ce document auprès des sociétés savantes telles que la Société Française de Rhumatologie et la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatique (SOFCOT), et lors des différents congrès et réunions des acteurs de la prise en charge que sont, par exemple et de manière non exhaustive, les ergothérapeutes, kinésithérapeutes et podologues.
 
Enfin, nous allons aussi faire rayonner les apports de ce travail au niveau international grâce à l’International Osteoporosis Foundation (IOF).» 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Téléchargez le Livre Blanc
LIVRE BLANC-Etats Generaux_Osteoporose_2016-2017.pdf
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 INSERM « L’ostéoporose : épidémiologie, clinique et approches thérapeutiques » Aurélie Fontana Pierre D. Delmas
2 extrapolation validée à partir des résultats de Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/ PMC3880492/) ou sur le site de l’AFALR http:// www.aflar.org/les- fractures-osteoporotiques
3 Cooper. Am J Med. 1997; 103(2A):12s-19s 
4 Enquête en ligne réalisée par l’AFLAR auprès de 417 personnes de octobre 2016 à juin 2017 
5 Enquête AFLAR réalisée auprès de 100 médecins généralistes de octobre 2016 à juin 2017 
6 Curran D et al. Epidémiologie des fractures liées à l’ostéoporose en France. Rev Rhum 2010;77:579- 85. Disponible sur https://www.researchgate.net/ publication/245786671_Epidemiologie_des_frac- tures_liees_a_l’osteoporose_en_France_revue_ de_la_litterature
7 Svedbom A et al. Osteoporosis in the European Union : a compendium of country-specific reports. Arch Osteoporos 2013;8:137 (p. 67/218). Disponible sur http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/ PMC3880492/) ou sur le site de l’AFALR http:// www.aflar.org/les- fractures-osteoporotiques 
8 Données Gers CM12 à fin août 2014 

 

Données AFLAR

 

 

Cancer, coût des traitements mal perçu

Enquête Viavoice septembre 2017 pour l'Institut Curie -
Coûts des nouveaux traitements : perspectives d’un système en danger

 

Le coût des traitements innovants du cancer mal perçu par les français
 


Depuis 2012, l’Observatoire Cancer Institut Curie – Viavoice vise à analyser l’opinion des Français sur le cancer et mettre ainsi en lumière les enjeux médicaux, sociaux, économiques et sociétaux en prise directe avec les grandes priorités définies par le 3e Plan Cancer.

 



Quel est le coût réel des traitements innovants du cancer en France ? Y-a-t-il un risque d’inégalité dans l’accès à l’innovation ? Qui finance la recherche et l’innovation ? Et que connaissent vraiment les Français à ce sujet ?
C’est ce qu’a souhaité étudier l’Institut Curie via la 5e édition de son Observatoire Cancer Institut Curie – Viavoice.

L’apparition des traitements innovants contre le cancer a fait exploser les coûts. C’est un problème qui dépasse largement nos frontières et dont il faut se saisir aux niveaux national et international.

" Le risque de voir s’installer des inégalités entre les patients touchés par le cancer n’a pas disparu, au contraire. Le prix des nouveaux médicaments continue d’augmenter, de sorte qu’arrivera forcément le moment où l’accès de tous les patients aux anticancéreux innovants ne sera plus possible. Il est encore temps d’éviter une situation qui posera un grave problème éthique."

C’est en ces termes, dans une tribune publiée en avril dernier publié sur Theconversation.com, que le Pr Thierry Philip, président de l’Institut Curie, prend position sur la situation délicate dans laquelle notre système de santé se trouve actuellement. Il y a plus d’un an, il prenait déjà part à l’appel de 110 cancérologues français pour alerter la ministre de la santé à ce sujet. Un enjeu de taille pour la France qui pourrait ne plus continuer, comme c’est le cas depuis 1945 avec la création de la Sécurité sociale, à donner à chaque malade le traitement dont il a besoin.

 

 

Voyager en sécurité

Voyager en sécurité

 

Aujourd’hui, il est de plus en plus facile de voyager. En si prenant à l’avance, il est possible de traverser la planète pour un prix abordable. Pour autant, certaines règles de sécurité sont à respecter tant avant son départ que sur place.

Les risques pouvant vous affecter à l’étranger sont multiples. Outre ceux liés à des tensions politiques, il y a des risques sécuritaires (attentats, piraterie, cybercriminalité…) et bien entendu des risques sanitaires.

Il ne faut pas négliger, non plus, les risques naturels (sismiques, cyclones, ouragans, haute montagne…), ni les risques nucléaires et les incidents liés à des actions individuelles.

 

Se renseigner sur la destination

Cela peut sembler une évidence, pourtant il est bon de rappeler que certains pays sont vraiment à éviter. Ainsi, il est peut-être clair que de rendre actuellement au Mali, en Syrie ou en Crimée ne vous viendra pas à l’idée mais, avant de choisir votre destination, renseignez-vous. Pour cela, nous vous conseillons de contacter le site France Diplomatie qui donne en permanence des Alertes et des Dernières minutes tant sur la sécurité que vis-à-vis de la santé dans sa rubrique Conseils aux voyageurs :

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/

 

Cet outil d’information et de prévention, en matière de sécurité des Français à l’étranger, comporte 211 pages, dont 191 fiches pays et 20 dossiers thématiques.

 

Des règles à respecter

L’idéal quand on visite un pays est de respecter les habitudes locales, le bon sens doit être le premier réflexe et n’oubliez pas que c’est à vous de vous adapter aux autres et non le contraire. Ainsi, les femmes doivent faire attention à leur tenue vestimentaire et si vous sortez la nuit, évitez de le faire seul.

Il est utile aussi de faire attention aux boissons et pas seulement à l’eau où dans certains pays il est indispensable de la boire en bouteille. Soyez vigilant pour qu’on ne vous verse pas des drogues dans votre verre et dans le même ordre d’idée, mettez votre argent dans plusieurs endroits. Enfin, évitez de montrer votre argent mais, ayez toujours un peu de monnaie pour vous débarrasser des inopportuns ou en cas d’agression.

D’une manière générale, dites-vous que des objets qui nous semblent quotidiens, peuvent avoir une grande valeur dans d’autres pays comme un téléphone portable ou un appareil photo. On évitera de trop montrer des signes extérieurs de richesse.

En fait, le plus simple pour connaître les us et habitudes du pays, est de consulter les guides de voyages et aussi de demander aux habitants. Ils seront les informateurs les plus fiables pour toutes ces conduites à tenir et également pour connaître les quartiers ou les régions à éviter.

 

Avant le départ

Une visite médicale peut s’avérer nécessaire. N’hésitez pas à consulter votre médecin généraliste et à voir avec votre pharmacien les médicaments à emporter dans votre trousse d’urgences. Faites aussi des photocopies de vos papiers de manière à laisser les originaux en lieu sûr quand vous sortez. Vous pourrez aussi avoir un mémo de vos principaux numéros de téléphone de manière à faire opposition en cas de vol ou de perte. Notez aussi les coordonnées du consulat local (adresse, téléphone, fax, courriel).

 

S’inscrire sur le service en ligne gratuit « Ariane »

Ce site permet aux ressortissants français, lors d’un voyage ou d’une mission ponctuelle à l’étranger, de se signaler gratuitement et facilement auprès du ministère afin de bénéficier, par mail, SMS ou téléphone, d’informations de qualité ou de consignes de sécurité en temps réél dans le pays de destination si la situation le justifie.
Conçu en concertation avec la CNIL, ce site offre toutes les garanties de sécurité et de confidentialité des données personnelles. L’inscription ne se substitue pas à l'inscription au registre des Français établis hors de France dès lors que le temps de séjour est supérieur à 6 mois.

 

https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/public/login.html


Une fois vos données saisies sur le site, vous recevrez des recommandations de sécurité par courriels si la situation dans le pays le justifie. Vous serez également contacté en cas de crise dans votre pays de destination et la personne contact que vous aurez désignée pourra également être prévenue en cas de besoin.

Sachez que les consulats de France assurent une permanence 24h/24.  Cela ne doit pas vous faire oublier de vérifier vos contrats d’assurance et éventuellement de consulter votre assureur sur des protections plus adaptées. Souvenez-vous notamment que les frais de santé, de justice ou de rapatriement peuvent être très élevés.

 

Les risques sanitaires

Quelles que soient leur destination et leurs conditions du voyage, les voyageurs sont souvent victimes de problèmes de santé. De 15% à 70% d’entre eux peuvent être malade. Cela dépend du type de voyageurs, des destinations et des conditions de séjour. En général, nous le savons tous, la diarrhée est toujours le plus fréquent des problèmes de santé en voyage. Viennent ensuite les affections des voies aériennes supérieures, les dermatoses et la fièvre.

Il ne faut oublier les pathologies non infectieuses comme le mal d’altitude, le mal des transports, des traumatismes et des blessures, qui peuvent être d’origine accidentelle mais aussi intentionnelle.

 

Les recommandations sanitaires aux voyageurs reposent principalement sur la prévention des maladies infectieuses basée sur les vaccinations, la prévention par médicaments et la mise ne place de règles hygiéno-diététiques.

 

Vaccinations

Un grand nombre de maladies liées aux voyages peuvent être prévenues par une vaccination. Le programme de vaccination est à établir en fonction de chaque voyageur : âge, antécédents médicaux, vaccins antérieurs, de la situation sanitaire et du niveau d’hygiène du pays visité.

Pour certains pays, vous devrez présenter un certificat de vaccination comme pour la vaccination contre la fièvre jaune ou de la vaccination contre les infections invasives à méningocoques pour les pèlerinages en Arabie Saoudite par exemple.

Pour les adultes ou les enfants, la première chose est d’être à jour dans ses vaccinations notamment pour la vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche, ainsi que contre la rougeole. La vaccination contre la fièvre jaune est indispensable pour un séjour dans une zone endémique des régions intertropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud, même en l’absence d’obligation administrative. La vaccination contre la fièvre typhoïde est recommandée pour les voyageurs devant effectuer un séjour prolongé ou dans de mauvaises conditions, dans des pays où l’hygiène est précaire et la maladie endémique, particulièrement dans le sous-continent indien.

 

Paludisme

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale. Il est donc nécessaire d’avoir à la fois une protection contre les piqûres de moustiques et de prendre un traitement à base de médicaments en prévention.

Toute fièvre au retour des tropiques, quels que soient les symptômes associés, doit être considérée a priori comme pouvant être liée au paludisme et nécessite une consultation en urgence. La prophylaxie se fait en fonction des zones visitées, classées en pays du groupe 1,

2 ou 3 selon la fréquence des résistances aux médicaments antipaludiques ; de l’intensité de la transmission ; de l’âge et du poids du voyageur ; de ses antécédents pathologiques ; d’une possible interaction avec d’autres médicaments ; d’une grossesse en cours ou envisagée ; des conditions, de la durée et de la période du séjour et des capacités financières du voyageur.

 

La diarrhée

La diarrhée affecte fréquemment les voyageurs, pour un séjour de trois semaines, le risque est d’un sur deux. Il s’agit généralement d’un épisode aigu bénin, qui se résout en un à trois jours, mais qui peut être parfois grave. Le plus souvent, c’est en relation avec la consommation d’aliments solides ou de boissons.

 

 

 

La prévention repose avant tout sur les mesures d’hygiène.

  • Lavez-vous souvent les mains, avant les repas et avant toute manipulation d’aliments, et après être passé aux toilettes. En l’absence d’eau et de savon, un gel ou une solution hydro-alcoolique sont utiles.
  • Ne consommez que de l’eau en bouteille capsulée (bouteille ouverte devant soi), ou rendue potable par ébullition (1 minute à gros bouillons), ou par la combinaison d’une filtration (filtre portatif) suivie d’une désinfection [produits à base de DCCN a (dichloroisocyanurate de sodium), ou hypochlorite de sodium et ions d’argent]. Ne prenez pas de glaçons.
  • Évitez de manger de la nourriture vendue dans la rue sauf si elle est bien cuite et le récipient encore fumant. Les buffets froids des restaurants sont risqués. Le lait doit être pasteurisé ou bouilli et la chaîne du froid doit être respectée.
  • Pelez les fruits vous-même et évitez les crudités, les coquillages, les plats réchauffés, les jus de fruits frais préparés de façon artisanale.
  • Vous éviterez aussi les sorbets et les crèmes glacées.
  • Veillez à ce que  les œufs, les viandes, les poissons et les crustacés soient bien cuits.
  • Attention à la toxicité de certains poissons de mer (ciguatera).
  • Enfin, il est important de boire abondamment (liquides salés et sucrés en alternance) et, en particulier pour les jeunes enfants et les personnes âgées. Vous pouvez utiliser des sels de réhydratation orale (sachets à diluer) à prendre à volonté, par petites doses successives en cas de vomissements.
  • Veillez aux premiers signes de la déshydratation si vous avez de jeunes enfants.

 

Bien entendu, ce texte n’est pas exhaustif, nous vous conseillons de vous référer aux différents sites indiqués et demander son avis à votre pharmacien.

 

Les répulsifs contre les moustiques

Ils sont composés d’une substance active qui éloigne les insectes sans les tuer.

Il faut les appliquer sur toutes les parties du corps non couvertes.

Leur protection dure entre 4 à 8 heures.

Il faut en appliquer à nouveau après une baignade.

En cas d’utilisation d’une crème solaire, l’application de répulsif doit se faire au moins 20 minutes après.

La crème solaire doit toujours être appliquée avant le répulsif.

Chez l’enfant et la femme enceinte leur utilisation doit respecter un mode d’emploi précis.



Protection des enfants contre les moustiques

Pour les enfants avant l’âge de la marche, utilisez des moustiquaires, de préférence imprégnées d’un insecticide de la famille des pyréthrinoïdes, sur les berceaux et les poussettes.

Ne pas utiliser, les bracelets anti-insectes pour se protéger des moustiques et des tiques, les huiles essentielles dont la durée d’efficacité est généralement inférieure à 20 minutes et insuffisante, ni les appareils sonores à ultrasons, la vitamine B1, l’homéopathie, les rubans, papiers et autocollants gluants sans insecticide.


 

Contre-indications aux voyages aériens

Les voyages aériens sont normalement contre-indiqués :

  • aux nourrissons de moins de 48 heures ;
  • aux femmes enceintes après la 36e semaine de grossesse (après la 32e semaine en cas de grossesse multiple) ;
  • aux personnes souffrant d’angor (angine de poitrine) ou douleurs thoraciques au repos, de maladie transmissible évolutive, de mal de décompression après la plongée, d’augmentation de la pression intracrânienne en raison d’une hémorragie, d’un traumatisme ou d’une infection, d’infection des sinus, de l’oreille ou du nez, particulièrement si la trompe d’Eustache est bouchée, d’infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral récent, d’intervention chirurgicale récente ou traumatisme récent comportant un risque de flatulence, de traumatisme cranio-facial ou oculaire, d’opération du cerveau ou opération de l’œil avec pénétration oculaire, de maladie respiratoire chronique sévère, difficulté à respirer au repos ou pneumothorax non résorbé, de drépanocytose, de trouble psychotique, sauf s’il est totalement maîtrisé.

 


 

Sites à consulter

http://www.gouvernement.fr/risques/preparer-son-voyage-a-l-etranger

 

http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guidevoyageur/bienetre_sante/bienetre_sante_conseil.htm


Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

Photos Phovoir Atelier Frantz Lecarpentier

 

Se protéger des méfaits du soleil

 

Soleil, attention danger

Le soleil peut avoir une action bénéfique mais, une exposition non maitrisée s’avère au contraire bien dangereuse. Le nombre de cancers de la peau, responsables de plus de 1500 décès par an, peut très certainement diminuer avec une limitation de la surexposition au soleil. De même, méfions-nous des allergies et des conséquences sur l’organisme pour les sujets sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes.

 

 

Qui ne se précipite pas au soleil dès qu’il apparaît plus chaudement surtout après un hiver bien froid ou un printemps pluvieux ? Nous ressentons tous son bienfait sur notre organisme, il est même indispensable à notre vie. Le soleil redonne le moral, permet de mieux dormir. Il est aussi utile car il aide à la synthèse de vitamine D qui participe à la consolidation de notre structure osseuse, sans lui nos os ne fixeraient pas le calcium. Il peut être aussi bénéfique contre certaines maladies de peau mais, à doses bien contrôlées. Pour tout cela, quinze minutes d’exposition par jour suffisent et si vous souhaitez profiter des bienfaits du soleil, l’utilisation d’une protection solaire à indice élevé est indispensable.

 

Les rayons du soleil, les ultraviolets

Deux sortes de rayons solaires, les ultraviolets B ou UVB qui pénètrent dans la peau et s’arrêtent au niveau des couches supérieures, l'épiderme et les ultraviolets A ou UVA qui pénètrent beaucoup plus loin et vont jusque dans les couches plus profondes de la peau le derme. Les UVB sont responsables du bronzage et des coups de soleil sont dus aux UVB alors que les UVA pigmentent et altèrent la peau de manière profonde.

Les UVA comme les UVB provoquent des lésions cellulaires et le vieillissement de la peau, ils sont à l’origine des cancers de la peau.

 

4 bonnes idées face au soleil

Pour éviter le risque que le soleil nuise à votre santé, nous vous conseillons de suivre ces quatre idées.

1.Evitez de vous mettre au soleil pendant les heures d’ensoleillement maximum.

2. N’exposez pas les enfants de moins de trois ans directement au soleil.

3. Protégez-vous avec des vêtements, un chapeau et des lunettes à verres filtrants

4. Appliquez le produit de protection contre le soleil en quantité suffisante

 

Quelques astuces

Vous devez appliquer votre protection solaire juste avant l’exposition et surtout en quantité suffisante. Nous vous conseillons de mettre deux couches plutôt qu’une, quand vous avez terminé la première application sans avoir oublié les oreilles, la nuque et les pieds, recommencez.

Pensez à refaire une application toutes les 2 heures environ ou après une baignade ou une transpiration excessive. De nombreuses textures existent (crème, fluide, gel, lait, stick), choisissez la texture que vous appréciez, elle sera plus facilement réappliquée ce qui favorise ainsi l’efficacité protectrice.

La meilleure protection reste les vêtements. Après la baignade, pensez à vous sécher vous et vos enfants avec une serviette et réappliquer une protection solaire, résistante à l’eau et au sable.

Il existe des vêtements spécifiques anti-UV grâce à différentes techniques : fibres très serrées ou tissus imprégnés de filtres solaires. Sachez que le noir est plus protecteur que le blanc et que la protection diminue avec l’humidité.

 

Les allergies au soleil

Le soleil peut provoquer des coups de soleil, ou érythèmes solaires, des photo-dermatoses, comme la lucite, ou d’autres dermatoses aggravées par le soleil telles que l’acné, le chloasma (le masque de grossesse) ou encore le lupus, l’urticaire solaire voire le vitiligo, des photosensibilisations.

L’installation systématique quand on se met au soleil de rougeurs, des sensations d’échauffement, d’une facilité à prendre des coups de soleil ou à avoir des boutons, des démangeaisons, peuvent être des signes d’allergie. Il convient alors d’éviter de s’exposer et en cas d’exposition d’utiliser des écrans totaux hypoallergéniques.

 

Le soleil et les femmes enceintes

Pendant la grossesse, l’augmentation de la sécrétion d’hormones féminines provoque une augmentation de la synthèse de mélanine. C’est pourquoi si lue femme enceinte se met au soleil, une hyperpigmentation peut être observée sur son visage. On parle du masque de grossesse ou chloasma.

Ce masque de grossesse touche la majorité des femmes, à partir du 4ème mois de grossesse. Il se manifeste par des taches brunes ou grisâtres, souvent localisées au milieu du front, sur le menton et le pourtour de la bouche et peut donner des plaques de couleur marron et de forme irrégulière.

Ces taches disparaissent normalement six mois après l’accouchement mais peuvent réapparaître lors d’une autre grossesse. Pour prévenir l’apparition du masque de grossesse, il est absolument nécessaire de toujours protéger sa peau. Pour cela, il est conseillé de mettre un chapeau, de protéger sa peau avec une crème écran total, d’appliquer souvent la crème et d’utiliser une crème anti-tache pigmentaire le soir.

 

Le soleil et l’enfant

En fait, avant 3 ans, les professionnels de santé recommandent l’éviction totale du soleil. En effet, la peau des enfants est encore en construction, elle est donc beaucoup plus fragile que celle des adultes. Il faut absolument protéger les enfants du soleil, encore plus que les adultes.

Même si elle nous semble plus belle, la peau des enfants est immature et donc plus vulnérable aux agressions du soleil. Les enfants ont une peau plus fine et leur système pigmentaire est peu développé. Ils n’ont donc aucun système d’auto-défense pour se protéger contre les UV.

C’est pourquoi, les enfants doivent être parfaitement protégés, encore plus que les adultes.

Pendant les vacances, les enfants passent beaucoup de temps en maillot de bain. Or, l’eau et le sable réfléchissent 30% des UV et les coups de soleil et les agressions cellulaires profondes auront des conséquences irréversibles sur leur peau. Sans parler des risques de déshydratation et d’insolation.

Les règles déjà mentionnées prennent toute leur importance avec les enfants. Il faut leur faire porter un chapeau à large bord, des lunettes de soleil à verres filtrants et des vêtements foncés. On les mettra à des activités à l’ombre ou à la sieste entre 12 et 16 heures. Il ne faut pas hésiter à appliquer de la crème solaire, avec un indice de protection 50, résistante à l’eau et au sable, fréquemment et généreusement.

 

Le soleil et l’acné

Contrairement à ce que l’on croit, l'exposition au soleil peut accentuer l'acné.

Si à très court terme, le bronzage peut donner l'impression que votre teint est plus homogène, en réalité, l'effet desséchant du soleil rend votre peau plus grasse au retour des vacances. Cette surproduction d'huile doublée de l'épaississement de la couche supérieure de la peau bouche les pores et empêche le sébum d'être éliminé normalement.

Le soleil change donc le comportement de la peau qui aura ensuite plus de boutons. Il lui faut une protection spécifique contre les UV, à large spectre qui contre à la fois les UVA et les UVB. Choisissez des textures fluides, non grasses et non comédogènes.

 

Philippe Duperray Docteur en pharmacie

 

 

Attention

1 personne sur 55 née en 2008 développera un jour un mélanome.

Les cancers cutanés provoquent plus de 1500 décès par an.

80% de l’exposition aux UV au cours d’une vie a lieu avant 18 ans.

 

 

 

Protection avant tout

Ne pas s’exposer aux heures d’ensoleillement maximum.

Appliquer la protection solaire juste avant l'exposition, en quantité suffisante (deux couches plutôt qu’une).

Renouveler l’application, surtout après une baignade ou une transpiration excessive.

Ne pas exposer les enfants de moins de 3 ans au soleil.

Photos Phovoir/ Atelier Frantz Lecarpentier

 

Le nouveau calendrier vaccinal pour 2017

Le calendrier des vaccinations et les nouvelles recommandations vaccinales pour 2017 ont été publiés par le Ministère de la santé. Parmi les changements, notons ceux concernant la vaccination contre les papillomavirus humains, la recommandation du Haut Conseil de la santé publique pour la vaccination avec Gardasil 9 ou la vaccination contre le BCG et d’autres informations dont nous faisons l’écho ici.

 

 

Les nouvelles recommandations en 2017 

Concernant le BCG, il est recommandé au cours du 2ème mois, donc plus de BCG avant l’âge d’un mois, à l’exception des nouveau-nés de Guyane et de Mayotte, pour lesquels la vaccination est recommandée avant la sortie de la maternité. Une étude internationale a très clairement montré que lorsque si on vaccine après l’âge d’un mois il y a deux fois moins de BCGites généralisées et deux fois moins de décès liés à cette complication.

Par ailleurs, la pratique d’un test tuberculinique avant le BCG n’est plus recommandée chez les enfants de moins de 6 ans, sauf s’ils ont résidé ou effectué des séjours de plus d’un mois dans des régions de forte incidence.

 

L’âge de la primovaccination contre le méningocoque C est transitoirement abaissé à l’âge de 5 mois, avec une 2ème injection à l’âge de 12 mois. C’est en raison d’une forte augmentation de cette maladie, qu’il a été décidé d’introduire une dose de vaccin supplémentaire à l’âge de 5 mois, cette modification est transitoire. Le vaccin tétravalent contre les méningocoques de type A, C, Y et W peut dorénavant être prescrit dès l’âge de 6 semaines. On constate un échec de la stratégie de vaccination contre la méningite C. La couverture vaccinale est aujourd’hui extrêmement faible et ne dépasse pas les 10 % chez les jeunes entre 20 et 25 ans. D’autres pays, en obtenant une couverture vaccinale proche de 90 % ont pourtant réussi à relever ce défi. C’est la raison de la modification du calendrier sur ce sujet.

 

La vaccination contre les papillomavirus humains est maintenant proposée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) jusqu’à 26 ans pour prévenir les cancers anaux. Chez les jeunes filles et les jeunes femmes non vaccinées antérieurement, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) recommande d’initier la vaccination par le vaccin nonavalent, GARDASIL 9®, qui protège contre 9 souches de papillomavirus contre 4 pour le vaccin précédemment recommandé.

 

La vaccination contre le pneumocoque est recommandée uniquement pour les nourrissons et les groupes à risque (immunodéprimés) avec un schéma simplifié pour les adultes. Il s’agit alors d’effectuer une dose de vaccin conjugué 13-valent, puis, après 8 semaines, une dose de vaccin non conjugué 23 valent (Pneumo23), pour augmenter la couverture sérotypique. Les personnes vaccinées par Prévenar 13, puis Pneumo23 pourront être revaccinées une fois par Pneumo23, à condition de respecter un intervalle de 5 ans entre les deux doses, une revaccination plus précoce entraînant un risque élevé d’effets indésirables (réactions locales, fièvre…).

 

Les vaccins, ça marche

Il est important de rappeler à chacun l’importance des vaccins pour la santé de tous. C’est vrai à tout âge et plus particulièrement avant 5 ans, où les complications de maladies infectieuses sont plus fréquentes et graves. Les vaccins évitent la mortalité et des handicaps. Comme les bébés ne sont pas assez protégés naturellement leur protection dépend de celle des autres. C’est le cas pour l’infection à méningocoque ou la rougeole.

Les vaccins servent à nous protéger contre des maladies sérieuses et potentiellement mortelles rappelle souvent l’OMS qui insiste sur l’intérêt de poursuivre la protection vaccinale chez l’enfant et l’adolescent, notamment contre le virus HPV, puis chez l’adulte.

 

Le pharmacien en tant que professionnel de santé
joue un rôle vital dans la promotion de la vaccination.

 

La vaccination chez la femme enceinte

La vaccination chez la femme enceinte suscite elle aussi de nombreuses réticences. Les précautions naturelles redoublent dès que l’on pense aux risques d’une quelconque toxicité pour le futur bébé.

Le risque potentiel de la vaccination pour la femme enceinte découle principalement des effets secondaires des vaccins en général. Quant au fœtus et au nouveau-né, les risques semblent plus théoriques, en raison de l’effet tératogène des vaccins vivants et de modifications de la réponse vaccinale au cours des premiers mois de vie.

Prenons l’exemple de la vaccination contre la grippe en cours de grossesse. On le sait, la grippe multiplie par 4 le risque d’hospitalisation de la future maman et 4 à 13 % des décès par grippe touchent les femmes enceintes, surtout en fin de grossesse. En fait, les complications sont principalement dues à des contractions utérines avec menace de fausse couche ou d’accouchement prématuré et de retard de croissance intra-utérin.

Par ailleurs, si le virus grippal n’est pas tératogène, on ne peut pas vacciner les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 6 mois pour qui, par contre, les risques liés à la grippe sont graves. Une maman vaccinée, même pendant la grossesse, confère une immunité à nourrisson et le protège.

Aussi, le Haut Conseil de la santé publique recommande depuis 2012 la vaccination contre la grippe saisonnière des femmes enceintes quel que soit le terme de la grossesse.

 

Le cas de la coqueluche

La vaccination en cours de grossesse contre la coqueluche n’a pas de risque fœtal mais elle est responsable d’un risque plus grand de prématurité. Chez les enfants de moins de 6 mois, la coqueluche est transmise le plus souvent par les parents.

La vaccination de la femme enceinte n’est pas recommandée en France, mais certains pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni la pratique. Aux États-Unis, le programme de vaccination des femmes enceintes contre la coqueluche avec le vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche acellulaire (DTCa) a été lancé en 2011. Les résultats sont rassurants. Le vaccin est bien toléré avec quelques effets indésirables locaux mais rien de grave chez la femme et le nouveau-né n’a été jugé imputable à la vaccination. On attend des études complémentaires pour statuer en France

 

 

En fait, pour les spécialistes, la grossesse peut même être l’occasion de mettre à jour si nécessaire les vaccinations contre le tétanos et la diphtérie. Parlez-en avec votre pharmacien.

 

Photos Phovoir/AFL

 

Les allergies

Les allergies

 

Grâce à notre système immunitaire, nous pouvons lutter contre les microbes et les virus. Malheureusement, ce système est parfois défaillant, c’est ce qui se passe avec les allergies. Plus de 20% de la population souffre d'allergie et les symptômes de cette maladie se manifestent de façon variée.

 

 

 

 

En fait, au lieu de nous défendre contre une agression et de réagir contre des substances étrangères appelés allergènes comme les pollens, la poussière, certains aliments ou encore du parfum, notre système immunitaire les considère à tort comme des ennemis. Notre organisme a alors une réaction excessive et produit une grande quantité d’anticorps spécifiques de l’allergie qu’on nomme les IgE (Immunoglobulines E).

L’allergie provoque de l’asthme, un rhume des foins (rhinite), de la conjonctivite, de l’eczéma, de l’urticaire voire un choc allergique.

 

Les causes de l’allergie

Cette rencontre de notre organisme avec l’allergène, il en existe plus de 400, peut se réaliser par contact cutané, par inhalation ou par ingestion.

Par voie cutanée, il peut s’agir de plantes, des vêtements, de différents tissus, d’un colorant des vêtements, de savons, lotions, parfums, assouplisseurs, de produits chimiques, des métaux, médicaments appliqués ou injectés, de la salive de chiens ou chats.

La voie respiratoire est empruntée par les pollens, les moisissures, les polluants, la fumée de cigarette, certains produits chimiques inhalés, les poils d'animaux, les plumes, les poussières dont celles de la maison, dont la composante la plus importante sont les acariens. 

Enfin, les aliments, additifs, colorants, médicaments passent par la voie digestive.

 

Comment se manifeste l’allergie

La défense de l’organisme va se manifester de différentes façons selon la personne.

Il peut s’agir de symptômes oculaires. La conjonctivite (allergique) se manifeste alors par un œil rouge, un larmoiement, un œdème des paupières, des sécrétions avec paupières collées ou encore des démangeaisons (prurit) au niveau des paupières.

Les symptômes digestifs sont les plus fréquents chez le jeune enfant (0-3ans). Ils se manifestent par des douleurs abdominales, ou des diarrhées, des vomissements ou des nausées. Certaines manifestations orales se caractérisent par un gonflement de la lèvre, des picotements dans la bouche et une gêne en avalant.

L’allergie peut se manifester par des symptômes cutanés. L'eczéma se déclenche plusieurs heures après le contact avec une substance. Cela concerne 15 % des nourrissons. L'urticaire survient lui rapidement après l’ingestion ou le contact, il est plus fréquent chez l’adulte. Enfin, l'œdème de Quincke, une réaction très grave, peut être mortelle.

Les symptômes respiratoires apparaissent, quant à eux, le plus souvent chez l’enfant de plus de 3 ans. On observe alors un nez qui coule clair, il peut être bouché et démangé. Souvent des séries régulières d’éternuements surviennent. On observe aussi souvent des démangeaisons du nez et/ou du palais, une toux ou des difficultés respiratoires persistantes, un sentiment d’oppression dans la poitrine, un essoufflement après un effort ou un fou rire.


Les origines génétiques de l’allergie

Tant qu’elle n’est pas en contact avec un des allergènes que son système immunitaire gère mal, la personne allergique est en bonne santé. On ne devient allergique qu'avec au moins deux contacts avec un allergène.

Mais, l’allergie peut débuter à tout âge. Un nouveau-né ou un très jeune enfant peuvent être allergique. Les symptômes peuvent apparaitre dès la naissance mais également à l’âge adulte. Pour autant, l’allergie est plus fréquente chez l’enfant.

L’allergie est souvent héréditaire. En effet, si les deux parents sont allergiques, l’enfant à 80 % de risque d’être allergique. Si un seul parent est allergique, l’enfant a alors 50 % de risque d’être allergique. Cependant, un enfant peut développer des allergies, même si ses parents ne sont pas allergiques.

 

Conclusion

Fort heureusement, les enfants atopiques (génétiquement porteurs) ne développent pas forcément les mêmes troubles que leurs parents ou que leurs grands-parents. Ainsi, l’enfant d’un asthmatique peut déclarer un rhume des foins ou ne jamais avoir de l’asthme, de l’eczéma ou d’autres symptômes.

Concernant, la prévention chez le nourrisson ayant des allergiques parmi ses ascendants, il convient de le tenir le plus possible à l’écart des allergènes les plus fréquents dans notre mode de vie actuel comme le lait, les œufs, l’arachide, les acariens, les animaux.

 

Quelques exemples de types d’allergies 

Alimentaires : lait de vache, œuf, arachide, moutarde, poisson, fruits à coque, kiwi

Respiratoires : acariens, moisissures, pollens, chats, chiens, rongeurs et chevaux…

De contact avec la peau : composants des cosmétiques, lessives, métaux…

Médicamenteuses : antibiotiques, produits anesthésiques …

Professionnelles : latex, farine, ciment, formol…

 

 

Un site à consulter

https://allergies.afpral.fr

 

Photos Phovoir/AFL

 

A chacun son bon sommeil

A chaque âge son sommeil

 

Le rythme du sommeil est propre à chaque personne, il varie avec les besoins, les horaires ou les habitudes. Il change aussi en fonctionne de l’âge mais, un manque de sommeil peut se traduire par des troubles de l’humeur et même une prise de poids

Quand il naît, le bébé dort par cycle de trois heures environ. La durée du sommeil à la naissance est de 12 heures minimum par 24 heures. Puis le bébé va devoir apprendre à dormir la nuit. Quand cela se produit, on dit qu’il fait ses nuits. La période à laquelle cela arrive est variable, en général entre 3 semaines et trois mois. Cependant, le bébé a toujours besoin de faire des siestes.

 

Le sommeil change avec l’âge

Entre 4 et 6 ans, l’enfant va arrêter les siestes. La durée nécessaire de sommeil diminue au fur et à mesure que l’enfant grandit. Vers 5 ou 6 ans, le sommeil dure 10 heures.

C’est en général à l’adolescence que le sommeil se stabilise pour une durée de 8 ou 9 heures par nuit en moyenne. Ensuite, pendant toute la vie d’adulte, la durée du sommeil nocturne va rester assez stable. Certains adultes font la sieste, il est cependant observé que de la limiter à une quinzaine de minutes suffit.

 

De l’âge adulte à la vieillesse, la durée du sommeil nocturne diminue un peu, mais en réalité elle reste assez stable sur 24 heures en raison de la réapparition de siestes Chez les personnes du troisième âge, la répartition des siestes qui réapparaissent  varie mais globalement, mais la durée totale du sommeil reste stable sur 24 heures. En fait, bien souvent, la personne âgée dort moins longtemps la nuit mais, se repose pendant la journée.

 

En fait, plus on vieillit, plus le sommeil devient physiologiquement léger et sensible à toutes sortes de perturbations. En effet, le sommeil le plus profond (stade 4) diminue jusqu’à même complètement disparaître chez certaines personnes âgées. Le fractionnement du sommeil s’accentue avec des éveils tout simplement liés au vieillissement du sommeil. Ainsi, à partir de 55 ou 60 ans, il n’est pas rare d’être réveillé la nuit pendant 1/2 heure ou 1 h, cela n’a rien pathologique. C’est tout simplement parce que des périodes d’éveil fractionnent le sommeil plus fréquemment quand on prend de l’âge.

 

Les conséquences d’une diminution du sommeil

Un manque de sommeil peut provoquer des troubles de l’humeur comme de l’irritabilité, des difficultés à fixer son attention, des fourmillements dans les extrémités, des troubles visuels ou de la mémoire et bien entendu de la fatigue ou de la somnolence. Fort heureusement, dès que vous aurez dormi autant que nécessaire tout cela disparaitra.

 

Par contre, des études récentes montrent que d’une façon générale, le temps de sommeil diminue. Cette diminution touche davantage certaines catégories de personnes. Ainsi, les adolescents ne dorment que 7 heures 45 en moyenne durant la semaine, or il leur faudrait de 9 à 10 heures de sommeil par nuit. Le coucher plus tardif explique ce phénomène. Les 15-25 ans se couchent plus tard mais, doivent néanmoins se lever tôt pour leur scolarité. C’est donc en moyenne 2 heures de sommeil par nuit qui ont ainsi étaient perdu en 30 ans.

La privation chronique de sommeil est fréquemment retrouvée chez les conducteurs professionnels (surtout les chauffeurs de poids lourds) mais, d’autres catégories de personnes souffrent également de privation de sommeil qu’on peut définir comme chronique. Parmi ces professions exposées, on peut citer les travailleurs alternant les 3 x 8 et les travailleurs de nuit. 

Tous ces travailleurs à horaires décalés dorment en moyenne une à deux heures de moins. Mais le problème vient du fait que pour la plupart, cette privation chronique de sommeil n’est pas totalement compensée les jours de repos.

 

Manque de sommeil et obésité

Un autre phénomène est à signaler. Il existe des liens entre le sommeil et l’obésité. Il a été en effet démontré qu’une privation de sommeil aiguë entraîne une altération du métabolisme glucidique. La durée de sommeil agit sur différentes voies métaboliques qui contribuent à une prise de poids et à l’obésité. Et ce constat est particulièrement vrai pour l’enfant.

 

Plusieurs études ont confirmé l’association entre une durée de sommeil de moins de 8 heures et l’obésité. Cette relation négative entre la durée du sommeil et l’obésité est due une diminution de la leptine et une augmentation de la ghreline. Or la leptine et la ghreline sont les hormones régulatrices de l’appétit. L’augmentation de l’appétit, explique donc la prise de poids chez les courts dormeurs.

Enfin, le stress favorise lui aussi l’augmentation du poids. Une des conditions pour réussir à maigrir réside bien dans le fait de plus dormir plus et de moins stresser.

 

Le sommeil constitue bien un élément important de bonne santé. Si chacun a son rythme de sommeil, il est fondamental que ce sommeil soit réellement réparateur et non source de détérioration physique chronique.

 

Le saviez-vous

Une étude aux Etats-Unis a montré que les élèves qui souffrent de troubles du sommeil ont plus souvent des mauvaises notes dans certaines matières comme les maths, la lecture ou l’écriture.

Les experts recommendent : 
• Une durée de sommeil pour les enfants en maternelle est préconisée entre 11 et 13 heures.
• Pour les élèves en école primaire, il est conseillé de faire dormir de 10 à 11 heures et surtout de ne pas se coucher tard.

 

 

Durée du sommeil

En moyenne, la durée du sommeil doit être :

Pour un bébé, 12 à 14 heures minimum par 24 heures

Pendant la petite enfance, 11 à 13 heures la nuit

A l’enfance, 10 à 11 heures par nuit

Pendant l’adolescence, de 8 à 9 heures.

 

Un site à consulter

Le réseau Morphée 

http://www.reseau-morphee.org

 

Réalisé par Philippe Duperray, Docteur en pharmacie

 

Photo Phovoir AFL

 

La prévention du diabète


 

Selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de personnes souffrant de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014. La mort d’un million et demi de personnes a été directement liée au diabète en 2012, tandis que 2,2 millions d’autres pouvaient être « attribuées à l’hyperglycémie ». D’ici quinze ans, le diabète représentera la septième cause de décès dans le monde. Il convient impérativement donc de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge du diabète.

 

 

En France, comme dans la plupart des pays européens, le taux de mortalité dans la population générale a diminué au cours des dernières décennies. Cette diminution est surtout liée à une diminution de la mortalité pour les principales causes de décès que sont les cancers et les maladies cardiovasculaires 1. Mais ce n’est pas forcément le cas pour les malades diabétiques. Comme le rappelle la Fédération française du diabète (FFD), le diabète tue dix fois plus que les accidents de la route.

 

Une récente étude*, publiée dans le Bulletin épidémiologique et portant sur l’évolution de la mortalité et de la surmortalité à 5 ans des personnes diabétiques par rapport à la population générale, en France métropolitaine, au cours de la période 2002-2012, montre que malgré une diminution des taux de mortalité entre les deux périodes, la surmortalité globale par rapport à la population générale reste élevée sur la période la plus récente, chez les hommes comme chez les femmes. L’excès de mortalité par maladie cardiovasculaire reste élevé chez les hommes et plus particulièrement chez les femmes, chez lesquelles il ne diminue pas entre les deux périodes. Ces résultats rappellent l’importance des mesures de prévention des complications cardiovasculaires du diabète et soulignent que des progrès sont encore nécessaires.

 

Une autre étude* démontre l’importance de renforcer la prévention et la qualité de la prise en charge des complications dégénératives du diabète. Elle souligne aussi le poids de la polypathologie (cancers surtout, mais aussi maladies infectieuses, maladies de l’appareil digestif, maladies du foie…) et la complexité qu’elle entraine dans la prise en charge des personnes diabétiques.

 

Comme le souligne le Bulletin, il convient de modifier le mode de vie des personnes diabétiques de type 2 et d’améliorer la prise en charge des complications. Cette prévention doit être adaptée au profil socioéconomique de la personne diabétique afin de réduire les inégalités sociales observées dans la mortalité liée au diabète.

 

Rappels

 

Le diabète de Type 1 

Il touche 3,5 millions de patients en Europe et aux US. Il concerne donc 10% des diabétiques, plutôt les personnes jeunes.

Ce diabète est lié au manque d’insuline dû à la destruction des cellules du pancréas responsables de sa production

Les symptômes sont une soif intense, un appétit exagéré, un amaigrissement et il est mis en évidence par un taux de sucre trop élevé dans le sang et les urines.

Le traitement à vie se fait par des injections quotidiennes d’insuline.

 

Le diabète de Type 2 

Il concerne 90% des diabétiques et apparaît surtout chez des personnes en surpoids après 40 ans.

Il est dû à une résistance du corps à l’insuline, cette hormone ne parvenant plus à faire rentrer le sucre dans les cellules

Aucun symptôme physique n’est visible. Le diabète de Type 2 ne peut être détecté que par mesure de la glycémie (taux de glucose dans le sang du patient).

Le traitement se fait d’abord par médicaments, puis par injection quotidiennes et enfin par l’usage de pompes si les précédents sont inefficaces. Notons qu’une démarche pour diminuer la surcharge pondérale permet de lutter efficacement contre ce type de diabète.

 

Le diabète gestationnel survient uniquement pendant la grossesse.

 

 

1 adulte atteint de diabète sur 4 n’est pas diagnostiqué

 

En conclusion, un diabète mal soigné peut générer de lourdes complications, il augmente de 50 % les risques cardiaques et d’AVC, il peut provoquer des neuropathies au niveau des pieds pouvant entrainer ulcérations ou infections et éventuellement mener à l’amputation, 1% des cas de Rétinopathies (cause majeure de cécité irréversible) sont dues au diabète et 10 à 20% des diabétiques souffrent d’insuffisance rénale.

 

A travers ses nouvelles missions, votre pharmacien s’investit logiquement dans la prise en charge des patients diabétiques. Il peut vous proposer des entretiens de prévention de manière à vérifier vos facteurs de risque, vous conseiller et vous orienter selon les résultats de ce dépistage.

 

 

* Bull Epidémiol Hebd. 2016;(37-38):668-75. http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2016/37-38/2016_37-38_1.html

 

 

Photos Atelier Frantz Lecarpentier / Phovoir

 

 

La fin de vie, et si on en parlait ?

 

La fin de vie, et si on en parlait ?

 

La loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie place le patient au coeur des décisions qui le concerne. La loi répond à la demande d’une fin de vie digne, accompagnée et apaisée, par une meilleure prise en charge de la souffrance. Elle crée de nouveaux droits, notamment l’opposabilité des directives anticipées et le droit à la sédation profonde et continue. Elle clarifie par ailleurs l’arrêt de traitement au titre du refus de l’obstination déraisonnable et renforce le rôle de la personne de confiance.

Cette loi promulguée par le président de la République le 2 février 2016 renforce les droits existants et crée de nouveaux droits pour les personnes malades et les personnes en fin de vie.

Or aujourd’hui, 9 Français sur 10 ne connaissent pas cette loi, ni leurs droits. Raison pour laquelle le Ministère de la Santé et des affaires sociale lance en février et mars 2017 une campagne de communication.

Chacun peut exprimer ses volontés sur la fin de vie, qu’il soit en bonne santé ou malade.

 

La fin de vie est un sujet délicat qui interpelle tous les Français, pour leur propre fin de vie ou pour celle de leur proche : quels sont mes droits ? Qu’est-ce que des "directives anticipées" et comment les rédiger ? Comment désigner ma personne de confiance ? Les questions qu’ils se posent sont multiples, parfois complexes, et doivent trouver des réponses claires et précises.

 

Cette campagne répond à un double objectif :

• informer le grand public de façon pédagogique sur les possibilités offertes par la loi et ses outils, tels que les directives anticipées et la personne de confiance ;

• interpeller et mobiliser les Français en proposant d'ouvrir la discussion sur la fin de vie dans le cercle familial et avec les professionnels de santé.

 

 

SENSIBILISER L’ENSEMBLE DES FRANÇAIS

La fin de vie n’est pas un sujet facile à aborder. Nous avons parfois tendance à éviter le sujet, alors qu’il existe des outils et que l’on peut en parler avec des professionnels.

Cette campagne joue sur l’absurde en théâtralisant les situations. Des personnes se trouvent symboliquement face à la question de la fin de vie et adoptent différentes postures, plus ou moins exagérées, pour éviter d’y être confrontée.

Cela permet à la fois de dédramatiser le sujet, mais aussi d’interpeller, grâce à une mise en scène décalée.

 

DES FRANÇAIS MAL INFORMES SUR LES DISPOSITIFS LEGISLATIFS

En 2015, dix ans après l'adoption de la première loi sur la fin de vie (loi Leonetti, adoptée en 2005), 55 % des Français déclaraient ne connaître ni le texte législatif, ni leurs droits.

1 personne sur 5 ne connaissait pas son droit de pouvoir rédiger des directives anticipées (les directives anticipées permettent de préciser par écrit ses volontés concernant sa fin de vie). Une part équivalente des Français ignore leur droit de refuser ou de faire interrompre un traitement (19 %) ou de voir sa douleur soulagée (10 %)12.

Selon une étude IFOP pour la Fondation ADREA de novembre 2016, seules 12 % des personnes connaissant cette possibilité ont déjà rédigé des directives anticipées. Cela alors même que, selon cette même étude, 92 % des Français considèrent qu’il est important, voire primordial, de faire connaître ses volontés quant à sa fin de vie à ses proches.

Cette méconnaissance de la loi et cette faible utilisation des outils qu’elle développe ne traduit pas un désintérêt quant à la fin de vie, mais plutôt un évitement du sujet.

Pourtant, chacun peut être concerné. Il est donc important d’avoir à la fois accès facilement à une information simple sur la fin de vie et d’encourager au dialogue.

 

 

 

 

LE CENTRE NATIONAL DES SOINS PALLIATIFS ET DE LA FIN DE VIE : UNE STRUCTURE DEDIEE A L’ACCOMPAGNEMENT DE LA FIN DE VIE

ORIGINE ET MISSIONS DU CENTRE

Améliorer l’accès aux droits ouverts par la loi du 2 février 2016 et lever le caractère « tabou » en France du sujet de la fin de vie, en particulier en favorisant le dialogue entre les citoyens et les professionnels de santé : voici les principaux objectifs du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV).

 

Créé le 5 janvier 2016 pour une durée de cinq ans, le CNSPFV :

• contribue à une meilleure connaissance des conditions de la fin de vie et des soins palliatifs en France ;

• participe au suivi des politiques publiques relatives aux soins palliatifs et à la fin de vie ;

• informe le grand public et les professionnels de santé afin de contribuer à la diffusion des connaissances et à la promotion des dispositifs - directives anticipées et personne de confiance.

 

 

Un site internet dédié : www.parlons-fin-de-vie.fr. Ce site contient notamment : des vidéos d’experts, qui répondent simplement en moins d’une minute aux grandes questions que l’on peut se poser sur la fin de vie ; des infographies thématiques sur les outils à disposition du grand public et les soins palliatifs ; des fiches pratiques sur les différents aspects de l’accompagnement de la fin de vie ; le kit de campagne pour les partenaires qui souhaitent la relayer ; et toute l’information, les liens et les ressources sur les acteurs de la fin de la vie qui peuvent être contactés, les modalités de congés et d’aides financières, etc.

 

 

Source : Ministère de la Santé et des Affaires sociales

 

Attention avec les somnifères


 

 
 

Bien souvent, une fois la prise de somnifères devenue régulière, il nous semble bien compliqué de les arrêter. Pourtant, c’est tout à fait possible. A condition de prendre quelques précautions et de bonnes résolutions.

 
 
Avant tout, il convient de déterminer votre besoin réel de sommeil. Celui-ci peut varier avec l’âge, le tempérament et l’activité. Les moins de 20 ans ont besoin d’au moins 8 heures de sommeil. 
 
C’est pendant ce laps de temps que le corps synthétise les hormones de la croissance et de la mémoire, surtout en première partie de nuit. Le sommeil demeure nécessaire chez l’adulte car ces hormones nocturnes réparent les cellules, les effets antivieillissement et anticancéreux sont garantis. On observe par contre que chez les personnes âgées, l’usure du cerveau désorganise les circuits et le sommeil se dégrade en qualité.
 
 

Respecter votre cycle de sommeil

 
Les cycles de sommeil durent en moyenne de 60 à 90 minutes. Avec un cycle de 60 minutes, il faut au moins 4 cycles de sommeil pour en avoir le bénéfice. 4 heures correspondent à un «quart» de marine. Pour d’autres, les cycles sont de 90 minutes, soit 1h30. Ces personnes auront donc besoin de 6 heures de sommeil pour être d’attaque.
 
L’activité physique favorise la baisse de la vigilance au bout d’une douzaine d’heures. L’endormissement est alors difficilement répressible. La fatigue liée à la dépense intellectuelle perturbe moins la vigilance. En général, il faut alors 1 à 2 heures avant de s’endormir.
 
Il ne sert à rien de prendre des médicaments pour dormir plus que nécessaire. Si vos besoins sont de 6 heures, 8 heures de sommeil n’ont pas d’utilité. Evidemment, il est alors inutile de prendre des somnifères.
 
La nuit ne semble pas restauratrice si le sommeil est de mauvaise qualité. Les conséquences ne se font pas attendre, une baisse de l’attention pendant la journée, parfois au volant ce qui est dangereux. 
 
 

 

Pour bien dormir 

 
Quelques règles simples peuvent parfois vous aider à retrouver un meilleur sommeil. La régularité de votre sommeil est importante. Essayez de dormir à la même heure et de vous réveiller à heure régulière. Avant de vous coucher, n’hésitez pas à prendre une douche, à vous relaxer. Un peu de de lecture (pas trop longtemps ni trop stimulante) peut favoriser l’endormissement, une petite tisane aidera aussi. 
 
Il faut savoir que la lumière du jour constitue le régulateur essentiel de notre horloge interne.  Plus le soleil est rare, plus il convient de rester dehors au jour pour accumuler un minimum de lumière. Il existe des lampes spéciales, à des prix abordables qui pourront vous aider.
 
Enfin, pour retrouver le sommeil, n’hésitez pas à vous lever tôt, vers 6 heures du matin. Ne faites pas de toute sieste et surtout ne vous coucher pas trop tard, idéalement avant 23 heures. 
 
Surtout, il faut vivre des journées normales et actives. Favorisez dès que possible la marche à pied plutôt que les transports en commun, faites de la gymnastique 10 à 20 minutes par jour. Cela sera de toutes façons bénéfique pour votre santé.
Théodore Crosnier 
 
 
 
 
Photos Phovoir/Ateleier Frantz Lecarpentier

 

Zéro alcool pendant la grossesse


 

 

 

Les effets néfastes de la consommation d’alcool pendant la grossesse ne sont plus à démontrer, il est absolument nécessaire d’adopter le réflexe « Zéro alcool pendant la grossesse ». En France le risque lié à la consommation d’alcool pendant la grossesse reste très flou dans les esprits et le « zéro alcool pendant la grossesse » n’est pas toujours compris comme une abstinence totale ni perçu comme une absolue nécessité.

 

 

Les trois quarts des Français ignorent encore les risques encourus

L’enquête menée par Santé publique France montrent que seuls 25% des Français affirment qu’il n’existe pas de consommation d’alcool pendant la grossesse qui soit sans risque pour l’enfant.

L’alcool bu par la mère passe dans le sang du futur enfant. Nous nous devons de rappeler que l’alcool est toxique pour le fœtus et peut entraîner diverses complications (retard de croissance, atteintes du système nerveux central, malformations…), dont le syndrome d’alcoolisation fœtale est la forme la plus grave.

Même si l’on ne connaît pas précisément le "seuil" en-dessous duquel la consommation d'alcool pendant la grossesse serait absolument sans risque pour l'enfant à naître, on sait que l'alcool bu par la femme enceinte passe dans le sang du fœtus et que son taux d'alcool dans le sang sera le même que le sien.

 

En fait : « vous buvez un peu, il boit beaucoup » 

 

Il est bien entendu préférable d’appliquer le principe de précaution qui consiste à ne pas boire d’alcool du tout pendant la grossesse. Cependant, si vous découvrez votre grossesse et que vous avez consommé de l'alcool pendant les premières semaines, ou si vous êtes enceinte et que vous êtes en difficulté avec votre consommation d'alcool, n'hésitez pas à en parler avec votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre sage-femme.

 

De l’aide en cas de problème d’alcool pendant la grossesse

Il existe pour les femmes en difficulté avec l’alcool, un dispositif d’aide à distance. Il s’inscrit dans le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives et permet de bénéficier du soutien d’un professionnel expérimenté dans l’accompagnement de ce public 7jours/7.

Les effets de l’alcool sur le fœtus

Une consommation d’alcool ou des ivresses épisodiques tout au long de la gestation nuisent au développement du cerveau de l’enfant.

Ces consommations peuvent entraîner un retard de croissance et des atteintes du système nerveux central. Des malformations sont observées lorsqu’elles ont lieu au moment de la formation des organes du bébé (première partie de la grossesse). Les dommages sont irréversibles.

À long terme, les atteintes cérébrales sont à l’origine d’un retard intellectuel (troubles de l’apprentissage, de la mémorisation, de l’attention, etc.) ou de troubles du comportement qui se manifestent au fur et à mesure de la croissance et du développement psychomoteur de l’enfant.

 

 

Le syndrome d’alcoolisation fœtale

Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est l’effet le plus grave de la consommation d’alcool pendant la grossesse. Il se manifeste par un retard de croissance, des anomalies faciales, des malformations et des atteintes cérébrales. Le SAF concerne près d’une naissance pour 1 000.

Entre des troubles intellectuels ou comportementaux mineurs et les formes les plus graves de SAF, tous les degrés d’atteinte peuvent exister.

Le SAF est la première cause de handicap mental non génétique à la naissance. Les bébés atteints de formes partielles, sans anomalie du visage et malformation, sont plus difficilement repérables et sont souvent pris en charge de façon tardive. Ce retard dans l’accompagnement est nuisible au bon développement de l’enfant et à ses capacités d’insertion.

 

Pour en savoir plus

Sur le site Internet (http://www.alcool-info-service.fr/Actualites/zeroalcool#.V-ozVmWmLwc  ) une rubrique « alcool & grossesse» apporte aux futures mamans des réponses aux questions qu’elles pourraient se poser : ‘‘enceinte, est-ce que je peux boire ?’’, ‘‘je ne parviens pas à arrêter de boire’’...

Des vidéos réalisées en lien avec des professionnels de santé illustrent de manière simple les recommandations et les aides concrètes en cas de difficultés.

https://www.youtube.com/watch?v=jPU65DQ0rXk

 

 

 

 

 

Le saviez-vous

La toxicité de l’alcool ne doit pas être minimisée. 49 000 décès par an attribuables à l’alcool (2009) ce qui fait de la consommation d’alcool, la deuxième cause de mortalité évitable en France

 

Sources : mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives

 

 

 

Iconographie AFL/Phovoir

 

 

Vaccins, une meilleure information

L’amélioration de l’information sur les vaccins

 

Comme le précise le Pr Benoît Vallet, Directeur général de la santé, quatre axes ont été annoncés pour une politique vaccinale rénovée : l'amélioration du pilotage de la politique vaccinale, la sécurisation de l'approvisionnement en vaccins, une concertation citoyenne et l'amélioration de l'information sur les vaccins.

Pour répondre à ce quatrième axe une lettre trimestrielle d’informations relatives à la vaccination a été créée. Nous en reprenons les grandes lignes dans ce dossier.

Le nouveau calendrier des vaccinations 2016

Notons une simplification des recommandations de vaccination contre le virus de la fièvre jaune pour la Guyane (résidents et voyageurs) : le rappel de vaccination n’est plus nécessaire sauf cas particuliers et pour les enfants vaccinés avant l’âge de 2 ans pour lesquels un rappel reste nécessaire.

Par ailleurs, de nouvelles recommandations de vaccination contre le zona sont émises pour les adultes âgés de 65 à 74 ans révolus : une dose. Un rattrapage durant un an est possible pour les personnes âgées de 75 à 79 ans révolus.

 


Pour en savoir plus :
http://social-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/article/calendrier-vaccinal

 


Un bon exemple de l’intérêt de la vaccination


L’analyse des données de mortalité de 1903 à 2012 et des taux de couverture vaccinale aux Pays-Bas a permis d’estimer que les programmes de vaccination de masse avaient évité la perte de 148 000 années de vie jusqu'à l'âge de 20 ans pour les enfants nés avant 1992. Cela correspond à environ 9 000 décès évités depuis la mise en place des programmes de vaccination (6 000-12 000). Le nombre annuel de naissances aux Pays-Bas a oscillé au XXe siècle entre 175 000 et 200 000.

 

Vaccination contre l’hépatite B


Le 9 mars 2016, la justice a rendu une ordonnance de non-lieu dans l’instruction menée pendant dix-sept ans sur le vaccin contre l’hépatite B mis en cause dans l’apparition de maladies neurologiques comme la sclérose en plaques.
La décision a suivi les réquisitions du Parquet. Celui-ci a conclu à l'absence de "causalité certaine" entre la vaccination contre l'hépatite B et l'apparition de ces maladies, et n'a pas retenu de "faute d'imprudence ou de négligence" des personnes mises en cause.

 

Mise à disposition du vaccin BCG Biomed-Lublin


En raison d’une pénurie mondiale persistante en vaccin BCG, il a été nécessaire d’importer en urgence un vaccin BCG produit en Pologne par Biomed-Lublin. Cette pénurie est liée notamment à la défaillance du producteur SSI situé au Danemark, fabricant du Vaccin BCG SSI, unique vaccin commercialisé en France. A ce stade, les quantités disponibles restent limitées. Le contingentement des livraisons aux collectivités doit donc se poursuivre. Le vaccin importé de Pologne diffère du vaccin habituellement utilisé en France. La souche de BCG est différente (Moreau) ainsi que les modalités de préparation et conditions d’utilisation.

 

L’ANSM a procédé à une évaluation de la stabilité de ce produit après reconstitution. Les modalités d’utilisation, au regard des résultats relatifs à la stabilité du vaccin et pour limiter le risque de contaminations microbiologiques, sont les suivantes :

- préparation des seringues immédiatement après reconstitution ;
- conservation de ces seringues au réfrigérateur ;
- utilisation au plus tard quatre heures après leur préparation.

 

Vaccins contenant la valence coqueluche

Les tensions d’approvisionnement en vaccins combinés contenant la valence coqueluche persistent mais sont moins importantes actuellement. Une distribution contingentée des vaccins pentavalents (InfanrixQuinta® et Pentavac®) est mise en place dans les officines de pharmacie. La distribution prioritaire de ces vaccins auprès des centres de PMI et des centres de vaccination est maintenue.

Par ailleurs :
- un vaccin hexavalent Hexyon® est mis sur le marché depuis avril dernier.
- des doses Infanrix Hexa® initialement destinées au marché espagnol (boîte de dix ampoules) sont mises à disposition des structures collectives de vaccination.

Les informations sont disponibles sur le site de l’ANSM http://ansm.sante.fr

 

Vaccins contre l’hépatite A

Il existe des tensions d’approvisionnement des vaccins contre l’hépatite A (Avaxim160® et Avaxim80®, Havrix 1440® et Havrix 720®, Vaqta® 50).

La direction générale de la Santé a modifié transitoirement la stratégie de vaccination (avis du Haut Conseil de la santé publique du 19 mai 2016) : les personnes à vacciner en priorité sont définies ; la primo-vaccination ne doit comporter qu’une seule dose ; une sérologie préalable à la vaccination est recommandée chez certains groupes d’adultes exposés.

 

Meningitec® : résultats des analyses complémentaires effectuées par l’ANSM

Le 24 septembre 2014, le vaccin Meningitec® a été retiré du marché à titre de précaution en raison d’un défaut de qualité (mise en évidence de particules de rouille dans un nombre limité de seringues).

L’ANSM a réuni un groupe d’experts toxicologues, dans le cadre d’un Comité scientifique spécialisé temporaire (CSST), afin d’analyser les données disponibles sur le vaccin. Ces experts indépendants ont conclu que les particules identifiées ne peuvent pas engendrer de toxicité aiguë générale chez les personnes vaccinées.

De plus, les laboratoires de contrôle de l’ANSM ont procédé à des analyses de seringues de Meningitec® provenant de trois lots différents, ainsi qu’à titre comparatif, à l’analyse de cinq autres vaccins, d’un médicament injectable non vaccinal et de sérum physiologique injectable.

Les résultats obtenus montrent qu’il n'apparaît pas de spécificité du vaccin Meningitec® par rapport aux autres produits testés quant à la présence de métaux à l’état de traces dans les produits injectables analysés (y compris le sérum physiologique). La présence de traces métalliques dans des produits de santé ne représente pas en soi un défaut de qualité ni un risque pour la santé. Ces concentrations sont inférieures aux seuils de sécurité établis par la communauté scientifique au plan international pour les médicaments.

Les membres du CSST ont considéré que la présence de ces traces est le reflet de la réalité environnementale et qu’il n’existe pas de risque pour la santé des personnes vaccinées, lié à ce défaut qualité.

Sources : inpes.santepubliquefrance.fr

 

Crédit Photos : AFL/Phovoir

 

La prolifération des moustiques

 

La saison des moustiques est en cours dans 40 départements de France métropolitaine, principalement dans le sud du pays.

L’Aube, l’Oise, la Saône-et-Loire, le Val-d’Oise, l’Yonne et les Yvelines ont été placés en vigilance orange en raison d’une prolifération de moustiques inhabituelle ponctuelle.

De plus, les pluies abondantes de ces dernières semaines ont sans doute généré des zones d’eaux stagnantes propices à la reproduction des moustiques.

 

D’autres départements sont placés en vigilance jaune : les Alpes maritimes, l’Ardèche, l’Aude, le Bas-Rhin, les Bouches-du-Rhône, la Charente-Maritime, la Corrèze, la Côte-d’Or, la Dordogne, la Drome, l’Essonne, Le Gard, le Gers, la Gironde, le Haut-Rhin, la Haute-Corse et Corse du Sud, la Haute-Garonne, l’Hérault, l’Isère, le Jura, les Landes, la Loire, le Lot, le Lot-et-Garonne, la Lozère, la Meurthe-et-Moselle, Paris, les Pyrénées-Orientales, la Seine-Saint-Denis, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, le Val-de-Marne et le Var.

 

Le moustique tigre (Aedes Albopictus) est présent dans 32 des départements où la prolifération a commencé. Un site de signalement de la présence du moustique tigre a été mis en place dans ce cadre (signalement-moustique.fr), à destination des particuliers.



 

Vigilance vis-à-vis du Moustique Tigre

 

Le 1er Mai 2016 dernier, la Direction générale de la Santé a lancé dans 30 départements de métropole le plan anti-dissémination contre la dengue et le chikungunya, rebaptisé depuis l’arrivée du virus Zika « plan anti-dissémination d’arboviroses ».

Vigilance-moustiques est le 1er site d’information actualisée sur les moustiques en France créé en 2013, il s’appuie notamment sur :

- un site internet,

- la météo des moustiques,

- la carte des moustiques en France

- 2000 pharmacies sentinelles dans toute la France, pour confirmer ou remonter des informations sur le terrain.

 

 

 

Plan de lutte contre le moustique Tigre

 

Plus de 90% de la France est concernée par le plan de lutte contre le moustique Tigre. Fin 2015, 51 départements étaient en vigilance orange.

Au-delà des départements en vigilance rouge et en vigilance orange, l’état a mis en place un dispositif de veille entomologique dans les départements susceptibles de voir apparaître le moustique tigre.

Au total se sont donc au moins 87 départements qui sont impliqués dans le dispositif global.

Une prévision de l’EID (Ententes Interdépartementales de Démoustication) Atlantique annonçait une colonisation de l’ensemble du territoire en 2030. Il semble que le moustique tigre aille encore plus vite.

Pour la 1ère fois, le moustique tigre est officiellement implanté et actif en Ile de France (dans le Val de Marne), et intercepté ponctuellement à Paris et en Seine Saint Denis. Cette région, placée jusqu’à maintenant sous la surveillance de l’EID Med (Entente Interdépartementale de Démoustication) est d’ailleurs en train d’organiser la création de son propre EID.

 

Le plan de veille sanitaire est jugé efficace, même si les épisodes épidémiques se multiplient depuis 2010. Il faut se rappeler qu’après la découverte du premier cas en Italie en 2007, de fin juin à août de cette année, l’épidémie était passée de 1 à 300 cas autochtones.

 

 

Le rôle de veille du citoyen

 

Quelques règles sont déjà à mettre en œuvre dans les zones infestées. Ainsi, il faut veiller à ne pas laisser d’eaux stagnantes, il faut apprendre à reconnaître un moustique tigre et déclarer es cas suspects. N’hésitez pas non plus à signaler toute prolifération inhabituelle de moustiques.

Un site de signalement de la présence du moustique tigre a été mis en place dans ce cadre (signalement-moustique.fr), à destination des particuliers.

Attention, tout ce qui vole n'est pas moustique, et tous les moustiques ne sont pas des moustiques tigres.

Le moustique tigre, également appelé Aedes albopictus, est très facile à identifier grâce à ses rayures noires et blanches présentes sur le corps et sur les pattes qui lui donnent un aspect très contrasté.

C’est un moustique de petite taille (plus petite qu’une pièce d’un centime d’euro) ne dépassant pas 1 cm d’envergure.

 

 

Les maladies transmises

 

Le moustique tigre est capable de transmettre à l’homme différents virus dont ceux de la dengue et du chikungunya. Bien que ces maladies sévissent principalement en zones tropicales, la survenue de cas autochtones (contractés sans voyage) en France métropolitaine représente un risque bien réel mais faible. Ainsi, en 2010, deux cas autochtones de dengue et deux cas autochtones de chikungunya ont été détectés respectivement à Nice et à Fréjus. En 2013, un cas autochtone de dengue a également été identifié dans les Bouches-du-Rhône.

 

Pour que le moustique puisse transmettre le chikungunya, la dengue ou le Zika, il faut que les virus soient présents, ce qui n’est pas le cas en France métropolitaine. Il n'y a donc pas de risque particulier d'attraper l'une de ces maladies. Par contre, des personnes revenant des zones de circulation virale peuvent être porteuses, pendant quelques jours, du virus dans le sang et alors infecter des moustiques qui pourront ensuite les transmettre à des personnes ne s'étant pas déplacées.

 

 

Se protéger des piqûres

 

La prévention passe également par la protection contre les piqûres de moustiques. Plusieurs méthodes sont possibles : port de vêtements longs et amples, aménagement de l’habitat (moustiquaires aux fenêtres…), utilisation de produits répulsifs. Ae. albopictus ayant une activité diurne, l’utilisation de répulsifs cutanés reste l’option la plus efficace.

Parmi les différents produits proposés sur le marché, tous ne sont pas d’une efficacité optimale. Les autorités sanitaires recommandent l’utilisation des produits dont l’efficacité est reconnue. Il existe toutefois des précautions d’emploi pour certains publics sensibles (nourrissons et femmes enceintes notamment).

 

Le site Vigilance-moustiques.com s’adresse aux professionnels et aux particuliers qui souhaitent s’informer sur la présence des moustiques et connaître les risques liés aux piqures. 30% des revenus nets du site sont destinés à être reversés à des organismes en charge de la lutte contre le paludisme. 30%, C’est ce qui pourrait correspondre à un bénéfice avant impôt. Vigilance moustiques à une vocation citoyenne et non une vocation à faire des profits.

 

Plus d’informations  sur www.vigilance-moustiques.com

 

 

Théodore Crosnier

 

Les poussées dentaires des nourrissons


 

 
 

Les poussées dentaires concernent tous les bébés et dans la grande majorité des cas, les parents ont aussi mal que leur enfant du simple fait de le voir souffrir. Que faire pour soulager petits et grands ?

 
En général, alors que le bébé commence enfin à faire ses nuits et à dormir ses sept d’heures d’affilée, arrivent les premières dents. Cette poussée dentaire s’accompagne souvent de symptômes difficiles et douloureux.
 
Les premières dents, dites primaires sont appelées les dents de lait. Elles se mettent en place en moyenne vers le 6e mois mais, cela peut varier d’un enfant à l’autre. Les dents arrivent presque toujours dans le même ordre. Ce sont les incisives centrales du bas qui arrivent en premier.
 
Vers 10 mois, le bébé peut déjà avoir 8 incisives, puis entre 12 et 24 mois les canines apparaissent suivies des molaires avant 30 mois, les deux du bas puis les deux du haut.
 
La première dentition de l’enfant compte 20 dents de lait et elles sont, toujours en général, toutes en place avant les trois ans de l’enfant. 
 
 

Reconnaître la poussée dentaire

 
Il est rare que l’on consulte un pédiatre à l’occasion des premières dents même si le sujet est souvent abordé avec le médecin. Les premiers symptômes qui peuvent vous alerter sont des signes assez faciles à voir : mordillements, œdème des gencives, hyper-salivation, érythème fessier ou des joues. 
 
Certains signes ne trompent pas. Les douleurs sont dues aux mouvements des dents dans l’os de la mâchoire ou quand elles traversent la gencive. La salivation augmente plus que d’habitude car c’est une protection naturelle de la gencive. Lorsque le bébé cherche à mordiller des objets ou se frotte les gencives ; celles-ci peuvent enflées et être rouges tout comme les joues. Enfin, des rougeurs (érythèmes) sur les fesses sont fréquentes.
 
Par contre, les douleurs ou les leurs ne viennent pas tous des dents, il faut donc être vigilant et faire attention à qu’il ne s’agisse pas d’une autre maladie. Ainsi, les poussées dentaires ne provoquent pas de température supérieure à 38° ni de diarrhées. Dans ces cas, nous vous conseillons de consulter votre médecin. En effet, seul un un examen clinique permettra d’éliminer tout autre cause de fièvre comme une otite, une angine ou une autre infection.
 
 

Difficile pour le bébé comme pour ses parents

 
Chaque enfant, nous l’avons dit, réagit différemment aux poussées dentaires. Certains bébés ne dorment plus, s’autres ont un peu de fièvre, les fesses rouges… Souvent, l’enfant est irritable et mange moins bien. Les parents sont eux aussi perturbés. Ils sont anxieux et tendus de voir leur bébé pleurer et souffrir. Ils sont aussi fatigués quand les nuits s’avèrent difficiles et même Sophie la Girafe ne calme pas bébé.
 
Rassurez-vous parents, la poussée des dents est naturelle, c’est physiologique et sans danger pour votre bébé. Par contre, il convient de prendre au sérieux leur inconfort et tout faire pour les soulager.
 
 

Des gestes simples pour soulager bébé

 
Tous les remèdes de « grand-mère » ne sont pas idéales mais, heureusement, quelques gestes simples peuvent
être réalisés.
Les caresses et les câlins de papa ou maman sont d’un grand réconfort. Vous pouvez essuyer délicatement le visage avec un linge propre pour prévenir des irritations dues à la salive.
 
Donnez-lui un anneau de dentition sans liquide préalablement réfrigéré. Le fait de le mordre calmera votre bébé. Pour l’alimentation,  préférez des plats froids comme des compotes ou des yaourts.
 
Enfin, pensez à masser les gencives. Vous pouvez le faire avec un doigt propre ou un linge humide. Le soulagement est immédiat.
 
Par contre, certains gestes sont à éviter. Il ne faut pas appliquer des produits anesthésiants car ils sont dangereux. En les avalant, votre bébé risque de voir diminuer son réflexe de déglutition et de faire des fausses routes. Evitez aussi les légumes ou les fruits crus.
 
Bien entendu, il ne faut absolument jamais percer la gencive de votre bébé ni la frotter avec de l’alcool. Enfin, nous ne conseillons pas l’utilisation de collier de dentition type collier d’ambre. De même ne donnez pas des biscuits de dentition qui ne soulageront pas votre enfant et au contraire favorisent l’apparition des caries à cause du sucre qu’ils contiennent.
 
Enfin, n’hésitez pas à demander conseil à la pharmacie. Pour aider à soulager les poussées dentaires, il existe des produits efficaces sans effets secondaires et faciles d’utilisation.
 
Théodore Crosnier
 
 
 
 
Article réalisé grâce aux sources des laboratoires Expanscience
 
 
 
 
Photo Phovoir
 

 

Piqûres, morsures, que faire ?

Quelques situations d’urgence (2)

 

Fréquentes, les morsures et les piqûres ne sont pourtant à négliger. En effet, quatre risques sont à craindre : un saignement, une infection, le tétanos, l'action spécifique de la toxine ou des microbes apportés directement par la morsure ou la piqûre.

Quelques gestes spécifiques sont à effectuer en fonction de l'animal à l'origine de la piqûre ou de la morsure.

 

 
 
Les piqûres
 

Les piqûres d’insectes 

 
Les piqûres d’insectes s’avèrent généralement plus douloureuses que dangereuses. La douleur initiale est souvent suivie d'un gonflement.
 
Pour calmer les démangeaisons vous devez appliquer une crème.
 Il est possible que l'insecte ait laissé son dard dans la peau (seules les abeilles perdent leur aiguillon). A l’aide d’une pince à épiler vous le retirerez délicatement en évitant de le casser.
Pensez à préalablement désinfecter avec de l'alcool à 70°.

 
Pour éviter de vous faire piquer par un insecte ne marchez pieds nus sur l'herbe, ne laissez traîner des boissons et aliments sucrés, évitez aussi de porter des couleurs vives et de trop vous parfumer. Enfin, ne faites jamais de mouvements brusques pour chasser l'insecte.
 
Attention 
Si la piqûre se situe dans la bouche ou l'arrière-gorge, il y a un risque d'étouffement, si la personne présente des signes allergiques comme un gonflement, des douleurs intenses. Appelez alors immédiatement le 15.

 
 

 

Les piqûres d’animaux marins

 
Les piquants d’oursin ne sont pas venimeux, mais ils peuvent provoquer une surinfection ce qui entraîne un abcès. Vous devez donc les enlever rapidement avec une pince à épiler avant de désinfecter la plaie.
 
Les vives
 sont souvent cachées dans le sable, surtout sur les plages du sud de la France. Leur venin provoque une douleur vraiment très forte qui peut même parfois entrainer un malaise. En cas de piqûre, plongez rapidement le membre dans de l’eau la plus chaude possible. Désinfectez ensuite et donnez du paracétamol pour réduire la douleur. Si les symptômes sont importants, n’hésitez pas à consulter un médecin.
 
Le contact des méduses donne des lésions urticantes douloureuses mais rarement graves sauf chez les personnes allergiques. 
Il ne faut surtout pas se gratter mais, rincer la plaie à l'eau de mer sans frotter, la recouvrir de sable, puis laisser sécher. Retirez ensuite le sable à l'aide d'un carton rigide pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Appliquez ensuite un antiseptique après avoir rincer à nouveau.
 Nous vous conseillons de ne jamais toucher les méduses échouées sur la plage. En effet, même quand elles sont mortes, elles peuvent conserver un pouvoir urticant.
 
Attention
Il est préférable de porter des sandalettes en plastique sur les rochers et dans les zones à risques. Evitez aussi de vous baigner quand la mer est infestée de méduses.
 
 

 

Les Morsures

 

 
Morsures de vipère
 
Les vipères sont les seuls serpents venimeux vivant en France métropolitaine. Il convient cependant d’être prudent car très rarement, leur morsure peut être mortelle. Une petite douleur peut être ressentie au moment de la morsure même sans avoir eu le temps de voir le reptile. Les crocs de vipère donnent deux petits points, entourés d'une auréole rouge.
 
 
Il faut immédiatement prévenir les secours. Concernant, la personne mordue, vous l’allongerez pour éviter que le venin se diffuse dans son organisme et vous la rassurerez.
 
Vous devez immobiliser la zone mordue. Surtout, ne pas utiliser de dispositif d'extraction de venin, ne pas essayer de sucer le venin, d'inciser la plaie, de poser un garrot, ni d'injecter de sérum antivenimeux car celui-ci peut provoquer de graves allergies.
Cependant, vous pouvez nettoyer la plaie avec de l'eau et du savon de Marseille, désinfecte et refroidir l'endroit de la morsure avec un linge ou un sac rempli de glace. Cela calmera la douleur.
Si vous êtes dans un endroit isolé, vous transporterez la victime sans la faire marcher jusqu’aux urgences après avoir, si possible, prévenu les secours.
 
Attention
Pour vos randonnées il convient de mettre des bottes ou des chaussures montantes. Vous éviterez aussi de soulever des pierres ou de mettre vos mains dans les troncs d'arbre.
 

 

Morsures d'animaux

 
Qu'il s'agisse d'un animal domestique ou sauvage, la conduite à tenir est la même en cas de morsure.
Commencez par vous laver soigneusement les mains, à l'eau et au savon. Vous pourrez alors nettoyer la plaie, à l'eau tiède et à l'aide d'un savon de Marseille. Vous appliquerez ensuite une solution antiseptique cutanée non colorée.
Ne touchez pas la plaie avec vos doigts lors des soins. Vous la laisserez sécher à l'air libre pendant quelques minutes avant de mettre un pansement prédécoupé ou une compresse stérile.
Il est souvent préférable de consulter un médecin. 

 
Attention
Si la victime est mordue dans une région où la rage existe et si l'animal n'a pu être capturé, la victime doit recevoir une vaccination antirabique. La rage est une maladie virale potentiellement mortelle.
 
 
 
D’une façon générale, n’oubliez pas que face à toute réaction allergique, vous devez appeler le SAMU en composant le 15.
 
Dossier réalisé par Théodore Crosnier (source Croix Rouge)
 
 
 
 
 
Photos Phovoir/AFL

Comment bien choisir ses huiles essentielles ?

Comment bien choisir ses huiles essentielles ?

 

 

L'aromathérapie permet de traiter certaines pathologies avec les huiles essentielles. Une huile essentielle est l’essence volatile extraite de plantes aromatiques par la distillation. Il s’agit d’une substance complexe qui contient des molécules aromatiques possédant des actions bénéfiques sur la santé. Son action repose en grande partie sur sa qualité.

 

Les plantes aromatiques sont utilisées depuis des millénaires. En Inde, les parfums étaient largement employés en médecine traditionnelle. La connaissance des composants des huiles essentielles explique aujourd’hui leurs activités physiques, chimiques, biochimiques et thérapeutiques et confère à l’aromathérapie un statut plus scientifique.

 

Cependant, en aromathérapie, il convient de choisir avec soin ses huiles essentielles : elles doivent répondre à des critères de qualité stricts.

L’huile essentielle doit provenir d’une PLANTE CERTIFIEE c’est à dire identifiée clairement par ses deux noms latins (la langue universelle des botanistes) de genre et d’espèce. Ceci est important car deux plantes de la même espèce mais de genres différents peuvent avoir des propriétés...et des contre indications très distinctes. Par exemple : Eucalyptus radiata et Eucalyptus citriodora : l’un sera largement utilisé en pathologie ORL et très bien toléré tandis que l’autre aura une utilité certaine pour traiter les inflammations et...éloigner les insectes.

La PARTIE DE LA PLANTE doit être mentionnée, les différentes parties ne produisant pas la même huile essentielle. L’oranger est un bon exemple : ses feuilles fournissent l’huile essentielle de “petit grain bigaradier” très bien tolérée dès le plus jeune âge et largement utilisée pour ses effets sédatifs mais aussi plus tard raffermissante cutanée; ses fleurs donnent la précieuse huile essentielle de “néroli” aux propriétés rééquilibrantes nerveuses mais si chère qu’on ne l’utilise que très peu en aromathérapie (la parfumerie en revanche y a recours) ; enfin le zeste de ses fruits nous apporte l’ “essence d’orange amère” .

 

LE CHEMOTYPE (en abréviation : CT) de l’huile essentielle est en quelque sorte son empreinte digitale, son profil biochimique. Il est capital de le connaître car une même plante poussant dans deux milieux différents ne produira pas la même huile essentielle. L’ensoleillement, le terrain, l’hygromètrie feront varier parfois significativement la composition de cette huile essentielle. Le romarin est à cet égard un bon exemple : trois pays, trois terrains, trois huiles essentielles très différentes. l’HE de Rosmarinus officinalis CT cinéole produite au Maroc est très anti-infectieuse et expectorante, celle de Rosmarinus officinalis CT verbénone sera également expectorante et anti-infectieuse mais surtout utilisée pour ses propriétés détoxiquantes hépatiques et équilibrantes neuro-endocriniennes ; enfin l’HE de Rosmarinus officinalis CT camphre ou bornéone sera très appréciée pour ses molécules myorelaxantes et décontracturantes. Elles n’ont donc pas les mêmes indications ni les mêmes contre-indications : le romarin CT cinéole est très bien toléré et largement utilisé, tandis que le romarin CT verbénone ne sera utilisé que sur de courtes durées et comme le romarin CT camphre ne sera pas utilisé chez les bébés, ni les femmes enceintes ou allaitantes.

 

 

Enfin il convient de vous assurer que l’huile essentielle que vous achetez est 100% pure, c’est à dire sans additif, 100% naturelle et 100% intégrale , c’est à dire le fruit de la distillation COMPLETE de la partie de la plante mentionnée.

En effet la compostion de l’huile essentielle est complexe et TOUTES les molécules contenues ont une importance dans son efficacité, mais aussi sa tolérance et le fait de ne pas se prêter à la fameuse bactériorésistance.

 

Votre pharmacien, formé en aromathérapie, saura vous guider dans le choix de l’huile essentielle de qualité adapté aux symptômes que vous souhaitez traiter et au malade concerné ; n’hésitez pas à lui demander conseil.

 

 

Marie-Claude Gautier, Docteur en pharmacie

 


 

 

 

 

 

 

 

Photos Phovoir/AFL

Brûlures, coupures, bosses et coups : quelques situations d'urgence

 
 

Quelques situations d’urgence (1)

 

Les brûlures

 
Le premier geste à faire en cas de brûlure est de refroidir la peau au plus vite. Bien entendu, la gravité d’une brûlure dépend de sa localisation de son étendue, de sa profondeur et de son origine.
 
Vous devez donc immédiatement refroidir la brûlure en l’arrosant avec de l’eau courante tiède et pendant au moins 20 minutes. Il faut agir le plus vite possible, car après une demi-heure, il est trop tard ! De plus, l’eau va soulager immédiatement la douleur. Cela va limiter la gravité de la brûlure et faciliter sa guérison.
 
Une brûlure est simple si l'étendue est inférieure à une demi-paume de la main, si elle n’est pas profonde et si elle n’est pas située à proximité  d’un orifice naturel. Après l’arrosage, retirez les vêtements éventuels au contact de la brûlure pendant l’arrosage, sauf s’ils adhèrent à la peau et protégez la éventuellement d'un pansement .
 
Une brûlure est grave si elle est étendue, profonde, ou située près d'un orifice naturel. Après avoir supprimé l'origine de la brûlure et refroidit la brûlure, ne retirer les vêtements pendant l'arrosage que s’ils adhérent pas à la peau . Il faut ensuite allonger la victime sur la région non brûlée et alerter les secours. Il n'est pas nécessaire de couvrir la brûlure grave en attendant les secours.
Lorsqu'elles sont graves, les brûlures peuvent entraîner une détresse circulatoire et causer la mort.
 
En cas de brûlure chimique, arrosez à grande eau (sous la douche) jusqu'à l'arrivée des secours.
 
En cas de brûlure électrique, pensez tout d’abord à couper la source de courant à l'origine de la brûlure ou de vous en éloigner. Examinez ensuite la victime qui peut par ailleurs présenter une détresse vitale comme être inconscience ou en arrêt cardiaque. Vous agirez alors en conséquence.
 
Attention !
Dans tous les cas, n’étalez pas de produits (crème, pommade...) sans avis médical et en cas de cloques, ne jamais les crever mais seulement les désinfecter avec un antiseptique non coloré.
 
 
 

Les coupures

 
En cas de légère coupure (au doigt ou au pied par exemple)
 
Avant tout soin, lavez-vous correctement les mains.
Si la coupure saigne un peu, ne pas faire couler d’eau dessus. Pressez simplement avec un mouchoir ou une compresse propres jusqu’à arrêt du saignement.
Vous pourrez alors laver la peau autour de la plaie, désinfecter la plaie avec un antiseptique ou de l’alcool et mettre un pansement que vous penserez à changer régulièrement pour vérifier la cicatrisation de la coupure.
Si malgré une désinfection régulière, une infection persiste pendant plus de deux jours, vous devez consulter un médecin ou votre pharmacien. La cicatrisation demande entre cinq à dix jours.
 
Si la coupure est plus profonde
Après vous être lavé les mains, compressez la coupure pendant au moins une demi-heure avec un linge propre ou de la gaze stérile. Vous pouvez utiliser ensuite des sutures adhésives et les laisser en place pendant cinq jours. Changez-les régulièrement après cinq jours.
 
Attention !
Si vous avez le moindre doute sur la gravité de la coupure, si le sang continue à couler, si cela s’infecte, au moindre doute quant à la gravité de votre coupure au doigt, rendez-vous aux urgences ou chez votre médecin.
 
 
 

Les bosses et les coups

 
Après un choc, un bleu ou une bosse peuvent apparaître. En fait, un hématome se forme quand les vaisseaux sanguins de la peau se rompent. Si le sang s’accumule dans les tissus cela forme un bleu, si c’est sur la tête ou contre un os, cela donne une bosse.
Pour soulager la douleur et atténuer l’hématome ou la bosse, vous pouvez appliquer du froid. Quelques glaçons dans un gant ou une serviette seront bénéfiques ou un coussin réfrigérant si vous en disposez.
 
 
L’idéal est d’agir le plus vite possible pour ne pas avoir de trace. 
 
Pour les bleus et les bosses, pensez aussi à l’arnica. Cela calme la douleur et agit sur l'inflammation. Appliquez l’arnica sous forme de gel, de crème ou de pommade. Vous pouvez aussi utiliser des granules homéopathiques d’arnica (4CH) toutes les 30 minutes, 5-6 fois de suite. 

 
En cas de douleur, ne donnez jamais d’aspirine qui peut favoriser les saignements. Préférez le paracétamol.
 
Bien entendu, si l'ecchymose est importante ou si vous vous êtes cogné l'œil nous vous conseillons de consulter un médecin ou d'appeler un numéro d'urgence. En effet, une lésion ou une fracture peuvent accompagner un bleu important. 
 
Attention !
De même si des bleus apparaissent sur les jambes souvent, après un petit choc minime ou même sans aucun choc, signalez-le à votre médecin. Ces manifestations peuvent être liées avec une insuffisance veineuse, les effets secondaires d'un médicament anticoagulant ou une maladie.
 
Dossier réalisé par Théodore Crosnier (source croix rouge)
 

Les femmes et les maladies cardio-vasculaires

Les femmes et les maladies cardio-vasculaires

 

 

La Fédération Française de Cardiologie a récemment alerté sur le fait que les maladies cardio-vasculaires chez les femmes les touchent de plus en plus jeunes. La progression actuelle des maladies cardio-vasculaires chez les femmes constitue un fait de société et un problème de santé publique. C’est la première cause de mortalité pour elles. 

 
En fait, les femmes s’avèrent moins protégées mais aussi, moins bien dépistées. Souvent, la prise en charge est plus tardive ce qui fait qu’elles se remettent plus difficilement. Plus grave, depuis que les femmes ont adopté les mêmes mauvaises habitudes de vie que les hommes à savoir le tabac, une mauvaise alimentation, du stress et le manque d’activité physique, elles sont victimes d’accidents cardio-vasculaires de plus en plus jeunes. En fait, les infarctus chez les femmes de moins de 
60 ans sont en forte augmentation.
 
En France, entre 2002 et 2008, en France, le nombre de personnes hospitalisées pour un infarctus du myocarde a baissé de 8,2% chez les hommes de 45 à 54 ans, mais il a progressé 17,9% chez les femmes de la même tranche d’âge.
 
La Présidente de la Fédération Française de Cardiologie, le Professeur Claire Mounier-Vehier, précise que « plus de 54 % des victimes des maladies cardio-vasculaires sont des femmes et les infarctus du myocarde chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé ces 15 dernières années ». C’est pourquoi, les femmes doivent se mobiliser sans plus tarder. 
 

Les femmes victimes  de plus en plus jeunes

 
Les maladies cardio-vasculaires touchent les femmes de plus en plus jeunes principalement à cause du tabac et de l’obésité. D’après une étude réalisée entre 1995 et 2010, la proportion des femmes de moins de 60 ans hospitalisées pour un syndrome coronarien a progressé de 11,8 % à 25,5 %. Il convient de mettre en parallèle, l’augmentation du tabagisme actif de 37,5 % à 73,1% et de l’obésité de 17,6% à 27,1 %.
 
De plus, une étude américaine montre plus de 80% des femmes de plus de 45 ans ont au moins deux facteurs de risques cardio-vasculaires. En effet, ces facteurs comme l’obésité, le tabac, l’hypertension artérielle représentent 90% du risque d’infarctus du myocarde.
 
Chez les femmes les plus jeunes, le tabagisme actif constitue un facteur de risque majeur. En effet, plus de 60 % des infarctus chez les moins de 60 ans sont attribuables au tabac. On constate qu’une femme qui fume présente son premier épisode d’infarctus du myocarde en moyenne 13,7 ans plus tôt que la non-fumeuse. De plus, ce sur-risque  est augmenté par l’association tabac et contraception oestro-progestative, surtout après 35 ans. « Le choix contraceptif doit absolument tenir compte du risque cardio-vasculaire individuel de chaque femme », note Claire Mounier-Vehier.
 
 

Les conséquences de l’obésité

 
L’étude ObEpi 2012, réalisée sur les dix dernières années, montre que l’obésité a surtout augmenté chez les femmes âgées de 18 à 25 ans. Elle est même plus élevée chez la femme (15,7%) que chez les hommes (14,3%). Les conséquences sur le risque cardio-vasculaire féminin ne sont pas négligeables. 
Comme le signale la Fédération Française de Cardiologie,  l’obésité abdominale est le plus souvent associée au cholestérol, au diabète, à l’hypertension artérielle et constitue un marqueur de risque cardio-vasculaire chez la femme.
 
La meilleure solution contre la maladie cardio-vasculaire consiste en une bonne hygiène de vie avec une alimentation saine, variée et équilibrée, zéro cigarette et une activité physique régulière.
 
La Fédération Française de Cardiologie met à disposition gratuitement une brochure « Cœur, Artères et Femmes », avec de nombreux conseils de prévention. Elle est téléchargeable sur le site www.fedecardio.org
 
 
Source Fédération Française de Cardiologie
 
 

Les puces chez les chiens et les chats

Les puces chez les chiens et les chats

 

 

La puce vit en permanence dans le pelage de nos animaux de compagnie. Ce parasite se nourrit du sang des chiens et des chats. Elle pique en moyenne 4 à 10 fois par jour et peut absorber jusqu'à 15 fois son propre poids.

 

 

Votre chien ou votre chat attrape des puces lorsqu’il passe à côté d’un endroit où les jeunes puces sortent de leur cocon, le site d’éclosion. Il s’agit le plus souvent d’endroits où votre animal aime se coucher : à l’extérieur (jardins, niche…) mais aussi chez vous (tapis, moquette, canapé, panier…). 95 % de la population de puces s’y trouve sous la forme d’œufs, de larves et de cocons.
Attention, même quand il dort, votre chien ou votre chat risque d’attraper des puces, elles peuvent être ramenées par un autre de vos animaux après une promenade dehors.

 

La propagation


L’un des problèmes de la propagation vient du fait que les puces se reproduisent très rapidement. En fait, les femelles peuvent pondre jusqu'à 50 œufs par jour. Pondus sur l’animal, ils tombent ensuite dans les lieux de vie. Les larves sortent des oeufs et se glissent dans les tapis, sous les fauteuils ou entre les lames des parquets.
Puis, elles fabriquent des cocons dans lesquels elles se transforment en jeunes puces. Dès que les jeunes puces détectent la présence d’un hôte, elles  sortent de leur cocon, sautent sur l’animal et le piquent.
Alors, très rapidement, les femelles commencent à pondre des oeufs et le cycle infernal recommence !
Le pire c’est que même si vous ne voyez pas de puces sur votre animal, il est très probable que votre maison est pourtant infestée !

 

La puce responsable de maladies

Les puces peuvent provoquer de nombreuses réactions tant chez l’animal que chez l’homme. Nous pouvons citer par exemple :
- La dermatite allergique, c’est une allergie aux piqûres répétées. Le chien ou le chat se gratte beaucoup, la peau s’abîme et il perd ses poils, particulièrement au bas du dos et à la base de la queue.
- La transmission d’un ténia. Votre chien ou votre chat peut attraper ce ténia en avalant des puces porteuses de larves de Dipylidium caninum. Les œufs sont éliminés avec les matières fécales de l’animal.
Quand l’animal est infestés, il a souvent l’anus irrité et tente de se soulager en se frottant le derrière contre le sol. C’est ce qu’on appelle, le "signe du traîneau". Il faut alors impérativement vermifuger votre animal avec un médicament efficace contre ce ver plat. La vermifugation sera associée à un traitement contre les puces pour être efficace sur le long terme.
- La fatigue ; un animal envahi de puces perd du sang absorbé par les puces. Il en résulte une grande fatigue.

 

Des puces dans le pelage de votre animal pourtant traité


Les puces peuvent mettre 24 heures à mourir. Elles restent donc visibles sur l’animal pendant ce temps. Chaque jour, votre animal peut attraper des puces, chaque jour, elles sont tuées par le traitement mais, chaque jour il en attrape de nouvelles… jusqu’à l’assainissement complet de votre maison.

 

Les puces de parquet


Dans des maisons ou appartements restés vides pendant plusieurs mois, il est possible que des puces auient tisser leurs cocona sous les lattes du parquet. Elles peuvent y rester ainsi des mois. Quand la maison est à nouveau habitée, cela provoque l’éclosion de nombreuses puces en même temps et donne naissance à cette manifestation spectaculaire de leur présence.
Il faut alors, passer l’aspirateur partout : sols, tapis, moquettes, canapés et fauteuils. Utilisez ensuite un produit spécifique directement dans la maison pour éliminer le plus gros des puces, sous forme d’aérosol et de diffuseur de brouillard. Enfin, traitez tous les animaux de la maison avec un traitement antiparasitaire adapté.

 

La prévention


Une fois installées dans la maison, les puces seront difficiles à déloger. Pour éviter cela, une seule solution, la prévention !
Traitez votre animal avant de voir les parasites dans son pelage.

Traitez le régulièrement, tous les mois si nécessaire.
Traitez tous les animaux du foyer en même temps avec des antiparasitaires adaptés.

Dossier réalisé par Théodore Crosnier avec le concours de Mérial


 

Le saviez-vous


Une puce peut sauter jusqu'à 1000 fois sa hauteur ! Un peu comme si nous pouvions passer d’un petit bond 180 mètres au dessus de la Tour Eiffel !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos Phovoir / Atelier Frantz Lecarpentier
 

 

Choisir sa contraception

Choisir sa contraception

La contraception désigne l’ensemble des moyens employés pour provoquer une infécondité temporaire chez la femme ou chez l’homme. Il s’agit donc des différentes méthodes pour éviter une grossesse.


Ces méthodes agissent en bloquant l’ovulation, en empêchant la fécondation ou empêchant l’implantation d’un œuf. Elles sont, à une exception près (méthode de stérilisation chirurgicale) sont réversibles et temporaires.

La contraception est très répandue en France. 55% des femmes disposant d’une méthode contraceptive utilisent la pilule, 26% un stérilet et 18,5% une autre méthode.
La contraception d’urgence (appelée aussi pilule du lendemain), est une contraception de « rattrapage ».

 

Anatomie de l’appareil génital de la femme et de l’homme

 

 

 

Principe et mécanisme d’action des contraceptions

La pilule est la méthode la plus utilisée en France. Cette contraception orale agit par différents mécanismes, notamment en bloquant l’ovulation. Les pilules les plus utilisées associent deux hormones, œstrogènes et progestérone, d’où l’appellation de pilule œstro-progestative ; certaines ne contiennent qu’un progestatif. A condition d’être prise très régulièrement, la pilule est très efficace. Elle doit être prescrite par un médecin ou une sage-femme et peut être renouvelée par une infirmière (pour 6 mois maximum). Elle est délivrée, sur prescription, dans les pharmacies et les centres de planification.

Le timbre (patch) contraceptif : l’association oestro-progestative est active par voie transdermique. Le timbre est appliqué sur la peau et délivre les hormones pendant 7 jours, 3 semaines sur quatre.

L’anneau vaginal se pose dans le vagin. Il contient une association oestro-progestative qu’il diffuse pendant trois semaines ; à la fin de la troisième semaine, il est retiré. Un nouvel anneau est mis en place sept jours plus tard.

L’implant progestatif, petit bâtonnet qui est posé sous la peau du bras par un médecin ou une sage-femme, délivre progressivement un progestatif ; il reste actif pendant 3 ans.

Le stérilet, également appelé dispositif intra-utérin (DIU), constitue une contraception mécanique. Il agit en empêchant l’implantation de l’œuf dans l’utérus. C’est un petit objet d’environ 3 cm, en plastique souple, qui est placé par un médecin ou une sage-femme dans l’utérus. Les stérilets comportent soit du cuivre qui rend les spermatozoïdes inactifs, soit du lévonorgestrel (progestatif) qui combine une action mécanique et une action hormonale. Il existe plusieurs types de stérilets ; le choix est fait par le médecin en fonction des situations individuelles. Le stérilet est délivré en pharmacie sur prescription médicale. Son efficacité est importante.

 

D’autres méthodes agissent en empêchant la rencontre entre ovule et spermatozoïdes. C’est le cas des préservatifs masculin et féminin, seuls moyens contraceptifs qui assurent aussi une protection contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH.

Le préservatif masculin se présente sous la forme d’une gaine en latex (ou en polyuréthane) qui se déroule sur le pénis en érection. Son efficacité, lorsqu’il est utilisé correctement, est de 95%. Il est disponible sans prescription en pharmacie, dans les grandes surfaces ou encore dans des distributeurs situés sur la voie publique. Il est également possible de s’en procurer dans les centres de planification ou d’éducation familiale.

Le préservatif féminin se présente sous la forme d’une gaine en polyuréthane (ou en nitrile) qui se place dans le vagin avant un rapport sexuel. Il s’achète dans certaines pharmacies et dans de rares distributeurs automatiques de préservatifs féminins, notamment dans la région parisienne. Il est possible de s’en procurer dans les centres de planification ou d’éducation familiale.

 

D’autres méthodes agissent comme une « barrière ». La cape cervicale et le diaphragme sont des coupelles en latex ou en silicone qui se placent avant les rapports sexuels sur le col de l’utérus. Ils sont délivrés sur ordonnance en pharmacie, après explication de la méthode par un médecin ou une sage-femme. Ils sont utilisés avec des spermicides. Les spermicides sont des produits chimiques dont l’action contraceptive altère localement les spermatozoïdes ; vendus en pharmacie, ils sont utilisés seuls ou en complément d’une autre méthode contraceptive.

Les méthodes d’observation naturelles ont en commun d’identifier le moment où, dans un cycle, se produit l’ovulation et de déterminer une période pendant laquelle les rapports sexuels sont déconseillés lorsqu’une grossesse n’est pas désirée. Elles ne nécessitent ni médicament ni dispositif médical. L’identification de cette période est basée soit sur des méthodes d’abstinence périodique, soit sur des méthodes d’auto-observation (de la température, de la glaire cervicale), soit sur des calculs (méthode Ogino, méthode du calendrier). Ces méthodes ne sont pas des méthodes contraceptives fiables. Il existe aussi des tests qui servent à détecter d’ovulation par un dosage urinaire d’hormones ; ils sont vendus en pharmacie.

 

Deux types de contraception doivent être distingués pour leur place particulière.

La contraception d’urgence est utilisée lorsqu’un rapport sexuel a eu lieu sans contraception régulière ou à la suite d’un incident, tel qu’une déchirure d’un préservatif ou un oubli de pilule. La contraception d’urgence (Levonorgestrel Norlevo ou Biogaran) ne nécessite pas de prescription médicale et est délivrée dans les pharmacies. Deux cas de figure peuvent se présenter : sans prescription, cette contraception d’urgence est délivrée mais non remboursée ; avec une prescription, elle est remboursée. 
Pour les mineures, cette contraception d’urgence est délivrée gratuitement par les pharmaciens, sans prescription, et de façon anonyme sans que la mineure ait à justifier de son identité. Elle peut être délivrée, dans certaines situations par les infirmières scolaires.

La contraception d’urgence Ulipristal acétate - Ellaone est délivrée en pharmacie avec prescription médicale uniquement.

 

La stérilisation à visée contraceptive. Il s’agit de la stérilisation tubaire (appelée communément ligature des trompes) pour les femmes et de la ligature des canaux déférents (encore appelée vasectomie) pour les hommes. Ces actes chirurgicaux, considérés comme irréversibles, sont réalisés par un médecin dans un établissement de santé public ou privé (hôpital ou clinique). Seules les personnes majeures peuvent demander une stérilisation ; les personnes dont l’altération des facultés mentales constitue un handicap peuvent accéder à une stérilisation à visée contraceptive dans des conditions particulièrement protectrices fixées par la loi.

Dossier réalisé à partir des sources du Ministère de la santé
Pour en savoir plus : http://www.sante.gouv.fr/contraception.html

 


 

Le Plan C½ur

 

En France 400 morts par jour, 2,2 millions de patients en affection de longue durée (ALD), 20 millions de personnes à risque cardiovasculaire, 28 milliards d’euros de dépense annuelle, les maladies cardiovasculaires, qualifiées par l’organisation mondiale de la santé (OMS) de prochaine « épidémie » mondiale, n’ont pas la prise en charge qu’elles méritent.

Le plan cœur est réalisé sous la direction de la fédération française de cardiologie.

 

 

LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES RESTENT LA PREMIERE CAUSE DE MORTALITE CHEZ LA FEMME

Pour reprendre une phrase d’un récent article1 paru en 2014 dans les Annales de cardiologie et d’angéiologie : « La maladie cardiovasculaire de la femme est une urgence épidémiologique ! » De fait, ces maladies constituent la première cause de décès chez les femmes des pays industrialisés. En comparaison avec le cancer du sein, ces pathologies sont dix fois plus meurtrières. Aux Etats-Unis, plus d’un demi-million de femmes meurent chaque année d’une maladie cardiovasculaire.

Globalement, la mortalité des maladies cardiovasculaires chez la femme n’a pas connu d’amélioration ces dernières années, et reste la première cause de mortalité féminine dans tous les pays d’Europe.

Elles totalisent encore 52 % des causes de mortalité (42 % chez l’homme), avec 22 % de coronaropathie, 15 % d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et 15 % pour les autres maladies cardiovasculaires.

Chez les femmes de moins de 75 ans, elles représentent 42 % des causes de mortalité en 2008, contre 38 % chez les hommes. Et si les AVC ont vu leur mortalité diminuer entre 2008 et 2012, les femmes meurent encore beaucoup plus d’AVC que les hommes : deux fois plus chez les femmes de moins de 75 ans (11 %) que les hommes de la même tranche d’âge (6 %).

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

Adapter la prévention cardiovasculaire à la population féminine en ciblant les périodes clés : contraception, grossesse et ménopause.

Améliorer l’information des femmes concernant les particularités de leurs symptômes cardiovasculaires.

Sensibiliser par la formation les professionnels de santé à la santé cardiovasculaire des femmes.

 

 

 

 

Les enjeux de la maladie cardiaque congénitale

En France, chaque année, de 6 500 à 8 000 enfants naissent avec une malformation cardiaque. Les cardiopathies sont de loin les malformations congénitales les plus fréquentes et représentent la première cause de mortalité en période néonatale (durant le premier mois de vie).

La plupart de ces malformations sont accessibles à un traitement chirurgical ou par cathétérisme interventionnel (qui permet de traiter les malformations par les vaisseaux, parfois dès la naissance).

Plus de 85 % d’entre eux atteindront l’âge adulte mais beaucoup ne seront pas totalement guéris et garderont des séquelles plus ou moins sévères. En 2013, on estime à près de 200 000 le nombre d’adultes cardiaques congénitaux et cette population de patients adultes dépasse le nombre d’enfants cardiaques congénitaux. Or aujourd’hui un certain nombre de ces personnes n’accèdent pas assez rapidement à une prise en charge médicale.

 


LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

Communiquer plus pour positiver ou démystifier les maladies cardiaques congénitales et faire ainsi évoluer les représentations pour faciliter l’insertion des patients concernés.

Mettre en œuvre un dispositif d’annonce de la maladie cardiaque congénitale.

Faciliter le « parcours éducatif » des enfants touchés par les cardiopathies congénitales.

Instaurer un « droit à l’oubli » dans les maladies cardiaques congénitales et faciliter le recours à des prêts bancaires.

Faciliter les démarches administratives notamment auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF) et de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) en instituant un référent unique pour ces patients.

Développer le parcours d’éducation thérapeutique pour tous les patients atteints de cardiopathie congénitale.

 


 

Mieux répondre à l’urgence

Le 15 n’est pas rentré dans les mœurs des Français malgré des campagnes d’information et de sensibilisation : moins de 50 % des Français ont le réflexe d’appeler le 15 en cas d’infarctus du myocarde.

« Une constante que l’on doit toujours avoir à l’esprit : c’est le temps, rappelle un cardiologue. Pour un arrêt cardiaque, une minute de perdue, c’est 10 % de chance de survie de perdue. L’urgence, c’est de gagner du temps, pour le cœur, pour le cerveau, pour survivre et prévenir des séquelles cardiaques, neurologiques, un handicap. »

 

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

• Former le grand public à la reconnaissance des signes d’alerte de l’infarctus et de l’AVC.

• Unifier le numéro d’appel pour toutes les urgences médicales.

• Développer des dispositifs et appareils d’alerte innovants, facilement acceptables par les usagers.

• Appliquer la loi prévoyant l’initiation aux gestes qui sauvent dans les écoles primaires et mettre systématiquement en œuvre la formation aux premiers secours de niveau 1 dans les collèges.

• Développer les formations des adultes sur les gestes qui sauvent et prioriser l’entourage des malades et des personnes à risque d’infarctus ou d’AVC.

• Mieux encadrer et contrôler l’installation et la maintenance des défibrillateurs pour garantir de façon concertée leur accessibilité et leur fiabilité.

• Recenser leur localisation afin de disposer d’une cartographie accessible tant auprès des services d’urgence que du grand public, notamment via les nouvelles technologies d’information.

• Faciliter l’accès à l’information essentielle lors de la phase diagnostique grâce aux nouvelles technologies.

• Poursuivre le développement des unités spécialisées neuro‐vasculaires (UNV‐AVC).

• Favoriser l’implantation des défibrillateurs et la formation à leur utilisation dans les territoires les plus démunis ou les plus éloignés.

• Développer la télémédecine dans les territoires les plus éloignés des centres de soins spécialisés.

 

 

Accompagner les personnes après un accident cardio-neuro-vasculaire

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

•Améliorer l’attractivité des carrières des médecins rééducateurs mais aussi des kiné- sithérapeutes et autres professionnels (éducateurs, etc.) exerçant en établissement de santé.

• Demander aux ARS de lancer des concertations sur leur territoire sur les évolutions à conduire en matière de développement et d’organisation des soins de réadaptation en ambulatoire.

• Demander aux associations de malades de mettre en œuvre une politique renforcée d’information en direction des malades sur l’importance de la réadaptation cardiaque et les modalités d’accès à ces services.

• Demander aux ARS de veiller à une plus grande fluidité entre les établissements hospitaliers et les services de SSR et à une plus grande souplesse de fonctionnement selon les situations pathologiques.

• Inciter les collectivités locales gestionnaires d’équipements sportifs à faciliter l’accès du public aux installations sportives à un coût modéré.

•Développer la télécardiologie et les moyens de financements adéquats pour accroître la qualité du suivi médical et réduire les inégalités géographiques d’accès aux soins.

• Poursuivre le développement de l’éducation thérapeutique pour les patients et prévoir des modes de financement.

• Faire évoluer les programmes d’éducation thérapeutique en impliquant des patients ressources dans l’élaboration des programmes et leurs contenus.
Instaurer une séquence systématique d’éducation thérapeutique pour tous les patients, avec des séquences communes et des séquences spécifiques.

• Favoriser le « travailler ensemble », notamment par le décloisonnement entre professions de soins et l’ouverture au secteur associatif.

 Développer les programmes d’éducation thérapeutique hors hôpital en étendant la prise en charge aux prestations assurées par des soignants en cabinet et des associations.

 Faire évoluer la relation soignant soigné en développant de nouveaux modes de formation des professionnels de santé intégrant des patients ressources.

• Créer des documents d’information et des sites internet réalisés en collaboration avec des patients.

• Mettre en œuvre dans les services de cardiologie un temps d’annonce et de soutien ; à cette fin constituer un groupe de travail pluriprofessionnel incluant des associations de patients pour réfléchir à ces modalités spécifiques.

 

 

Après la maladie, se réinsérer

 

 

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

• Mieux évaluer et prendre en compte la dimension psychologique inhérente à ces pathologies.

• Proposer plus systématiquement aux malades et à leur entourage proche du soutien psychologique.

• Poursuivre et développer l’information sur l’existence de la convention AERAS auprès des professionnels et du grand public.

• Encadrer les dispositifs de tarification des surprimes en mettant à disposition des données épidémiologiques précises et récentes et des statistiques sur la co-morbidité consécutive aux MCV.

• Demander aux établissements bancaires d’accepter les propositions d’assurances faites aux emprunteurs présentant un risque de santé aggravé.

• Instaurer un droit spécifique à la reconversion professionnelle.

• Adapter la législation notamment du mi-temps thérapeutique et supprimer la corrélation avec la durée de l’arrêt de travail.

• Renforcer le rôle et les moyens du médecin du travail dans les parcours de soins tout en veillant à garantir les droits des patients, notamment en termes de secret médical et de confidentialité.

• Demander à la Haute Autorité de Santé (HAS) de concevoir des recommandations de bonnes pratiques cardiologiques en santé au travail.

 

 

La recherche en santé cardiovasculaire

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

• Mettre en place les structures et les organisations permettant le développement d’une politique de recherche prioritaire dans le domaine des maladies cardio-neuro-vasculaires.

• Faciliter et financer la création de pôles attractifs de recherche cardio-neuro-vasculaire.

• Développer au sein de la formation initiale des médecins la formation à et par la recherche.

• Prendre en compte la recherche clinique dans les profils de poste des praticiens.

• Soutenir l’activité de recherche des cliniciens en organisant des modalités d’exercice des cliniciens avec « des temps protégés ».

• Faciliter les collaborations entre chercheurs et associations de patients.

 

 

Prévention et principe de réalité

LES RECOMMANDATIONS DU PLAN CŒUR

 Favoriser la prévention primaire et le dépistage des facteurs de risque des maladies

cardio-neuro-vasculaires en santé au travail.

• Affirmer une volonté politique (au plus haut niveau) sur les politiques de prévention et organiser ses déclinaisons territoriales.

• Prévenir l’initiation au tabagisme chez les enfants à l’école mais aussi dans les familles.

• Appliquer les dispositions de la convention-cadre pour la lutte anti- tabac (CCLAT) et en particulier instaurer des paquets de cigarettes neutres.

• Mettre en place un système de prise en charge simplifié et intégral de la dépendance tabagique, sur le plan médical, paramédical et médicamenteux.

• Viser la suppression de la consommation de tabac à horizon 2050.

• Pérenniser une politique nationale nutritionnelle de santé publique.

• Développer les campagnes de sensibilisation télévisée sur l’activité physique et l’équilibre nutritionnel.

• Mener des actions de sensibilisation et de formation liant gastronomie et diététique, régime alimentaire et plaisir.

• Simplifier la lisibilité de l’étiquetage des aliments et mieux hiérarchiser les risques nutritionnels.

• Interdire la publicité télévisée sur les produits alimentaires à destination des enfants.

• Encadrer la publicité en fonction de la qualité nutritionnelle des aliments d’une part et des heures d’écoute d’autre part.

 

Source : Fédération Française de cardiologie

Plan cœur à l’initiative de : Fédération Française de Cardiologie et l’Alliance du Cœur

 

 

Les parties prenantes

Alliance du cœur   www.alliancecœur.fr

Alliance contre le tabac    www.alliancecontreletabac.org

Asociation Française des diabétiques  www.afd.asso.fr

Cespharm  www.cespharm.fr

Collège national des cardiologues des hôpitaux www.cnch.eu

Collège national des cardiologues Français www.cncf.eu

Conseil Français de réanimation cardio-pulmonaire www.cfrc.fr

Croix-Rouge Française  www.croix-rouge.fr

Fédération Française de cardiologie  www.fedecardio.org

Fédération nationale France-AVC www.franceavc.com

Fondation cœur et artères www.fondacœur.com

Fondation de Recherche sur l’hypertension artérielle www.frhta.org

Groupe de réflexion sur la recherche cardiovasculairewww.grrc.fr

Nouvelle Société Frannçaise d’athérosclérose  www.nfsa.asso.fr

Réseau Français des villes-santé de l’OMS   www.villes-sante.com

SAMU - Urgences de France  www.samu-de-france.fr

Société Française de gériatrie et gérontologie  www.sfgg.org

Société Française d’hypertension artérielle www.sfhta.eu

Société Française neuro-vasculaire   www.societe-francaise-neurovasculaire.fr

Société Française de santé publique www.sfsp.fr

Société Française de tabacologie  www.societe-francaise-de-tabacologie.com

Syndicat national des spécialistes des maladies du cœur et des vaisseaux  www.syndicardio.com

 

 

 

Les génériques, des médicaments comme les autres

Les génériques comme les médicaments princeps doivent faire l’objet d’une délivrance particulièrement contrôlée. Votre pharmacien veille à votre santé, la vente des médicaments doit donc s’effectuer dans des conditions telles qu’il soit possible de retrouver, dans les plus brefs délais, les malades et leurs médicaments.

 

 

Tous les médicaments font l’objet de contrôles et de suivis comme il en existe peu pour d’autres produits. Néanmoins, leur dispensation comme celle de tout médicament doit s’effectuer à la pharmacie. Les génériques suivent les mêmes règles. Quand il se retrouve face à vous, votre pharmacien vous explique, vous conseille et vous rassure sur la fiabilité de ces médicaments. Une chose est certaine, toutes les précautions nécessaires sont prises quand on vous délivre des génériques. Comme pour tout médicament ! 

Quand en France 1 médicament sur 2 est un générique, en Allemagne c’est 3 sur 4 et au Royaume-Uni 71 %. Et dans ces deux pays, il n’y a pas plus de problèmes pour les malades que chez nous. Quelques rappels s’imposent donc.

Le générique est défini par le Code de la Santé Publique par rapport à une spécialité de marque, « il a la même composition qualitative et quantitative en principe actif, la même forme pharmaceutique, et dont la bioéquivalence (la concentration en principe actif dans le sang est équivalente à celle du médicament d’origine) avec la spécialité de référence est démontrée par des études de biodisponibilité appropriées ».

Pour éviter des confusions, la plupart des génériques sont maintenant des « autogénériques », il s’agit en fait d’une parfaite copie, même molécule, même excipient, même dosage, même forme galénique, même couleur.

Pour les personnes prenant chaque mois le même traitement, c’est le même générique qui leur est donné. Les confusions liées à un médicament que le patient ne reconnaîtrait pas sont ainsi évitées.

Le générique trouve sa justification dans notre environnement économique, c’est un fait maintenant reconnu. Les coûts très élevés de la recherche et du développement qui précèdent la commercialisation d’un nouveau médicament, n’existent pas pour le fabricant de génériques, ce qui lui permet de produire à un prix réduit. En pratique la commercialisation d’un princeps est protégée pendant 10 à 15 ans. Ensuite le brevet arrive à échéance et la fabrication et la vente de cette molécule est autorisée à d’autres laboratoires pharmaceutiques. Ainsi, la substitution  contribue efficacement à diminuer le déficit abyssal de l’assurance maladie. 2,4 milliards d’euros en 2012 ont ainsi été économisés.

 

Alors, pourquoi tant de doutes ?

La première inquiétude concerne l’origine des produits mais, tous les principes actifs (princeps et génériques) sont contrôlés à leur arrivée en France tout comme quand ils sont produits sur place. Les génériques sont soumis aux mêmes règles de stabilité, conservation, fiabilité que les médicaments originaux. Quant à leur efficacité, on a pu constater quelques différences quand les excipients n’étaient pas identiques, c’est pourquoi les autogénériques sont privilégiés.

Pour les fabricants de génériques les règles de pharmacovigilance, les déclarations d’effets indésirables, la gestion des risques et d’informations, sont identiques à celles des fabricants de médicaments originaux. L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) doit veiller à ce strict respect des règles de sécurité. Les laboratoires fabricants ont de toute façon intérêt à cette transparence.

Cela étant, même avec les médicaments princeps, on remarque des différences d’efficacité selon les individus, le mental intervient aussi dans ce phénomène. Tout le monde connaît l’effet placebo, certains malades se sentent mieux alors qu’on leur a donné un médicament sans principe actif ! » En dernier recours, il appartient toujours au médecin d’estimer l’opportunité de conserver le médicament princeps pour son patient.

Voici une preuve, s’il en est besoin, qui démontre combien il peut s’avérer dangereux que les médicaments soient vendus sur internet sans contrôle du pharmacien. En effet, dans ce cas, plus de traçabilité des ordonnances et de la délivrance, des coordonnées du patient non vérifiées, pas de retour rapide des médicaments possible en cas de rappel.
La proximité et la connaissance des patients et de leur traitement permet à votre pharmacie de réagir rapidement à tout problème, ce qui en fait un des garants de la santé des personnes.

 

Les différentes familles de « génériques » 

L’autogénérique : la » vraie copie », même molécule, même excipient, même dosage, même forme galénique

Le similaire : même principe actif, même dosage, même forme galénique, mais excipients différents.

L’assimilable : même principe actif, même dosage, mais la forme et les excipients sont différents.    

 

 

 

 

Le générique en quelques dates

1996 : Définition légale du générique

1997 : Définition des normes des génériques par rapport au princeps

1998 : Création du répertoire des spécialités génériques par l’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments - ANSM

1999 : Instauration du droit de substitution pour les pharmaciens

2002 : Accord entre la Caisse Nationale d’Assurance Maladie - CNAM et les médecins instituant une revalorisation du prix de la consultation en échange de la rédaction des ordonnances en génériques.

2003 : Tarif Forfaitaire de Responsabilité (TFR) prévoyant le remboursement du médicament à hauteur du prix du générique.

2006 : Accord tiers-payant contre générique.

2012 : Accord entre la CNAM et les pharmaciens visant un objectif de 85% de substitution par des génériques.

 

 

Part des génériques délivrés dans le monde 

Etats-Unis : 89%

Canada : 81%

Allemagne : 75%

Royaume-Uni : 71%

France : 52%

Italie : 40%

Japon : 24%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien se brosser les dents !


Nous le savons tous, il faut se laver les dents quotidiennement. Le faisons nous aussi souvent que nécessaire ? C’est une question importante ! Mais surtout, il convient de se brosser les dents correctement. Ni trop, ni pas assez !


La meilleure des préventions de la carie dentaire repose en majeure partie sur le brossage des dents. Pour autant, un brossage mal effectué peut même provoquer des dégâts spectaculaires au niveau de la gencive.
L’expérience montre qu’un mauvais usage de la brosse à dents peut déboucher sur des usures des tissus durs de la dent au niveau de la zone proche de la gencive voir même la disparition progressive de la gencive elle-même. Pour réaliser un bon brossage, il est nécessaire de penser au temps comme à la fréquence, au sens du brossage et à la pression exercée.

 

Le bon brossage

Il convient donc de bien maîtriser la pratique et de respecter ces critères. Terminées ainsi les sacro-saintes 3 minutes par séance de brossage, en fait, 45 secondes suffisent largement. Cela va rendre les surfaces dentaires lisses, alors qu’un brossage plus long devient dangereux !
Concernant la fréquence la fréquence des brossages quotidiens, là aussi on peut ne  pratiquer que 2 brossages. Le matin, brossez vous les dents avec une pâte dentifrice et le soir avec un gel dentifrice qui est moins abrasif. Alors, après le déjeuner, si le brossage n’est pas obligatoire, nous vous conseillons de faire un bain de bouche.

Pour le sens de l’utilisation de la brosse à dents, on procédera de manière ellipsoïdale  ou en rouleau.  Il faut donc aller du bas vers le haut pour les dents du bas et inversement pour les dents supérieures. Dans tous les cas, un  brossage horizontal est à proscrire. Tenez votre brosse en faisant un angle de 45 degrés par rapport à la gencive pour l’avant et verticalement pour nettoyer l’arrière des dents.

Enfin, vous ne devez pas  exercer une pression trop forte au risque de provoquer l’irritation  de la gencive, voire un saignement. La mesure de cette pression n’est pas facile. Aussi pour ne pas écraser la brosse sur les dents, la flexion des poils de la brosse ne doit dépasser un tiers de leur hauteur.

 

La brosse à dents

Il existe de nombreuses formes de brosses, facilitant  l’emploi selon leurs indications. Dans tous les cas, il est préférable d’utiliser des brosses souples (“soft”) ou médium, suivant l’état de votre gencive. Les brosses dures sont à proscrire.
Vous devez changer votre brosse au minimum tous les trois mois car les brins usés éliminent moins bien la plaque dentaire.
Les brosses électriques offrent une facilité de manipulation indiscutable même si les brosses manuelles sont tout aussi efficaces.
L’utilisation de fil dentaire peut contribuer à l’élimination de la plaque dentaire, ce film collant qui s’accumule sur les dents et les gencives, produisant des acides et des toxines. Là aussi, il convient de ne pas frotter trop fort au risque de provoquer des saignements.
Un bain de bouche quotidien, le midi par exemple, permet lui aussi de lutter contre la plaque bactérienne et il rafraîchit l’haleine.

Adapter le brossage avec l’âge

De 0 à 6 mois

Vous frottez les gencives de votre bébé avec une compresse humide après chaque repas. Quand les dents apparaissent, brossez délicatement avec de l’eau et une brosse à dents à poils très souples.

De 6 mois à 2 ans

Vous pouvez commencer à utiliser un dentifrice fluoré 500 ppm deux fois par jour. Surtout, mettez une toute petite quantité de dentifrice (un petit pois) et faites recracher votre enfant après.

De 2 à 6 ans

Utilisez un dentifrice fluoré à 500 ppm pour votre enfant qui doit se brosser les dents deux fois par jour. Aidez le au début et supprimez dès que possible la tétine quand elle existe.

A partir de 6 ans

Un dentifrice fluoré entre 100 et 1500 ppm est conseillé, toujours pour deux brossages quotidiens. Bien faire attention aux dents de l’arrière de la bouche qui peuvent être oubliées.

Pour les adolescents

Pour les sensibiliser à une bonne hygiène dentaire, vous pouvez leur expliquer que des dents saines et une haleine fraîche les aideront à bien se sentir dans leur peau et dans leur relation avec les autres.

 

Conclusion

Si certaines personnes se brossent les dents  de manière excessive, n’oublions pas tous ceux qui ne se les brossent presque jamais et qu’il convient de convaincre à ces règles de santé et de règles de vie !

Pour tous, les bonnes habitudes de brossage doivent s’acquérir dès l’enfance, tout comme toutes les règles d’hygiène. Demandez conseil à votre dentiste, qu’il faut consulter au minimum une fois par an, ou à votre pharmacien qui vous aideront grâce à de courtes explications pédagogiques.

Dossier réalisé par Philippe Duperray – Docteur en pharmacie

 

Photos Atelier Frantz Lecarpentier/phovoir
 

 

L'équipe officinale : le pharmacien adjoint

 

Véritable bras droit du titulaire, le pharmacien adjoint exerce la même activité pharmaceutique que celui-ci. Il possède le même diplôme. Sa présence dans la pharmacie est obligatoire en fonction du chiffre d’affaires réalisée par l’officine.
Les pharmaciens adjoints d’officine sont des professionnels de santé de proximité, chargés d’assurer la délivrance de médicaments et de compléter cette délivrance par des conseils pharmaceutiques adaptés à la pathologie de leurs patients.
S’ils sont salariés dans la pharmacie, ils n’en demeurent pas moins responsables de leurs actes. Naturellement, pharmaciens titulaires et pharmaciens adjoints d’officine doivent trouver ensemble les clés  de répartition de leurs missions.

 

Les missions de l’Adjoint

-  Il assure la dispensation et le bon usage du médicament à usage humain et vétérinaire ;

-  Il s’assure de la bonne compréhension du traitement par le patient ;

- Il propose au patient un suivi pharmaceutique (Dossier Pharmaceutique) ;

-  Il contribue avec les autres professionnels de santé à un accompagnement personnalisé du patient (éducation thérapeutique, etc.) ;

-  Il réalise des adaptations galéniques ou des préparations magistrales et officinales ;

-  Il répond aux attentes du public en matière de santé : disponible sans rendez vous, il joue un rôle majeur dans les soins de premier
  secours (conseil pharmaceutique et/ou orientation vers d’autres professionnels de santé si nécessaire) ;

-  Il participe aux actions de santé publique, de prévention et de dépistage ;

- Il contribue aux dispositifs de sécurité sanitaire (pharmacovigilance, matériovigilance, alertes sanitaires, retraits de lots…) ;

-  Il coopère avec les autres professionnels de santé au sein des réseaux de santé, des établissements pour personnes âgées, etc. ;

-  Contribue à la continuité de l’accès au médicament 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 ;

-  Garantit en toute circonstance un bon accès au médicament en gérant les achats, les stocks et la bonne conservation des médicaments ;
- En qualité de maître de stage adjoint et à la demande du pharmacien titulaire, il encadre et forme les stagiaires étudiants en pharmacie.


Parmi ses missions, certaines sont nouvelles

Le suivi personnalisé du patient au cœur de l’officine implique que le pharmacien adjoint réalise de nouvelles missions : d’éducation thérapeutique, notamment pour les patients atteints de maladie chronique, d’entretiens pharmaceutiques, de dépistage, de prévention et de vaccination, comme le propose la prochaine loi de santé, de coaching de bien portants, de consultation en télémédecine.

Le lien et le partage d’informations entre les professionnels de santé se renforcent de plus en plus. Cette collaboration améliore la qualité des soins au patient et la qualité respective des exercices professionnels qui en résultent. Dans ces conditions, les pharmaciens adjoints développent une vision plus transversale et peuvent s’engager notamment dans des protocoles de soins collaboratifs et interprofessionnels.

 

Une formation de qualité pour préparer l’avenir

Les pharmaciens adjoints s’appuient sur des formations, initiale ou continue, appropriées. Ils doivent faire évaluer leurs démarches et pratiques professionnelles de manière à sécuriser tous les aspects de la pratique officinale : conseil, éducation, prévention, dépistage, suivi et dispensation. Tout pharmacien, adjoint ou titulaire, peut choisir d’acquérir des compétences complémentaires comme une formation en orthopédie, en homéopathie, en phytothérapie…

L’intérêt pour cette profession repose pour la majorité des pharmaciens adjoints sur, le statut de professionnel de santé avec une mission de service public, les relations avec le public et les patients et la qualité de vie.

Enfin, à l’heure où nous écrivons cet article, le projet de la future loi de santé prévoit une simplification des conditions d'installation et l’ouverture du capital pour soutenir l'installation des jeunes pharmaciens diplômés.

Dossier réalisé par Philippe Duperray
Docteur en pharmacie

Sources : Ordre des pharmaciens


 


Au 1er janvier 2014, on comptait 21 915 officines libérales en métropole et 627 en départements d’Outre-mer pour 27 553 pharmaciens titulaires (propiétaires de la pharmacie ou de parts de la société possédant la pharmacie).
Pour seconder le ou les titulaires, il y a 26 433 pharmaciens adjoints dont 82 % de femmes et de 43, 6 ans d’âge moyen.

Docteurs en pharmacie ou pharmaciens

Un docteur en pharmacie n’est pas un pharmacien. Un docteur en pharmacie est une personne qui a suivi des études pharmaceutiques et qui a soutenu une thèse d’exercice. Etre docteur en pharmacie, c’est donc un préalable indispensable pour être pharmacien. C’est une preuve de connaissances.

 

 

Le médicament, un produit pas comme les autres

 

Vous le savez, « le médicament n’est pas un produit de consommation comme les autres », pourtant, certain voudrait vous faire croire que l’achat d’un médicament peut s’identifier à un acte bénin comme s’il s’agissait d’une paire de chaussures ou d’une boîte de petits pois. 
Or, aucun médicament n’est sans risque et tous ont des effets secondaires, même le paracétamol pourtant la molécule la plus utilisée en France. Alors, continuez à faire confiance aux professionnels de santé, ils sont les garants de votre santé.

 

La définition du médicament est commune à l’ensemble des pays de l’Union européenne. En France, le code de la Santé publique, dans son article L.5111-1,  définit le médicament comme « toute substance ou composition présentée comme possédant des propriétés curatives ou préventives à l’égard des maladies humaines ou animales, ainsi que toute substance ou composition pouvant être utilisée chez l’homme ou chez l’animal ou pouvant leur être administrée, en vue d’établir un diagnostic médical ou de restaurer, corriger ou modifier leurs fonctions physiologiques en exerçant une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. »



Les médicaments peuvent être classés en deux catégories. La première regroupe ceux dits à prescription médicale facultative (PMF), il s’agit de ceux que vous pouvez acheter sans une ordonnance du médecin. Cependant, même pour ces médicaments que vous vous procurez de votre propre initiative, le pharmacien vous conseille et vous informe sur le bon usage des produits choisis.

La deuxième catégorie de médicaments concerne ceux à prescription médicale obligatoire (PMO). Pour les obtenir, le malade doit présenter l’ordonnance de son médecin. Cette dispensation du  médicament  s’effectue dans une officine sous le contrôle d’un pharmacien dont c’est l’activité principale. Son rôle consiste alors à vérifier la cohérence du traitement et surtout, à donner toutes les explications nécessaires concernant les médicaments. Comment le prendre, quels effets secondaires sont susceptibles de découler de la prise du produit, vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications…, bref s’assurer que vous allez prendre votre traitement correctement. De plus n’oublions jamais qu’un médicament mal utilisé, pas au bon dosage, pas pour la bonne personne, peut s’avérer plus dangereux que bénéfique.

 

Une chaîne sécurisée

Le médicament obéit à une réglementation contraignante et s’inscrit dans un circuit de fabrication et de mise à disposition des professionnels et des patients très encadré et strictement surveillé. A chaque étape, la qualité du médicament doit être assurée. Votre pharmacien est lui-même directement responsable des médicaments qui vous délivre. Avec l’ensemble des professionnels de santé, il assure aussi la surveillance de tout effet indésirable qui peut intervenir après la prise d’un médicament. C’est ce qu’on nomme la pharmacovigilance.  En effet, après sa commercialisation, le médicament fait l’objet d’une surveillance permanente. Il peut même être à tout moment retiré du marché en cas de doute sur sa composition ou sur l’intérêt de la molécule.



C’est une des raisons qui justifie la parfaite traçabilité du médicament. Il faut être capable à tout moment de savoir où se trouve une boîte délivrée et à qui elle a été remise. Le pharmacien est capable de retrouver très vite certains lots de médicaments. Cette parfaite organisation et la proximité avec les patients contribuent grandement à l’efficacité du système. C’est aussi pour ces raisons qu’il convient de laisser aux pharmaciens le soin d’acheter et de vendre les médicaments. L’une des dérives d’Internet avec des sites de ventes de médicaments réside bien dans la contrefaçon et le fait que des sites internet ne sont absolument pas sécurisés.

 

L’exemple du paracétamol en Suède

Ce n’est pas parce qu’un médicament est largement utilisé, donc très connu, qu’il ne peut s’avérer dangereux. L’exemple de ce qui s’est déroulé en Suède le prouve. Cinq ans après avoir autorisé la vente du paracétamol en dehors des pharmacies, la Suède va faire marche arrière. En effet, le paracétamol va être à nouveau uniquement vendu en pharmacie dans ce pays qui avait un peu trop vite cédé à une large libéralisation.
Pour faciliter l’accessibilité aux traitements, la Suède avait autorisé la vente certains médicaments sans prescription dans les bureaux de tabac et les stations-service. La banalisation du médicament a entraîné une surconsommation et un nombre record d’hospitalisation.
1 200 personnes ont été hospitalisées en raison de surdosage de paracétamol. De plus, le nombre d’appels au Centre d’information antipoison a quant à lui augmenté de 36 % entre 2009 et 2013. Au cours de cette période, les ventes de paracétamol ont progressé de 60 % dans les commerces hors pharmacies, contre seulement 7 % dans les officines. Devant ce phénomène, les autorités Suédoise ont donc décidé d’interdire la vente de paracétamol en dehors des pharmacies pour en limiter l’accessibilité.
Cette sage décision doit tous nous faire réfléchir et particulièrement ceux qui, en France, rêvent de vendre des médicaments dans les supermarchés.


Le prix du médicament

Les partisans d’un passage de la vente du médicament sans ordonnance en grande surface s’appuient sur la baisse des prix qui, soit disant, résulterait de cette ouverture. Il convient cependant de remettre certains éléments en perspective. Le prix de ce type de médicaments  en France est déjà l’un des plus bas d’Europe. De plus, le prix moyen d’un médicament d’automédication est inférieur à 5 euros (sources Afipa). Une baisse de prix de 10% (gain de moins de 50 centimes et uniquement sur quelques produits phares comme en a l’habitude la grande distribution)) justifie-t-elle tous les inconvénients liés à une consommation sans contrôle ?

Pour ce qui concerne le prix des médicaments remboursés par l’Assurance maladie, rappelons qu’il est justement réévalué chaque année par les pouvoirs publics. Si, pendant 20 ans, le brevet protége de toute copie le laboratoire qui a créé le médicament, cela n’empêche pas une possible baisse de son prix en fonction d'études demandées par les autorités. Tous les ans, les données issues des essais cliniques sont confrontées aux conditions réelles d'utilisation par les patients. Ces réévaluations peuvent conduire les autorités à baisser le prix du médicament bien avant la perte du brevet.

Quand le brevet expire, tout fabricant de génériques peut copier librement le produit.
Ceci déclenche une baisse automatique de 20 % du prix du médicament initial, alors que le générique est proposé d'emblée à un prix 60 % inférieur.

 

Informer le patient

Une étude récente (Etude Ipsos auprès des Français réalisée par Internet entre le 24 février et le 3 mars 2014) montre bien que les Français ont des interrogations sur la sécurité des médicaments. Quand on les interroge sur les informations qui les intéressent le plus « personnellement » sur les médicaments, ils citent spontanément les effets secondaires (71 %) et les contre-indications (58 %).
Pour les informer sur le médicament, les Français font  avant tout confiance aux professionnels de santé (médecins à 94%, pharmaciens à 87%), aux chercheurs (87%) et aux notices (84%).

67 % d’entre eux déclarent qu’il ne faut prendre aucun risque lorsque l’on met un médicament sur le marché car cela peut être dangereux.
Enfin, cette enquête fait ressortir les principales menaces perçues en matière de qualité et de sécurité. Il s’agit de la contrefaçon de médicaments (83 %), de la vente de médicaments sur Internet (66 %) et des délocalisations de productions (50 %).

On le voit, la place du pharmacien est fondamentale dans la dispensation des médicaments. Sa mission est bien de s’assurer du bon usage de vos médicaments dans l’unique intérêt de votre santé.

Philippe Duperray
Docteur en Pharmacie


Traitements du cancer du sein

C’est aujourd’hui  le cancer le plus fréquent chez la femme et il est  devenu un problème de santé publique en raison de sa prévalence élevée et de son impact psycho-social fort. Il  touche 1 femme sur  10 au cours de sa vie et  4% d’entre elles ont d’emblée des métastases. On dénombre 53 000 nouveaux cas par an en France. Toutefois le cancer du sein est d’un bon pronostic avec seulement 8% de risque de décès à 10 ans.

 

 
 
 
Les facteurs de risques
 
Les risques sont multi factoriels même si la cause individuelle est méconnue dans 95% des cas.
Les facteurs de risques hormonaux sont les plus fréquents:   
- Règles précoces (< 11 ans)
- Ménopause tardive (< 55 ans)
- 1ère grossesse après 30 ans
Absence d’allaitement
- Traitement hormonal  substitutif
- Hyperoestrogenie relative (surcharge pondérale, excès d’alcool  et de graisse et absence d’exercice physique)
 
 
 Les autres facteurs de risques sont : 
 
- Les antécédents familiaux
- La radiothérapie thoracique (en cas de maladie de Hodgkin)
- Les fameuses mutations sur les gènes BRCA1 (responsables du cancer du sein) et BRCA2 (responsables du cancer de l’ovaire) qui font aujourd’hui débat car elles amènent les femmes à se poser la question de l’ablation de leurs organes en prévention de ces tumeurs.
 
 
Le dépistage
 
En France, le dépistage est systématique depuis 2003 et se pratique tous les 2 ans, il est même gratuit pour les femmes de 50 à 74 ans. Ce dépistage consiste en un examen clinique (palpation des seins) et une double lecture de la mammographie bilatérale.
Après détection d’une lésion cancéreuse, on étudie l’histologie, la taille de ces cellules, l’absence ou la présence de métastases et on vérifie la présence de récepteurs hormonaux qui détermineront la nature du traitement. On détecte désormais la surexpression d’un gène mutant HER2 qui permet alors de traiter une forme de cancer très agressif à l’aide de nouvelles thérapies dites ciblées.
 
 
Les traitements
 
Dans un premier temps la chirurgie est préconisée, puis la radiothérapie, la chimiothérapie, l’hormonothérapie et enfin les thérapies ciblées.
La chirurgie a pour but d’enlever les tissus atteints par les cellules cancéreuses. Il existe deux types d’interventions chirurgicales : une chirurgie mammaire conservatrice appelée tumorectomie et une chirurgie mammaire non conservatrice appelée mastectomie. La première consiste à retirer la tumeur et une petite quantité de tissus l’entourant, elle est le plus souvent privilégiée et elle est toujours suivie d’une radiothérapie. La mastectomie retire la totalité du sein ; heureusement différentes techniques de reconstruction sont proposées. En cas de tumeurs infiltrantes, il est nécessaire de retirer un ou plusieurs ganglions lymphatiques axillaires (au niveau de l’aisselle). L’objectif est de déterminer si un traitement complémentaire est  nécessaire et aussi de diminuer le risque de récidive.
 
La radiothérapie utilise des rayonnements ionisants qui détruisent les cellules cancéreuses en les empêchant de se multiplier. Le cancer du sein est le plus souvent traité par radiothérapie externe, les rayons traversant la peau pour atteindre la zone à traiter.
La chimiothérapie permet de s’attaquer aux cellules disséminées dans l’organisme et de réduire la taille de la tumeur. Selon le type de tumeur la chimiothérapie a une place plus ou moins importante dans son association aux autres traitements. Elle associe le plus souvent différents médicaments agissant à plusieurs niveaux du cycle cellulaire pour permettre une meilleure efficacité. Ces associations de molécules chimiques interviennent sur le mécanisme de la cellule cancéreuse en particulier sur son cycle de reproduction. Cependant certaines cellules normales également en cours de multiplication peuvent être atteintes. La difficulté est donc d’atteindre des doses efficaces de médicaments sans trop d’effets néfastes. Pour les cancers du sein infiltrants une chimiothérapie peut être proposée après la chirurgie, on parle de chimio adjuvante. Elle permet de diminuer le risque de métastases et le traitement est débuté dans les 3 à 6 semaines après l’intervention. Pour les cancers présentant des métastases, le traitement repose principalement sur des associations de médicaments (protocole). La plus classique des chimiothérapies dans le traitement du cancer du sein est le protocole FEC qui associe trois molécules (la 5 fluorouracile, l’épirubicine et le cyclophosphamide). Les effets secondaires restent très importants  et doivent être acceptés par la patiente. Les principaux sont les nausées, les vomissements, la fatigue, les diarrhées, la perte des cheveux et aussi les modifications de la formule sanguine (baisses des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes). Ces effets secondaires sont aujourd’hui pris en charge avant, pendant et après la chimiothérapie : médicaments efficaces contre les nausées et vomissements induits par le traitement, bains de bouche systématiques avant l’apparition de mucites (inflammation de la muqueuse buccale), utilisation d’une coque réfrigérante pour limiter la perte des cheveux et prescription d’EPO si trop grande chute de globules rouges et de facteurs de croissance si chute de globules blancs.
 
 
L’hormonothérapie traite les cancers du sein hormonaux dépendants et a pour objectif de diminuer le risque de récidive et de métastase  et  d’empêcher l’atteinte de l’autre sein. Ces médicaments dits antihormonaux s’opposent à la production d’œstrogènes de la patiente et bloquent ainsi la stimulation des cellules cancéreuses hormono-sensibles. Les plus connus sont le Tamoxifène pour la femme non ménopausée et le Letrozole pour la femme ménopausée. Ces traitements sont en général bien tolérés d’autant plus qu’ils sont utilisés au moins pendant 5 ans.
Les thérapies ciblées sont les traitements les plus récents et s’associent maintenant aux chimiothérapies classiques. Ce sont des molécules qui s’attaquent de façon spécifique aux cellules cancéreuses en reconnaissant à la surface ou à l’intérieur de ces cellules des gènes ou des facteurs de croissance particuliers. On connait aujourd’hui le gène appelé HER2, que l’on recherche maintenant systématiquement au moment du diagnostic et qui est très sensible à un nouveau médicament  le Trastuzumab (anticorps monoclonal). Ces thérapies sont en général bien tolérées car elles n’agissent pas sur les cellules saines. De plus, les effets secondaires (maux de tête, augmentation de la pression artérielle, allergies) sont temporaires et réversibles.
 
A l’heure actuelle, la situation est très favorable à la guérison du cancer du sein. La baisse de mortalité est liée en partie au dépistage précoce et à de nouveaux traitements plus efficaces. Ce phénomène est également dû à la prise en charge des malades par le personnel soignant à l’hôpital, par le médecin traitant et les pharmaciens de plus en plus formés au suivi des différentes thérapies de façon à améliorer la qualité de vie des patients pendant et après leur traitement. 
 
Béatrice Dupuy Lorvin Dr en Pharmacie
 
 
 
 
 
 

 

Le sommeil, un tiers de sa vie à dormir

Le sommeil, un tiers de sa vie à dormir

 

Chaque personne a un rythme de sommeil qui lui est propre avec des besoins, des horaires, des habitudes spécifiques. Mais, le sommeil doit s’adapter aux horaires de travail contraignants, au rythme des enfants, du conjoint, de nos soirées entre amis… Votre sommeil joue sur votre santé, votre qualité de vie et vos relations avec les autres. Ne pas dormir correctement peut vite devenir un calvaire. Il est souvent utile alors d’apprendre ou de réapprendre à dormir.

Dormir n’est pas une perte de temps. Le sommeil préserve votre bien-être et votre santé. En effet, le sommeil permet de récupérer physiquement, psychologiquement et intellectuellement. De plus, il favorise la concentration et la mémorisation des informations reçues. Pour lutter contre le stress et maintenir un bon équilibre affectif, bien dormir est essentiel. Enfin, le sommeil assure la croissance chez l’enfant et la production d’hormones nécessaires à la régénération des cellules de l’organisme (cicatrisation, renouvellement cellulaire).

L’homme est programmé pour dormir de manière préférentielle à deux moments particuliers : la nuit et en milieu d’après-midi. Peretz Lavie, u
Un chercheur israélien, Peretz Lavie,  parle des « portes du sommeil ».
Elles s’ouvrent dans la soirée et vers 13 ou 14 heures. La période autour de 3 ou 4 heures du matin est particulièrement importante. A ce moment, le sommeil est quasi obligatoire.
Les risques d’accidents y sont augmentés car la vigilance diminue. Sur la route, les accidents mortels sont plus fréquents dans cette tranche horaire. A l’heure de la sieste, l’envie de dormir n’est pas spécialement liée au repas, bien qu’elle soit accentuée par un repas abondant.

 

Les phases du sommeil

 


Votre sommeil est constitué d’une succession de cycles. Il y en a 4 à 5 en moyenne. Chacun d’entre eux dure environ 90 minutes et se compose de plusieurs phases.

La phase d’endormissement. Elle correspond au moment aux les signes physiologiques du sommeil surviennent comme les bâillements, la sensation de paupières lourdes. L’activité cérébrale ralentit mais, le moindre bruit vous réveille. Cette phase dure entre 15 et 20 minutes.

Le sommeil léger se caractérise par le ralentissement de l’activité cérébrale, du cœur et de la respiration. A la moindre stimulation, on risque de se réveiller.
Le sommeil profond correspond à la phase de récupération physique. Le ralentissement cérébral est plus marqué et, a contrario, le tonus musculaire est certain. On dit souvent qu’on dort « à poings fermés », il est alors difficile de réveiller le dormeur. Ces deux phases durent de 70 à 100 minutes.

Le sommeil paradoxal sert à la récupération psychique. C’est pendant cette phase que vous révez.
L’activité cérébrale et le mouvement des yeux sont proches de l’éveil mais le corps est profondément endormi.
Suit alors une fin de cycle à laquelle va succède un nouveau cycle de sommeil ou au réveil. Il s’agit donc d’une phase de sommeil transitoire. Le sommeil paradoxal et la fin de cycle durent aussi entre 70 et 100 minutes.

 

Le manque de sommeil

En général, on récupère très vite d’une « mauvaise nuit ». D’autant plus qu’un manque de sommeil peut passer inaperçu au début. Par contre, s’il se prolonge, il va entraîner un repos insuffisant et ce qu’on appelle des dettes de sommeil. Une consultation médicale s’impose.
Pour mieux appréhender la qualité de votre sommeil, il existe des tests.

Ce test, d’après « l’échelle de somnolence d’Epworth », peut vous permettre de connaître votre niveau de somnolence en journée. Pour chacune de ces situations, attribuez de 0 point = jamais envie de dormir) à  3 points = fort risque de s’endormir :

 

 

Situation

Jamais = 0 point

Faible = 1 point

Moyen = 2 points

Fort = 3 points

En train de lire.

 

 

 

 

 

Devant la télévision ou au cinéma

 

 

 

 

 

Assis inactif dans un lieu public, salle d’attente, en cours, en réunion...

 

 

 

 

Passager d’une voiture ou d’un trans-

port en commun roulant depuis plus

d’une heure sans interruption.

 

 

 

 

Allongé, l’après-midi.

 

 

 

 

 

Assis, en train de parler à quelqu’un.

 

 

 

 

 

Assis au calme, à la fin d’un repas sans alcool.

 

 

 

 

Dans une voiture immobilisée

quelques minutes, à un feu rouge ou

dans un embouteillage.

 

 

 

 

   
 

 

En dessous de 8, vous n’avez pas de dette de sommeil.
De 9 à 14, vous présentez un déficit de sommeil, revoyez vos habitudes
Au delà de 15, il est conseillé de consulter un médecin

Source : brochure SMEREP


Quel dormeur êtes-vous

D’une manière générale, le besoin en heures de sommeil varie d’une personne à l’autre. Certaines ont besoin de 9 heures voir jusqu’à 12h par nuit. Ce sont de longs dormeurs. Les courts dormeurs se contentent de moins de 6 heures. Le record appartient à un Australien qui dort 3h30 par nuit. La bonne durée de sommeil est celle qui vous permet d’être en forme. À chacun de trouver la sienne.

Si, vous êtes relativement en forme après 3 heures de sommeil, si en vacances, vous ne dormez pas beaucoup plus que pendant le reste de l’année, si vous ne dormez jamais plus de 8 heures, si vous n’aimez pas traîner au lit, c’est que vous n’avez pas besoin de beaucoup de sommeil.
Au contraire, vous avez besoin de beaucoup de sommeil si vous supportez très mal de dormir peu, si vous dormez beaucoup plus longtemps en vacances ou en week-ends que pendant l’année.

Etes-vous du matin ou du soir ?
Vous pouvez le savoir en réalisant un test sur le site de réseau morphée en cliquant ci-dessous.
http://www.reseau-morphee.fr/le-sommeil-et-ses-troubles-informations/quel-dormeur/soir-matin/questionnaire-de-typologie-circadienne-de-horne-et-ostberg


L’insomnie

Trois français sur quatre souffrent d’insomnie selon la SOFRES. Elle est dite sévère dans 9 % des cas. Un sommeil de mauvaise qualité et des difficultés d’endormissement, des réveils multiples dans la nuit, ou un réveil trop précoce le matin sont révélateurs d’insomnie.  Les conséquences sont nombreuses : fatigue, irritabilité, troubles de l’humeur, de la mémoire ou de la concentration.
Occasionnelle ou transitoire, elle est
Liée à un événement particulier ou à un environnement perturbant, elle est dite occasionnelle et la plupart du temps sans conséquences graves. Par contre, si elle évolue sur plusieurs mois voire des années, elle devient chronique. Il convient alors d’en rechercher les causes qui le plus souvent sont psychologiques. Source : Institut National du Sommeil et de la Vigilance

 

Les apnées du sommeil

Elles se définissent par des arrêts répétés de la respiration au cours du sommeil. Le plus souvent, ces pauses résultent d’un blocage au passage de l’air dans les voies aériennes supérieures, les apnées « obstructives ». Si elles durent plus de 10 secondes, elles sont pathologiques. Nombreuses, elles fatiguent le cœur, provoque un réveil matinal difficile, avec une sensation de fatigue dès le lever, une somnolence excessive la journée. Les apnées du sommeil augmentent le risque de maladies cardiovasculaires.
Environ 2 à 4 % de la population générale souffre d’un syndrome d’apnées du sommeil, les hommes plus que les femmes. Sont touchés, 80 % des patients ayant une hypertension artérielle résistante au traitement, 77 % des patients ayant une obésité majeure, 50 % des patients ayant une insuffisance cardiaque, 1/3 des patients diabétiques. Source :  réseau morphée

 

Le saviez-vous ?

Sur autoroute, 1 accident sur 3  est lié à la somnolence, 1 accident sur 6 à l’alcool
et 1 sur 10 à la vitesse. Les heures à risques sont bien entendu la nuit, entre 2h et 7h du matin, mais aussi l’après-midi, entre 14h et 16h.

Des sites à consulter

Réseau Morphée 
http://www.reseau-morphee.fr
Un réseau de santé consacré à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil.

Un dossier "Troubles du sommeil et handicap"
http://www.reseau-lucioles.org/Dossier-Troubles-du-sommeil-et.html

 

L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance organise la Journée du Sommeil®. www.institut-sommeil-vigilance.org

Vous trouverez sur ce site des informations et les adresses des centres de sommeil.



 

La toilette de bébé

 

La toilette de bébé

La toilette du bébé est un moment particulier pour lui comme pour les parents. Si certains des soins s’avèrent désagréables pour l’enfant, il importe pour autant de lui faire découvrir le plaisir de l’eau que de lui apprendre les gestes d’hygiène indispensables. Très vite, il convient de prendre soin des yeux, du  nez, des oreilles comme des fesses de votre bébé pour son confort et son bien-être.

 

 

 

Le bain de bébé


Le bain constitue le moyen le plus simple et le plus efficace pour laver correctement votre bébé. Cependant, le passage à la maternité est de plus en plus court, les parents n’ont pas toujours le temps de bien apprendre les gestes indispensables de la toilette de bébé.
L’idéal de donner un bain par jour, dans une baignoire en plastique ou gonflable. Prévoyez aussi, si vous le souhaitez, un mini-transat pour maintenir le bébé la tête hors de l’ea. Le plus important est de s’assurer de la bonne température de l’eau d’environ 37°C, une eau trop chaude et vous risquez de brûler votre enfant dont la peau est encore fragile. Vous pouvez savonner votre bébé directement avec les mains ou à l’aide d’un gant très doux. Dans tous les cas, ne le laissez pas plus de 5 minutes dans son bain car la température de l’eau diminue vite et il ne faut jamais ajouter de l’eau chaude quand le bébé y est. Là aussi trop de risques de brûlures.
Pour laver le corps, utilisez un gel lavant spécifique ou un savon dermatologique surgras. Evitez les éponges même naturelles.
Le shampoing est à faire tous les jours, au moins jusqu’à 4 mois. Cela évitera les croûtes de lait. Utilisez shampoing très doux adapté et rincez bien.
Enroulez délicatement votre bébé dans une grande serviette éponge dès que vous le sortez en prenant soin de bien  sécher les plis de manière à éviter une irritation à cause de l’humidité.

Les soins quotidiens

Pas toujours très appréciés par votre bébé, ces petits nettoyages sont pourtant indispensables. Plus vous l’habituerez, mieux il acceptera et ces séances deviendront naturelles. Pensez à bien lui tenir la tête pour éviter qu’il ne bouge et de le blesser.

Les oreilles
Surtout ne pas prendre des cotons-tiges pour nettoyer le pavillon et le bord de l'oreille, une petite mèche de coton bien sèche fera l’affaire. Ne cherchez pas à pénétrer dans le conduit auditif au risque de lui percer le tympan.

Le nez
Chaque jour, vous utiliserez, là aussi, des mèches de coton imbibées de sérum physiologique en pensant à changer pour chaque narine.
Pour bien enlever toutes les mucosités, faites tourner délicatement le coton. Tant que bébé ne sait pas se moucher, il est possible de prendre des mouche-bébés sans oublier de vaporiser du sérum physiologique de manière à dégager correctement les voies nasales.

Les yeux
Les yeux et les cils du nouveau-né sont souvent collés le matin, il faut donc les nettoyer tous les jours. Faites-le avec une compresse stérile pour chaque œil imbibée de sérum physiologique. Vous devez commencer par le bord le plus propre de manière à ne pas étaler les sécrétions sur tout l'oeil.
Vous pouvez observer parfois de sécrétions blanches, qui peuvent être accompagnées d'un peu de sang. Elles sont provoquées par la chute du taux de progestérone apporté par la mère pendant la grossesse et ne présentent pas un caractère infectieux. Si elles ne disparaissent pas, consultez votre médecin ou votre pédiatre.

Le change
La première précaution est de ne jamais vous éloignez de la table à langer. Ne jamais laisser votre bébé seul, les chutes sont malheureusement fréquentes. Il est même conseillé de  garder une main posée sur votre bébé.
Pendant les premiers mois, vous changez votre bébé de cinq à dix par jour. L’idéal est toujours le faire sur une serviette propre. Bien essuyer les fesses du bébé avec la couche puis repliez la couche sur elle-même en la plaçant sous les fesses. La couche propre doit être bien centrée et les attaches à hauteur du nombril. Pour les garçons, penser à mettre la verge vers le bas, cela éviter qu’ils se mouillent le ventre.
Les selles et les urines sont acides et porteuses de bactéries irritantes. De ce fait, la toilette du siège constitue un véritable soin de protection pour la peau de bébé.
Pensez à toujours laver le siège d’avant en arrière, apportez une attention particulière pour bien sécher les plis de l’aine et en douceur sur les organes génitaux qui sont sensibles.
Pour une petite fille, il est préférable de prendre une compresse ou un coton mouillé sans savon pour le passer dans tous les replis (y compris les petites lèvres) et toujours de la vulve vers l’anus.
Pour un petit garçon, inutile de décalotter le prépuce avant 4 mois. Utilisez là aussi une compresse ou un coton mouillé sans savon pour le pénis et l’extrémité du gland.
En cas de rougeurs et d’irritations, pensez à bien protéger la peau et apaiser l’épiderme fessier à l’aide d’une pommade adaptée.

Les ongles
Il ne faut pas couper les ongles de votre bébé pendant le premier mois. Ensuite, faites le régulièrement et surveillez bien qu’ils ne soient pas trop longs ou cassés. Votre bébé risquerait alors de se griffer le visage. Il faut utiliser des ciseaux spécialement conçus pour les bébés, ils sont recourbés et possèdent des bouts bien ronds. Attention tout de même à ne pas couper les ongles trop courts.

Les soins particuliers

Le cordon ombilical
Votre bébé aura toujours son cordon ombilical en rentrant de la maternité puisqu’en général celui-ci ne tombe qu’entre le 5e et le 15e jour. La plupart des médecins préconise des soins minimums, il suffit d’appliquer à chaque change de l’éosine à la base du cordon.  Le laisser suffisamment aéré permettra qu’il tombe plus vite. Faites attention à ce que la couche ne frotte pas cette partie. Une fois cordon tombé naturellement,  la petite plaie soit cicatriser assez vite. Consultez votre médecin ou votre pédiatre si vous observez un écoulement à ce niveau.

La peau du bébé
Si elle a souvent une belle couleur et paraît bien douce, la peau de bébé est fine et fragile. Elle ne lui permet pas toujours de se défendre vis-à-vis des agressions. Elle est aussi en général très blanche car l’épiderme, la couche la plus superficielle de la peau, ne contient pas de mélanocytes, ces cellules qui pigment la peau.
Il faut donc utiliser des produits adaptés à ce type de peau et la protéger des agresseurs que sont les frottements des couches, l'humidité prolongée, l'eau du bain trop calcaire, la chaleur, le froid, la pollution et bien entendu le soleil.
Votre pharmacien est là pour vous conseiller sur ses gammes de produits qui ne doivent pas être colorés ni parfumés.

 

Le saviez-vous
Les glandes sudorales et sébacées du bébé ne  fonctionnent pas vraiment. Elles sont principalement situées au niveau des paumes de mains, des pieds et de la tête. C’est pourquoi, un bébé régule mal sa température, il va au contraire réagir de façon plus intense au chaud comme au froid.

 

 

Philippe Duperray
Docteur en Pharmacie

 

 


 

L'hypertension artérielle, un mal silencieux

 

L'HTA

En France, 16 millions de personnes souffrent d’hypertension. Souvent mal ou pas diagnostiquée, l’hypertension constitue un facteur de risque très important pour la santé. Ses conséquences dramatiques s’appellent infarctus, accident vasculaire, insuffisance cardiaque. Il convient donc de tout faire pour la prévenir et éviter qu’elle ne s’installe durablement.

 

 

 

L’hypertension artérielle (ou HTA) se définit par une élévation trop importante de la pression du sang dans les artères même quand la personne est au repos. Elle est caractérisée par deux chiffres : la pression systolique et la pression diastolique.
La pression artérielle systolique (PAS) correspond au niveau le plus élevé quand la pression du sang est maximale car le cœur se contracte et propulse le sang dans les artères. La pression artérielle diastolique (PAD) mesure la pression du sang minimale quand le coeur se relâche.

Le tensiomètre sert à mesurer la pression artérielle qui s’exprime en millimètres de mercure (mmHg), par exemple 130/80 mmHg. Couramment, on dira 13/8, c’est à dire en centimètres de mercure. L’hypertension artérielle (HTA) est diagnostiquée quand la pression artérielle a été mesurée à plusieurs reprises, chez un sujet au repos depuis quelques minutes, à plus de 140 mmHg pour la PAS ou à plus de 90 mmHg pour la PAD.

Les artères transportent le sang du cœur vers tous les tissus et organes du corps pour les oxygéner. Selon leur taille, elles s’appellent artères, artérioles ou capillaires. L’hypertension modifie les parois des grosses artères qui se rigidifient et perdent alors de leur souplesse. Les petites artères, quant à elles s’épaississent, elles perdent de leur capacité à se dilater. Bien entendu, la souplesse et la dilatation des artères se modifient avec l’âge mais, l’hypertension artérielle est un des principaux facteurs qui agit sur leur bon fonctionnement des artères.

Les conséquences se font sentir au fil des ans si rien n’est mis en place pour diminuer l’hypertension. Cela entraîne une mauvaise à une mauvaise irrigation du cœur, du  cerveau, du rein et d’autres organes. Les complications les plus fréquentes sont ensuite l’infarctus, l’accident vasculaire cérébral ou l’insuffisance rénale.
L’hypertension artérielle est responsable de 7 millions de morts dans le monde par an, et de la moitié des accidents cardio-vasculaires en France. Les causes de la maladie sont multiples, comme l’âge, l hérédité, l’excès de consommation de sel ou d’alcool, une surcharge pondérale, une maladie rénale ou métabolique comme le diabète. Comme nous l’avons déjà dit cela entraîne un vieillissement prématuré du cœur, du cerveau et des reins.


Une maladie silencieuse


Fort heureusement, des traitements permettent de baisser la pression artérielle, le mauvais cholestérol ou l’excès de sucre. Ils ralentissent ainsi l’effet néfaste de ces facteurs sur la paroi des artères, et contribuent à prévenir les maladies associées. Mai, le meilleur moyen de ne pas souffrir d’hypertension reste la prévention et une bonne hygiène de vie.

En effet, l’hypertension artérielle est une maladie silencieuse, elle nécessite donc un dépistage. Si vous découvrez que vous êtes hypertendu, vous pouvez faire baisser votre pression artérielle en suivant un traitement médicamenteux. Il convient aussi d’adopter de bonnes règles d’hygiène de vie. C’est fondamental car toutes les études menées depuis plusieurs années montrent clairement que la baisse de la pression artérielle diminue le nombre d’accidents cardio-vasculaires comme les AVC, l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque et l’insuffisance rénale. Environ 4 millions de Français ne seraient pas diagnostiqués ou encore traités alors que cette maladie demeure la plus fréquente dans notre pays, Il est donc primordial de penser à la prévention et au dépistage.

Pour vérifier votre tension et éventuellement voir si vous souffrez d’une hypertension artérielle, vous pouvez réaliser un relevé d’automesures. Votre pharmacien peut vous y aider. Cependant faîtes attention, la tension artérielle d’une personne en bonne santé n’est pas stable. Elle peut varier selon l’environnement, l’émotion, le stress ou l’activité physique.


Prévenir  grâce à l’automesure


La pression normale doit être inférieure à 135 mmhg pour la pression systolique et à 85 mmHg pour la pression diastolique. Il est inutile de prendre sa tension tous les jours. En fait, il suffit de faire un relevé quelques jours avant la consultation chez votre médecin. Quelques conseils cependant pour que vous obteniez des résultats précis qui ne varient pas.

Prenez votre tension à l’aide d’un auto-tensiomètre  au calme, au repos et en position assise. La Haute Autorité de Santé (HAS) et le Comité Français de la Lutte contre l’Hypertension Artérielle (CFLHTA) recommandent d’appliquer « la règle de 3 ». Il s’agit  d’effectuer les prises de tension :
•  3 fois le matin avant le petit-déjeuner
•  3 fois le soir avant le coucher
•  3 jours consécutifs

 


Ce relevé d’automesure va aider votre médecin pour décider de débuter ou non un traitement contre l’hypertension. Si vous êtes déjà sous traitement, le relevé sert à apprécier l’efficacité du traitement, il doit donc être réalisé avant chaque visite chez le médecin.

Pour prendre vous-même votre tension il existe plusieurs sortes d’apparteil. Le tensiomètre positionné au poignet s’avère plus facile d’utilisation , le tensiomètre avec brassard positionné sur le bras est souvent considéré comme plus fiable. Demandez conseil à votre pharmacien pour choisir l’appareil le mieux adapté pour vous  et bien connaître son utilisation.

Pour de nombreuses personnes hypertendues, un traitement par des médicaments est nécessaire. Il va permettre d’assurer une bonne protection du cœur, du cerveau, des reins et des vaisseaux. Il existe plusieurs types médicaments :
- les diurétiques qui agissent sur les reins éliminent le sel en excès.
- les bêta-bloquants ont une action sur le cœur et les vaisseaux.
- les inhibiteurs de l’enzyme de conversion diminuent la production d’une substance appelée angiotensine qui favorise la contraction des vaisseaux.


D’autres facteurs peuvent s’ajouter à l’HTA et potentialiser les risques d’accident. Il s’agit de l’excès de cholestérol, du diabète, du  tabac et de l’alcool. C’est pourquoi, en cas d’hypertension, il convient de rechercher la présence ou non de ces facteurs, de manière à évaluer correctement les risques d’avoir une maladie cardiaque ou vasculaire.


Une bonne hygiène de vie


Dans tous les cas, des règles d’hygiène de vie et une alimentation équilibrée contribuent à réguler la pression artérielle. Il convient d’avoir une alimentation moins riche en sel. En effet, l’excès de consommation de sel rend plus difficile le traitement de l’hypertension. Une consommation est dit excessive si elle dépasse 12 grammes par jour. De plus en réduisant de moitié cet apport en sel, vous abaissez sensiblement  la pression artérielle. Moins de pain, defromage, de charcuterie, de biscuits apéritif, et certaines préparations culinaires industrielles, pas de salière à table !

Une alimentation  équilibrée vous aidera à diminuer un excès de poids qui constitue le principal ennemi de l’hypertendu. En perdant quelques kilos, vous vous sentirez mieux et cela  baissera votre PA. Pour cela pensez à prendre trois repas par jour, à éviter la surconsommation de sucre, de féculents (pain, pâtes, riz…) et de viande rouge riche en graisses, à privilégier les fruits, les légumes, la viande blanche (volaille) et le poisson, à réduire votre consommation d’alcool et à limiter la consommation des sodas.


Quelques chiffres sur l’HTA en France


Près de 11 millions d’hypertendus sont traités
Près de 4 millions d’hypertendus ne sont pas dépistés
1 Français sur 2 âgé de plus de 65 ans est concerné
46 % des hypertendus sont également traités pour un excès de cholestérol
17 % des hypertendus souffrent d’un diabète associé
12 % des hypertendus fument
Seuls 1/3 des hypertendus possède un appareil d’auto-mesure de la tension artérielle

 

 

 

Sources
Comité Français de lutte contre l’HTA www.comitehta.org
Fondation de recherche sur l’Hypertension artérielle www.frhta.org